<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306</id><updated>2012-01-29T18:24:45.155+01:00</updated><category term='sportivement votre'/><category term='christianisme moderne'/><category term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><category term='Meta blog'/><category term='psychopathologie de la vie socialiste'/><category term='Spain is different'/><category term='ma petite entreprise'/><category term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Viv*a el m*al, viv*a el capit*al</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>358</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8382486164222058546</id><published>2010-01-08T20:34:00.002+01:00</published><updated>2010-01-08T20:45:17.696+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Le drame des enfants</title><content type='html'>Il est fort à parier qu’un jour, sereinement, je reprenne par où, ces derniers temps, le début fut une explosion : or j’aime les débuts –pas tellement les explosions- les commencements, les pages vierges, les territoires nus. Mais je m’égare. Il est fort à parier, disais-je, que bientôt à ce foutu nouveau blog  bien propre, bien joli, je m’y mette, (remarquez ici cette virgule devant le et) et que j’en change le titre choisi initialement ou que je l’italise, forme d’ironie écrite (et penchée) qu’il conviendrait néanmoins d’expliciter au lecteur, avec, éventuellement, une note en bas de page. Un titre comportant une note de trois kilomètres de long en bas de page, voilà qui est fort classieux et pourtant j’y renonce d’emblée car non, décidément, je ne suis pas de la trempe de ceux qui aident leurs lecteurs. Débrouillez-vous. Je ne suis, au terme de mes intenses réflexions, pas une marchandise (ici il faudrait dire plutôt le contraire, je ne suis pas une marchandise, les autres non plus) comme les autres et le nouveau blog, qui devait s’intituler « Comme de toute autre marchandise », en référence à qui vous savez, ne portera pas ce titre mais plutôt ; plutôt. C’était que de partir du mauvais pied tout ça, un peu plus de la même chose, le mal, l’aliénation, la guerre et puis la fin du monde. C’est mon monde qui est en guerre et mon arme comme celle du monde est m(s)a mémoire qui rampe douce, se faufile du haut vers le bas d’un passé pour en rescaper le noyau. Certains espoirs sont permis, certaines douceurs, certaines neiges fondues et autres soleils. La fin du monde ne doit pas nécessairement avoir lieu, même si, j’en conviens, il y a du boulot. Il y a du boulot : en fouillant, je découvre mes photos d’école sur ce site dont je voudrais taire le nom. A l’école de mon enfance, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;de cuyo nombre no quiero acordarme tampoco&lt;/span&gt;, la terreur était de mise. Méthodes d’un autre siècle, discipline de fer, châtiments verbaux et parfois corporels,  séparation des filles et des garçons à la cour de récréation, apprentissage par cœur. Certes, je suis encore capable d’énoncer d’une traite « les mots commençant par a-p prennent deux p sauf apercevoir, aplanir, aplatir, etc. », mais que l’apprentissage (avec deux p) fut synonyme de dressage équivalait à favoriser la perturbation des enfants, confondant vie et calvaire.  Or, si de ces souvenirs il conviendrait (on pourrait, disons) aujourd’hui d’en rire ou d’en faire un film tendre mais sans ambiguïtés dans son propos,  je ne peux décidément pas comprendre la nostalgie malsaine qu’hébergent certains de mes anciens camarades d’école pour cette époque, les plus nostalgiques étant ceux qui s’en prenaient plein la figure, avec force et constance. Oh abîme de perplexité. Je serai prête, compte tenu de mon actualité, à mettre la tête à l’envers, soit à les pendre par les pieds, de ceux qui se complaisent dans le déni. Je me souviens pourtant d’avoir déjà eu cette pulsion, et la contraire d'ailleurs. Ainsi, j'ai déjà blâmé intuitivement les pratiquants de la politique de l'autruche. Documentée, je suis en mesure de vous dire aujourd'hui qu’elle nous coûte, à tous, bonbon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8382486164222058546?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8382486164222058546/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8382486164222058546' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8382486164222058546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8382486164222058546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2010/01/le-drame-des-enfants.html' title='Le drame des enfants'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2611248993344957482</id><published>2009-12-21T01:47:00.001+01:00</published><updated>2009-12-21T01:49:26.012+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>ça m'apprendra</title><content type='html'>Je lisais « Le jour se lève, ça vous apprendra » de Jacques Rigaut dans une tentative de prendre les choses comme elles venaient, j’étais noire, j’essayais donc de trouver refuge dans l’humour noir. Le livre commence de la sorte : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je serai sérieux comme le plaisir. Les gens ne savent pas ce qu’ils disent. Il n’y a pas de raisons de vivre, mais il n’y a pas de raisons de mourir non plus. La seule façon qui nous soit laissée de témoigner notre dédain de la vie, c’est de l’accepter. La vie ne vaut pas qu’on se donne la peine de la quitter. On peut par charité l’éviter à quelques-uns, mais à soi-même ? Le désespoir, l’indifférence, les trahisons, la fidélité, la solitude, l’amour, l’absence d’amour, la syphilis, la santé, le sommeil, l’insomnie, le désir, l’impuissance, la platitude, l’art, l’honnêteté, le déshonneur, la médiocrité, l’intelligence, il n’y a pas là de quoi fouetter un chat. Nous savons trop de quoi ces choses sont faites pour y prendre garde ; juste bonnes à propager quelques suicides-accidents (…) Et puis, n’est-ce pas, ce qui nous libère, ce qui nous ôte toute chance de souffrance, c’est ce revolver avec lequel nous nous tuerons ce soir si c’est notre bon plaisir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques Rigaut qui dormait vraiment avec son revolver sous l’oreiller, a fini par se tirer une balle dans le cœur à trente ans. Il a bien précisé, longtemps, qu’il ne le ferait jamais par désespoir mais parce que la liberté de décider de sa propre mort l’éloignait de la souffrance. Un joli paradoxe. Les mots du philosophe allemand avec lequel mon amoureux discute dans un ancien couvent font écho. « La liberté est un fantasme affirmé », assurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier je suis sortie. J’avais la tête qui tournait et chaque geste me demandait des efforts de concentration puissants. Mais je suis arrivée à destination, j’ai deux jambes après tout. Un type m’a fait un grand discours sur les couples : « chacun est libre, chacun fait ce qu’il veut, on se retrouve le soir, si ça marche, ça marche, si ça ne marche pas, ça ne marche pas ». Du vomi de branchouille du vingtième. La liberté n’existe pas, entre autres, parce que nos actes ont des conséquences sur les gens. Et c’est franchement bon de ne pas être libre de faire n’importe quoi. T. que j’aime, qui me manque, que je trouve grand, me demande de croire en moi. Quand on aime, on demande à l’autre de faire des choses pour le bien de l’autre, pas pour le bien de celui qui demande ou alors par ricochet, parce que lorsque les gens vont bien, l’amour peut alors prendre toute la place. Je ne suis pas libre de me laisser aller et c’est vraiment tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de cette soirée où nous mangeons des huîtres et nous buvons du champagne, ce qui troue mon estomac vide, J.P. parle du désert du sud de l’Algérie où il se retrouvera dans quelques jours. Je lui raconte mon grand moment de bonheur, cette année, lorsque je me suis retrouvée dans la nuit de la jungle, à écouter le clapotis des chauves-souris dans la rivière et le cri d’animaux de toutes sortes, au loin. Au dessus, les étoiles. Il me répond : « ah oui, t’es vraiment dark comme nana ». Les premiers pas vers le dehors sont difficiles, je lutte en permanence contre la noirceur et au moment même où j’estime arriver à envoyer un peu de positif, on me dit que je suis noire…Mais je crois qu’il ne m’a pas comprise. Ce soir là, j’étais dans le monde, j’étais ouverte à lui. J’en faisais partie, j’en fais partie. Toute partie, aussi petite soit-elle, a la possibilité de voir la poésie du monde, de l’univers. Ça ne va pas chercher midi à quatorze heures, ce que je raconte, mais pourtant, il m’arrive de l’oublier souvent. Je pense beaucoup à La Ligne Rouge, de Terence Mallick, un film qui parle de l’horreur absolue (la guerre) et de la beauté concomitante qui peut exister, malgré tout. Pas dans la guerre, bien évidemment, la guerre détruit tout à son passage, mais l’herbe finit par repousser sur le champ de bataille. Je pense aussi à ça : il y a une dizaine de jours deux galaxies ont explosé après être rentrées en collision, attirées toutes les deux par un trou noir. C’est violent, grand, majestueux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2611248993344957482?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2611248993344957482/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2611248993344957482' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2611248993344957482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2611248993344957482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/12/ca-mapprendra.html' title='ça m&apos;apprendra'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3764061710675449021</id><published>2009-11-12T17:53:00.007+01:00</published><updated>2009-12-09T00:38:04.117+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Epilogue</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 11"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5Calice%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtml1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:browserlevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" latentstylecount="156"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-ansi-language:#0400; 	mso-fareast-language:#0400; 	mso-bidi-language:#0400;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;      &lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Gonflée comme une lampe en papier, ma colère-soleil se lève au petit matin. J’ai eu froid toute la nuit, des angoisses perlant et Lui, loin, dans le lit et pourtant loin. Je suis seule, seule avec mon stress, seule avec mon angoisse, cela fait trois nuits que je suis seule et qu’il s’endort lourdement à mes côtés sans même se douter (se soucier ?) de mon état : il me faut maintenant plonger dans un bain qui risque d’être froid. J’ai peur dans la nuit, la nuit j’ai peur, je ne sais depuis quelques mois retrouver le courage que dans ses bras. Absents bras, absents les projets et l’envie de commencer une nouvelle journée le lendemain. Il dort, il est loin, ne lit pas cette angoisse flagrante pourtant, logique, qui nécessite d’un soutien actif. Son énergie manque, son énergie fait défaut. Je suis seule, ce n’est pas la première fois. Mais cette fois-ci je suis d’autant plus seule que je dois trouver le courage sans Lui pour partir avec Lui. Là-bas, nous serons sur un bateau au milieu de la mer. J’ai besoin d’un Lui solide. Rien n’a de sens autrement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Alors je suis en colère. La colère est ronde, parfaite. Est-elle saine ? Je n’en sais rien mais je la lui balance au petit matin. Tiens. Je lui dis : tu dors tout le temps de toute façon, et je me lève. Il se lève de son côté, prend une douche, part, revient après trois heures. Ne me parle pas. Il ne cherche pas à comprendre, je l’ai « agressé », il est terré dans sa vexation que je ne comprends pas de mon côté. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je t’ai dit : tu dors tout le temps. Big deal ! Toi, tu pars sur la lune. Très bien. Je n’en peux plus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Je n’en peux plus. Discussions qui s’enchaînent, depuis des mois, une chose, l’autre, discussions, non discussions. Le Lui solide n’existe pas. Je ne suis pas plus solide de mon côté. On s’en fout. Je m’en fous, je n’en peux plus. Pause. Je veux une pause, pause. Mais non. Vexé au loin, car il est déjà reparti, il me torpille toujours, tu ne m’aimes pas, tu aurais pu me le dire, tu es en colère, tu es violente, tu ne m’aimes pas. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toi non plus tu ne m’aimes pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;La colère comme un ballon qui englobe la journée. Elle se lève le matin et se couche le soir avec moi. J’ai tenté de lui expliquer. Il n’a pas compris. Il ne veut pas comprendre. Et moi, je dois comprendre que c’est terrible, je lui ai mal parlé le matin. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oui, mais tu m’avais abandonnée.&lt;/span&gt; Peu importe en réalité, désormais le mal est fait. Je serai la petite fille en colère, il sera le petit garçon qui se vexe. La fille en colère a le courage qu’il faut néanmoins. La fille en colère comprend : bouge pour toi. Personne d’autre au monde que toi ne s’occupera de toi.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;En début d’après-midi donc, la fille en colère va voir son chef, lui annonce son départ. Avec ou sans Lui. C’est un fait, je pars, j’ai le vertige mais tout va bien. Tout s’est bien passé. Je pars, avec ou sans Lui. Probablement sans Lui, aux dernières nouvelles. &lt;/p&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3764061710675449021?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3764061710675449021/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3764061710675449021' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3764061710675449021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3764061710675449021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/11/epilogue.html' title='Epilogue'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3774677662579766343</id><published>2009-09-16T17:16:00.002+02:00</published><updated>2009-09-16T17:26:45.331+02:00</updated><title type='text'>La fin d'une époque</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Quelle année, commentent mes petites collègues, quelle année, que de morts : Mickael Jackson, Patrick Swayze, Farah Fawcett et maintenant, nom d’un chien,  Philippe des 2B3, quelle année, que de morts. Drôle d’année et de siècle en effet où même le deuil est une projection, n’irez-vous pas me dire que vous en avez sérieusement quelque chose à foutre de la mort de ces gens, que la pertinence et la modernité de la musique de Philippe des 2B3 a transformé votre vision de la composition (remarquez si, la mienne si, en sens inverse), que le jeu de Farah Fawcett vous a touché au plus profond. Allez-y de vos versets de comptoir de PMU : une overdose à 35 ans, ce n’est vraiment pas drôle sans oublier que le cancer est une vraie saloperie, allez-y donc de vos pensées les plus diverses, déversez votre petite philosophie extirpée au tire-bouchon de vos neurones et abîmez-vous dans ce gouffre qui s’ouvre noir devant vos deux pieds. Bordel, nous sommes mortels, n’aurait-on pas pu nous le dire plus tôt, quel est donc le vrai sens de la vie si Patrick, même Patrick qui dansait si bien, meurt lui aussi comme un triste con?  Pleurez l’époque que ces morts évoquent, pleurez votre petite mort, pleurez-vous donc un peu. Fût-elle pourrie, vous ne vous en souvenez plus mais vous n’y êtes pas et subitement, dans un foudroyant éclair de lucidité, vous comprenez que vous n’y serez jamais plus. Oh mon dieu. Epoque de miroirs, tout est désormais miroir et c’est ainsi que fonctionne le système célébrités : elles vivent et meurent pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fins d’époque, de mon côté, j’en redemande. Et ici, pour de multiples raisons qui ne sont certainement pas vos oignons, la mort advient également. Je ne me souviens pas de la date précise à laquelle cet endroit fut ouvert. Je pourrais la retrouver facilement mais me donner cette peine pour le futile plaisir de ma propre commémoration, nécessairement révisionniste de surcroît, me semble … rédhibitoire. Je ne me souviens pas non plus du but de la démarche, de son propos, si ce n’est que parfois elle m’a attiré des ennuis, des noises, parce que j’avais écrit un tel truc sur quelqu’un qui se reconnaissait, parfois à tort. Un brin surréaliste tout ça mais, à bien y réfléchir, n’ai-je pas réclamé des comptes aussi, du haut de mon ego blessé, à cause de phrases  lues ailleurs ? Toujours les miroirs. Ce blog au fond, était, veuillez avoir l’obligeance d’excuser le raccourci, un blog, soit, un endroit à la publication rapide et directe avec tous les travers que celle-ci peut entraîner. Demeurent cependant certains textes que je relis volontiers, du travail dont je suis satisfaite alors même que je n’ai jamais pu me départir d’un certain regard sévère. P. disait : nous avons dit que c’était bien et cool, alors c’est bien et cool. Bien et cool en effet, mais fini. Passons maintenant la sixième.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3774677662579766343?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3774677662579766343/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3774677662579766343' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3774677662579766343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3774677662579766343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/09/la-fin-dune-epoque.html' title='La fin d&apos;une époque'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5718203548500075448</id><published>2009-09-08T18:24:00.005+02:00</published><updated>2009-09-08T18:29:53.926+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste'/><title type='text'>Projections</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Professionnelle face à laquelle je me trouve en chair et en os, ne se bidonne-t-elle pas (elle en pleure) lorsque je lui raconte, avec le plus grand du sérieux du monde, comment cette année je me suis faite psychanalyser par un de ses soit disant confrères, qui sans me connaître et en lisant les textes DE MON BLOG&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; m’a trouvé quelques &lt;em&gt;problèmes de surmoi&lt;/em&gt;. Son rire franc me sort automatiquement des abîmes de désespérance dans lesquels je plonge bien malgré moi face à ce genre de petit détail, manifestation de l’absurdité dans laquelle vit un nombre croissant de mes semblables.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5718203548500075448?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5718203548500075448/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5718203548500075448' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5718203548500075448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5718203548500075448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/09/projections.html' title='Projections'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1813093057828420834</id><published>2009-09-01T17:32:00.002+02:00</published><updated>2009-09-01T17:36:04.536+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Destin immédiat</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Assurément je suis ivre de vin et de colère, &lt;em&gt;You tortured little girl&lt;/em&gt;, devant mon reflet que je ne reconnais pas, gesticulant devant le miroir pour expliquer ma rage, &lt;em&gt;showing them what life is all about&lt;/em&gt;, à cette fille étrangère aux lèvres mauves de tanin. Ils gisent dans la pièce à côté défoncés de pétards et de pudeur, &lt;em&gt;Where did all the wine go ?&lt;/em&gt;,  alors que j’étais intarissable tout à l’heure, &lt;em&gt;Every night it’s gone&lt;/em&gt;, de verbes débordante et de certaines rancoeurs, les mêmes, exactement les mêmes que les leurs. Bien que raide comme le bâton du berger, &lt;em&gt;You got it all worked out&lt;/em&gt;, je ne peux me plier à la volonté des chèvres et des brebis, &lt;em&gt;funny little girl&lt;/em&gt;, me priant de venir par ici dans leurs plus beaux habits, qu’on dise messe (ouvrez les guillemets) « all together ». C’est vrai, que lorsque j’y consens, &lt;em&gt;showing them what fate is all about&lt;/em&gt;, la fête semble plus belle mais ça ne dure jamais trop longtemps car je m’emmerde au bout d’un moment, &lt;em&gt;Where did all the time go?&lt;/em&gt; , j’ai la tête qui tourne et je me retrouve ivre, assurément, dans la salle de bains où je tombe sur le bouquin témoin de la famille, triste et noir le bouquin, ou bien je chante –faux- devant le miroir, &lt;em&gt;You twistted little girl&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1813093057828420834?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1813093057828420834/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1813093057828420834' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1813093057828420834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1813093057828420834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/09/destin-immediat.html' title='Destin immédiat'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6883602504474474231</id><published>2009-08-28T16:31:00.002+02:00</published><updated>2009-08-28T16:46:33.533+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Quitter Kozie, toujours</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’Europe est connotée dans chacun de ses recoins. Vieille Europe.  Une nuit d’avril 1939, mon grand-père, tenant ma grand-mère enceinte de mon oncle par la main, prenait la porte de sortie de l’Espagne par la seule voie encore ouverte sur l’extérieur, maritime et du côté du &lt;em&gt;Levante&lt;/em&gt;. Le bateau s’est éloigné de la terre ferme dans le noir de l’eau exilant des milliers de familles en pleurs, regrettant déjà un pays qui pourtant n’existait plus. L’obscurantisme, l’inculture, la bigoterie, l’Espagne à nouveau réduite au néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fréquenté la région du&lt;em&gt; Levante&lt;/em&gt; dans mon enfance. Mon grand-père revenu à Madrid après la mort du dictateur, y avait acheté une maison de vacances pour la famille, qu’il a du revendre quelques années plus tard car il était incapable de gérer une misérable peseta. J’étais triste par la perte de cette maison, paradis d’aiguilles de pin et de soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une sorte de fuite qui ressemble de loin à celle de mon grand-père, j’y reviens néanmoins et au plus vite. Nous allons tous y venir, les uns après les autres : nous ne partons pas sur le même bateau de la même façon que nous sommes incapables d’organiser la moindre action collective. En réalité, notre énergie, nous la consacrons à une lutte politique essentielle, existentielle. Rester vivants en dépit des vents contraires. Vivants : avec un cerveau en fonctionnement, avec une vraie vie, pas avec un chien, une télévision et une impeccable cuisine Ikea, cela va de soi.  Et tout y passe dans l’effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prémonition de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/en-sursis.html"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;ce texte &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;me fait un drôle d’effet: j'aurais préféré me tromper, être aveugle, aucune fierté à avoir vu juste il y a plus d'un an car...c'était déjà clair. Cernés, nous partons. J’aurais préféré d’autres recoins de la vieille Europe, vierges de mon histoire de famille et de mon vécu car mon fantasme est celui de repartir à zéro et pourquoi pas, que tous les recoins de cette vieille Europe m’habitent, deviennent miens. Retrouver les démons qui ont provoqué ma fuite de l’Espagne m’angoisse : vaudevilles politiques, bigoterie toujours, famille, football, commérages, mauvais goût. Des gens qui crient lorsqu’ils parlent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aurais donc préféré Berlin, mais il n’y a pas de mer ou alors Naples, mais il y a un volcan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6883602504474474231?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6883602504474474231/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6883602504474474231' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6883602504474474231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6883602504474474231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/08/quitter-kozie-toujours.html' title='Quitter Kozie, toujours'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3607586068100143017</id><published>2009-08-18T18:31:00.003+02:00</published><updated>2009-08-18T20:09:58.884+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Quitter Kozie. Part. I</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Que la bande de bobos s’escrimant à assurer une croissance heureuse à ses chiards en bourrant leurs chambres tout confort de nombreux et en général dispensables objets, se le dise : quoiqu’il arrive et &lt;em&gt;presque&lt;/em&gt; quoiqu’on fasse, l’enfance et l’adolescence sont des périodes dans la vie de tout être humain sainement constitué, tout à fait merdiques –qu’il fait extrêmement bon de laisser en arrière. M’est venu comme ça, cette puissante n’est-ce pas idée à l’esprit ce matin, à la lecture d’un e-mail de ma plus proche cousine en âge où pour me tenir gentiment au courant du quotidien de son rejeton dont je n’arrive à prononcer le prénom bretonnisant qu’après avoir ingéré un demi-litre de chouchen, ma chère cousine donc, qui est de Toulouse et non pas de Rennes comme vous auriez pu légitimement en déduire, en fait (de son fils) le narrateur de sa missive, c’est-à-dire que : pour me signifier qu’elle (ma cousine) a amené Little Gwénael (Erwan, Meriadec ou Riwanig), en vacances à un tel endroit puis chez mes oncles qui sont ses grands-parents (suivez-vous ?), elle écrit un truc (car c’est un truc) du genre « papa et maman m’ont amené à un tel endroit qui était trop cool et où je me suis éclaté puis ils m’ont laissé avec granny et grappy que j’adore ». Pire, pour m’expliquer que son môme possédant à peine trois cheveux se battant en duel sur le caillou, a appris à dire cakeur (tracteur, paraîtrait-il), elle (ma cousine, de Toulouse) écrit en toutes lettres « je sais dire de plus en plus de mots : papa, bidule et cakeur »…Saisissez-vous le problème ? Les pensées de papa et maman projetées dans le style le plus niais dans la caboche d’un môme qui ne sait même pas encore parler…Bon courage, mon Erwan !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mail glaçant d’effroi fait suite à (c’est entièrement de ma faute, je sais) une chaleureuse et quelque peu surprenante manifestation de ma part (mais qu’est-ce qui me prend aussi des fois ?), après de nombreuses et bienfaitrices années d’éloignement de ladite cousine à qui mes parents dans mon (pas-plus-triste-ni-plus-chiante-que-la-vôtre-d’) enfance avaient le bon goût de m’coller, proximité d’âge oblige, notamment durant l’été et autres vacances scolaires, soit un peu trop souvent à mon humble avis -mais je n’avais pas d’avis à donner à l’époque. Elle me terrorisait ainsi minute après minute, heure après heure, vacance après vacance, en me passant sous le nez ses (très) beaux jouets et autres livres que j’enviais à mort, ma mère à moi n’ayant pas une mais deux filles et, surtout, un taf éreintant et rémunéré au lance-pierres, qui ne laissait aucune place à nos caprices, ce qui était plutôt bien vu. L’adolescence fût bien plus dure : ma cousine de Toulouse avait des fringues tout à fait adaptées à la mode certes difficile mais claire, nette et précise des années 80, les cheveux blonds et des petits seins blancs et délicats à l’instar de cette jolie Russe en double page centrale d’une revue de &lt;em&gt;soft porno&lt;/em&gt; sur qui T. fantasma pendant des années et dont il se souvient encore ; tandis que hein, tandis que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc qu’à l’âge adulte où j’ai enfin pu formuler clairement et sans mauvaise conscience ce que je soupçonnais pourtant dans mon enfance et mon adolescence &lt;em&gt;in petto&lt;/em&gt; mais que je et d’autres membres de ma famille écartions comme hypothèse et prenions comme de la jalousie de base, à savoir, que ma cousine aussi peste était-elle gamine et gentille soit-elle aujourd’hui (elle vote socialiste) était et demeure une sombre idiote, comme son mail et ses études de marketing le démontrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, je tiens ces propos ici non pas pour vous raconter platement que je suis en possession d’une cousine débile ce qui peut arriver à tout le monde, mais pour, en cette journée d’idées lumineuses, en arriver au propos suivant : en ce qui me concerne, et bien que je sois plus qu’heureuse d’avoir quitté l’âge de croissance, je m’aperçois que ma famille, qui encourageait la concurrence entre cousines et vantait l’intelligence de la marketteuse bonne élève, ne faisait que recracher mollement dans nos chaumières les principes qui ordonnent aujourd’hui ce pays. Et que donc, si dans mon enfance, et ce en dépit de tous mes efforts en sens contraire, j’étais assez canard boiteux, dans mon âge adulte, j’aurais beau me tuer à la tâche, je n’arriverai jamais à me foutre dans le moule et à posséder une baraque avec piscine obtenue en échange de multitude d’heures passées dans un bureau à inventer des &lt;em&gt;stratégies de développement&lt;/em&gt; business pour le produit qu’une telle boîte essaye de refourguer et ce, &lt;em&gt;le plus sérieusement du monde. &lt;/em&gt;C’est de plus en plus clair: si je veux un peu d’espace et une vie relativement agréable, étant donné qu’on aime ici de moins en moins les canards boîteux, &lt;em&gt;I must get the fuck out of here&lt;/em&gt;. Ce que T. et moi ne saurions tarder à faire.&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3607586068100143017?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3607586068100143017/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3607586068100143017' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3607586068100143017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3607586068100143017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/08/quitter-kozie-part-i.html' title='Quitter Kozie. Part. I'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2482716046881964308</id><published>2009-08-10T14:23:00.001+02:00</published><updated>2009-08-10T14:27:42.199+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Kozie en vacances</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Vacances : sur la table de la véranda de la maison de campagne de mes géniteurs, à mon toujours douloureux lever du lit, florilège de confiotes, brioches, petits pains, beurre, fromage, miel, fruits et autres jus ainsi qu’un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Marie-Claire&lt;/span&gt; que je feuillette en mastiquant parcimonieusement mes tartines de jambon-tomate, et en me tenant le sein gauche sous lequel se trouve &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori &lt;/span&gt;mon cœur de ma main droite, dans l’espoir de prévenir un éventuel arrêt cardiaque provoqué par la lecture de ce tas d’inepties fumeuses pour faiblardes du ciboulot destiné à vous (vous les filles, soyez bêtes et jolies) faire consommer tout et n’importe quoi (on peut au moins consommer bon goût, je veux dire, TOUT DE MEME pas un sac à main en daim avec des fleurs pour faire hippie-like à l’occasion du 40ème anniversaire de Woodstock, qui peut être votre en échange de la modique somme de 160 euros, soit, je vous le rappelle, le salaire moyen mensuel d’un ouvrier indonésien en Malaisie travaillant 6 jours/7 ou –aussi, par exemple- le dernier roman d’Isabelle Alonso, pour ne citer qu’elle –et encore, je crois que c’est la meilleure recommandation livresque du magazine destiné à meubler les vacances d’été de –selon le tirage- pas moins de 150 000 femelles françaises, soit, un magazine comportant exceptionnellement (car en été on a du temps à faire passer) deux pages dédiées aux bouquins au lieu du quart habituel) déguisé en journalisme cool dont mes yeux ne peuvent pourtant se décoller. Et ce ton…ce ton à se flinguer directement, ce ton incompréhensible, sorti de je ne sais quelle imagination tordue de prof d’école de journalisme pervers(e), ce ton irritant, ces phrases aiguës, hystériques, mais d’où sort-il ce ton, qui l’a donc inventé, comment vivent les auteur(e)s de ces lignes jour après jour, que pensent-il(elle)s lorsqu’il(elle)s se lèvent du lit et lorsqu’il(elle)s se couchent, par qui ont-il(elle)s donc été élevé(e)s et avec qui se retrouvent-il(elle)s au resto le soir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2482716046881964308?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2482716046881964308/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2482716046881964308' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2482716046881964308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2482716046881964308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/08/kozie-en-vacances.html' title='Kozie en vacances'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6607240927338562648</id><published>2009-07-21T16:44:00.003+02:00</published><updated>2009-07-21T16:51:58.261+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Terima kasih</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les années paires je ferme les yeux, les impaires je les rouvre. Ce n’est peut-être pas tout à fait ça, peut-être bien que certaines années paires je clôture des processus et d’autres je me fourvoie dans des histoires pourries, comme ça, parce que je suis têtue dans mes aveuglements, il me faut sans doute avaler des kilomètres et longer la côte par la nationale plutôt qu’emprunter des autoroutes à six voies, au final je suis là, au milieu du monde, reposant mes turbulences dans ce bus à rideaux, &lt;em&gt;Bas Persiaran&lt;/em&gt;, je veux croire que c’est ce que ça veut dire, bus à persiennes, il nous trimballe de forêt en aéroport, d’éléphant en ministre et j’y dors, apaisée. T. me manque, les retrouvailles seront encore plus bonnes et belles que prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans une piscine à eau saturée de chlore, entourée de tours. L’odeur de curry plane dans l’air. Nous avons fini. L’école est finie, je rentre le lendemain. Je traîne mes guêtres dans cet hôtel de luxe, quelques bombes ont explosé dans des endroits similaires à quelques centaines de kilomètres de là. Je n’aime pas l’Asie. Je le savais, mais ça se confirme. Le Japon, peut-être, me dit T. plus tard. Soit. Le Japon peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici il y a des putes de 17 ans et des connards d’occidentaux à moustache qui acceptent avec plaisir leurs propositions de &lt;em&gt;fucky fucky&lt;/em&gt;. On les voit, ces imbéciles d’expatriés, qui adoptent les us locaux en assistant aux dîners officiels non pas en costard cravate mais en &lt;em&gt;batik&lt;/em&gt;. Plus tard, ils se montrent dans les terrasses, puant le parfum à des kilomètres, avec des fillettes accrochées à leurs bras. Il y a pourtant du pétrole, du bois, des matières premières à ne plus savoir quoi en faire et de fait, ils ne savent plus quoi en faire. Ils importent de l’Indonésie des ouvriers payés 3 euros la journée qu’ils recrachent dans leur pays deux ans plus tard. Qui transforment à peine, péniblement, cette matière première pour engraisser la caisse du Sultan tournant. A l’opposé, le gouvernement  paye cher notre séjour, nous devons publisciter cette matière première en Europe, nous devons expliquer 1) qu’ils exploitent la forêt dans les normes 2) qu’ils doivent bien vivre de quelque chose. Mais bon dieu, qu’ils nous envoient donc balader ! Cela fait longtemps qu’ils ne devraient plus avoir besoin de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Paris, pendant ce temps, je suis devenue une collabo car j’ai osé faire, avant mon départ, appel à la violence d’Etat pour arrêter une autre de violence, à caractère soit disant privé, j’ai osé mettre fin au harcèlement, à l’insulte, aux menaces d’un macho aigri et potentiellement dangereux car en possession de deux pistolets automatiques, en allant retrouver les flics qui n’ont pas hésité à débarquer chez lui. Le monde est à l’envers et j’accepte avec plaisir cette contre insulte : est colon celui qui ne porte pas de &lt;em&gt;batik&lt;/em&gt; et collabo celui qui se défend par voie légale.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6607240927338562648?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6607240927338562648/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6607240927338562648' title='9 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6607240927338562648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6607240927338562648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/07/terima-kasih.html' title='Terima kasih'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4756487848639058769</id><published>2009-07-08T16:37:00.001+02:00</published><updated>2009-07-08T16:43:03.049+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>In der Welt sein</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Les larmes retenues jusque là explosent, bien sûr, au décollage, soit, dans le ciel déjà, en direction de Taipei, première escale de l’ouest vers l’ouest - de la Californie vers la Malaisie-, où je me rends en B-747, côté hublot et issue de secours, alors qu’Il dort, peut-être, seul, sans aucun doute, dans une chambre de motel sur Pacific Heighs, San Francisco. En face de moi, deux hôtesses taiwanaises, l’une prie, l’autre me lance des regards réprobateurs devant cette oh combien peu convenable démonstration d’émotions. Ce n’est pas comme ça qu’on gagne une guerre madame, certes, mais Ses lèvres à lui, comprenez-moi, s’éloignent de quelques dizaines de kilomètres des miennes à chaque minute qui passe. Nous avons eu des jours de paix et de bonheur condensé, et comme dirait Michael Jackson, ou alors peut-être Heidegger, j’ai réappris la vie en étant dans le monde, le dos suant contre le siège d’une cadillac décapotée en plein désert, foulard au vent, j’ai réappris à être,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; so far away&lt;/span&gt; et si proche de la terre, de la mer –de son dos -, d’une civilisation aride et boulimique –boulimique car aride ?-, j’ai enfin vécu. Cela ne s’oublie pas facilement et une vingtaine d’heures plus tard, alors que j’atterris parmi les chants de palmiers à perte de vue, je suis toujours, comme je suis aujourd’hui, au dixième étage d’un hôtel de luxe à Kuala Lumpur, où derrière la fenêtre de ma chambre, les tours indécentes de cet océan asiatique éclairent la nuit. Forte, déterminée, et liée à ce monde dont Il fait partie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4756487848639058769?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4756487848639058769/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4756487848639058769' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4756487848639058769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4756487848639058769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/07/in-der-welt-sein.html' title='In der Welt sein'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-696628093584096488</id><published>2009-06-17T12:51:00.003+02:00</published><updated>2009-06-17T12:57:46.906+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Royale fellation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A ce juif américain blindé de thune mais assez con, j’avais taillé une pipe dans la pénombre de ma chambre de bonne pour la forme. Je n’avais aucune envie de lui qui gloussait comme un dindon devant la moindre blague de &lt;em&gt;Pulp Fiction&lt;/em&gt;, or il fallait bien que je m’en débarrasse sans me farcir d’ineffables anecdotes de &lt;em&gt;colleges&lt;/em&gt; pour fils attardés de milliardaires américains. Le bougre que je jetais dehors sans donner le temps de me palper le sein, ne devait pas être mécontent du résultat de l’opération. Pour ma part, j’avais sommeil. Il m’avait dit qu’il voulait faire du cinéma. Combien de post-pubères ont voulu devenir Tarantino dans les années 90 après &lt;em&gt;Pulp Fiction&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;? Je suspectais celui-ci de n’avoir strictement rien à raconter, une intuition confirmée quelques jours plus tard lorsque j’atterrissais chez lui, dans un appartement aux dimensions indécentes près de la Tour Eiffel, flanquée d’un puissant Danois, grand, blond et très beau et d’une Sicilienne aussi chaude que la lave. Je crois bien que c’est la seule fois que ça m'a fait ça dans la vie. Je veux dire, sentir le nouveau continent flancher perceptiblement en notre présence. La fête battait son plein, Karl, le viking, essayait de remplir la baignoire dorée de vodka et Donatella vomissait sur la moquette.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-696628093584096488?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/696628093584096488/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=696628093584096488' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/696628093584096488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/696628093584096488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/06/royale-fellation.html' title='Royale fellation'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5871560380353843719</id><published>2009-06-09T16:38:00.004+02:00</published><updated>2009-06-09T18:07:42.032+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><title type='text'>Étrange vertu, que celle qui se fait aider par l'action de tous les vices</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le susnommé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ral-libertaire"&gt;libéral-libertaire&lt;/a&gt; (comme il aime se qualifier) Daniel Cohn-Bendit, juif allemand (comme il aime le rappeler à qui de droit) de son état et Apôtre de l’ère nouvelle since 1968 ®, emporte les suffrages européens des habitants du 20ème et d’autres quartiers bobos de la capitale grâce à leurs inquiétudes (quelque peu justifiées, certes) sur l’état (lamentable, certes) de la planète. Faut voir qu’on ne peut plus y faire pousser de mouflets en toute bonne conscience car (il n’est jamais trop tard pour le signaler) : y a plus d’abeilles dans le Worcestershire, de moins en moins de moineaux à Paris et les bébés ours sont inconsolables depuis qu’ils assistent (impuissants) à la déconfiture de leurs mamans dans les eaux polaires faute de places et de poissons pour &lt;em&gt;everysinglebear&lt;/em&gt; sur la banquise nord (et sud).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci est fort grave (je rigole pas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’empêche que moi, ce gars là, je le soupçonne (mais je ne sais pas pourquoi) d’être tout à fait incapable de sauver les ours polaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je dis ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Je me trompe peut-être et d’ailleurs, je ne voudrais pas -hors de moi cette idée- désabuser un nombre incalculable de –bons- citoyens qui auraient éventuellement raison.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M’enfin, pour moi qui fus un poil chipoteuse sur les concepts dans ma jeunesse, qui dit « libéral » dit « favorable à un système économique basé sur l’équilibre naturel entre l’offre et la demande » et qui dit « libertaire » dit « c’est gentil mais pas d’Etat pour moi, merci beaucoup », alors certes, on en a vu plus d’un revenir sur le terme libéral et même plus d’un sur le terme libertaire, mais de là à se montrer favorable à l’imposition de grosses taxes (de sa mère) pour les polluants (entreprises et individus) alors qu’on ne veut pas d’Etat et qu’on croit (à la fois) que l’économie se régule toute seule et, inversement, vouloir vraiment sauver la planète sans se demander (à la fois) si la production de biens de consommation (sans cesse croissante) et la (sans cesse croissante aussi) population ne sont pas (ne serait-ce qu’) un peu à l’origine de tous nos soucis, et tout ceci sans sourciller et en gardant un ton fraîchement insolent, faut être top, top ? (Les mots me manquent ici.)&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5871560380353843719?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5871560380353843719/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5871560380353843719' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5871560380353843719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5871560380353843719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/06/etrange-vertu-que-celle-qui-se-fait.html' title='Étrange vertu, que celle qui se fait aider par l&apos;action de tous les vices'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-43678906900158540</id><published>2009-06-03T02:31:00.003+02:00</published><updated>2009-06-03T02:38:51.548+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Toujours en Kozie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Comme une nuit de mai quelconque, le vent soufflait doux et la lumière commencée tôt tombait tard. Bientôt les plus courtes nuits, les saisons tournantes et nos angoisses contenues dans des verres de bière, jaunes d’abord, après bleues, les lampadaires s’allumaient et finissaient épuisés par s’éteindre sur nos discussions où il était toujours question, d’une façon ou d’une autre, de ce monde qui ne va plus, et bien sûr de nous, plus ou moins détraqués mais assez sains pour le narguer, pour ne plus vouloir de lui tel qu’il était. Nos plus hautes estimes nous portaient droit devant aux plus hautes considérations sur l’état lamentable du cinéma français, sur la misérable politique de la subvention, sur l’éducation de nos enfants et, aussi, sur notre envie, finalement, de construire des châteaux en Espagne et à défaut, des baraques dans la campagne où enfin nos cerveaux de citadins clairvoyants pourraient démissionner tout en demeurant actifs, créatifs et entreprenants. Il fallait bien trouver une solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulions planter des patates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulions cueillir le temps et glaner des herbes aromatiques au gré de buissons en bord de route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulions la rébellion généralisée, le squat de luxe, des liqueurs bio et, aussi, la fin du mauvais goût et de l’inculture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions gouvernés par une bande de sacrés cons. Mais les autres, ah, les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je montais les pentes de la butte en transpirant et en ballotant mon poisson dans son aquarium. J’avais craqué, saturée, overdosée, claqué mon énergie à dealer avec mon réveil et puis le reste ; pour une fois, la première, mon corps tout entier avait chancelé (une sorte d’appel de phares avant la rupture d’anévrisme peut-être). A mon corps je devais donc rendre hommage, je découvrais, comme émue, qu’il n’encaissait pas tout et que la contradiction, je ne pouvais plus la mener jusqu’au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je ne me sentais pas d’attaque à planter des patates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait bien le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, à travailler jour après jour dans un bureau à la lumière trop blanche, aux caractères excédants et à la normalité fastidieuse, non plus. Je ne me sentais plus d’attaque, simplement, il fallait partir, comme j’étais venue, ou alors, changer du tout au tout.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-43678906900158540?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/43678906900158540/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=43678906900158540' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/43678906900158540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/43678906900158540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/06/toujours-en-kozie.html' title='Toujours en Kozie'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5982084611275167768</id><published>2009-05-26T18:32:00.001+02:00</published><updated>2009-05-26T18:35:02.143+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Terre brûlée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Des gestes pesants, impossibles, lointains, et un vide sidéral dans l’estomac provoqué par une boule de feu que j’expulse sur les terrains désormais vagues, noirs, calcinés. Je pense à des boîtes en carton et à Samuel Beckett. A mon corps, allongé, nécessitant de tous les points possibles de contact avec le sol. Je pense aux promesses, aux fuites, aux exigences, aux déménagements, aux menaces, aux avortements, à ma vie impossible. Aux cendres bien sûr et à la colère, à ce bras dont on tire, à la moelle que je n’ai plus, au quatrième étage d’une maison en briques roses et à ces petits personnages qui ne sont même plus à l’abri du vent.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5982084611275167768?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5982084611275167768/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5982084611275167768' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5982084611275167768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5982084611275167768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/05/terre-brulee.html' title='Terre brûlée'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3022099072164677961</id><published>2009-05-20T17:35:00.004+02:00</published><updated>2009-05-20T18:20:05.468+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spain is different'/><title type='text'>Sainte spoliation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’oubliais : nous sommes allés en Espagne. Pour la première fois depuis que j’ai définitivement quitté Madrid il y a douze ans, je n’avais, en revenant sur Paris, aucune envie de rentrer. Impression difficile à assimiler : étais-je devenue sans m’en apercevoir une immigrée rêvant du retour au pays, inexorablement attachée à sa terre natale, irrémédiablement nostalgique de son passé ? Je dis bien étais-je, car j’ai, depuis, recouvré mes esprits. Il faisait là-bas, comme d’habitude, bien plus beau et chaud qu’ici. Nous avons fondamentalement bu des coups et mangé des tapas en terrasse. Visité deux musées, vu la mer. Discuté et non discuté, peu importe, nous étions en vacances et les problèmes étaient loin. Mais j’en demeure convaincue : aussi chiante et onéreuse la vie puisse-t-elle être parfois à Paris, retourner en Espagne équivaudrait pour moi à dresser un mur entre les deux hémisphères de mon cerveau. Passerais-je ainsi la journée à me foutre des baffes de ma main droite, tandis que la gauche serait pure harmonie. Quel vieux cliché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Barajas, quelques minutes avant d’embarquer et de revenir à nos moutons, tandis qu’Il achetait le Nouvel Obs, j’apprenais en lisant la couverture d’&lt;em&gt;El País&lt;/em&gt;, que le Parlement venait de voter une nouvelle loi rendant la pilule du lendemain accessible et gratuite pour toutes les femmes y compris les mineures. Un premier pas vers la légalisation définitive de l’avortement… J’ai eu un vol de retour terrifiant, je vous dis. J’en chialais. Madrid c’était –enfin- le bien et Paris, le mal. Madrid moderne, Paris immobile. &lt;em&gt;Estancada&lt;/em&gt;. Je refoulais, bien entendu. J’avais eu le plus grand mal à reconnaître les rues, les avenues : des tunnels sans fin drainent désormais les allées et venues des voitures dans cette capitale aux quartiers éclatés et aux mille cités fantômes irriguées par les périphériques parallèles : M-30, M-40, M-50. L’aseptisation me convenait en un sens ; me rassurait de voir tout de même, de vieux troquets nichés de ci, de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Malasaña, un soir, alors que nous nous empiffrions de morcilla, de croquetas et de bravas, notre exubérante compagne de table nous avait expliqué qu’il y aurait bientôt à Madrid un &lt;a href="http://www.elpais.com/fotografia/espana/Vaticano/Vistillas/elpfotnac/20090218elpepunac_3/Ies/"&gt;deuxième Vatican&lt;/a&gt;. A las Vistillas, au sud de la ville, &lt;a href="http://www.rue89.com/ibere-espace/2009/03/26/les-habitants-du-vieux-madrid-disent-non-au-mini-vatican"&gt;le plus beau quartier de Madrid&lt;/a&gt;, des milliers d’hectares venaient d’être vendus par la mairie (de droite) à l’église. L’archevêché de Madrid occupera donc, bientôt, les terrains où les madrilènes tombaient sous les fusils napoléoniens. Là où depuis gît « El puente de los franceses » par lequel les fascistes ne passeraient romantiquement jamais. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3022099072164677961?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3022099072164677961/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3022099072164677961' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3022099072164677961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3022099072164677961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/05/sainte-spoliation.html' title='Sainte spoliation'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2293305513062485714</id><published>2009-05-15T16:51:00.002+02:00</published><updated>2009-05-15T17:14:52.388+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Apostrophes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les premières lignes d’&lt;em&gt;Un privé à Babylone &lt;/em&gt;du grand Brautigan me clouent &lt;em&gt;littérairement&lt;/em&gt; à ma chaise tressée en deux temps. Premier : « J’ai appris que j’étais réformé comme caractériel et que je n’allais pas partir à la Seconde Guerre mondiale jouer le petit soldat. Je n’avais pas du tout le sentiment de manquer de patriotisme parce que j’avais fait ma Seconde Guerre mondiale à moi cinq ans plus tôt en Espagne et que j’avais deux trous de balle dans le cul pour le prouver. » Point, à la ligne : on souffle, on se délecte, on tire une latte, on boit une gorgée de café.&lt;br /&gt;Deuxième (à peine le temps d’inspirer) : « Je ne comprendrai jamais pourquoi je me suis fait tirer dans le cul. »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on enculer la littérature ? A la rigueur, c’est la bonne qui nous encule. Sinon, en ce qui me concerne, je trouve, mais ceci est bien évidemment un avis très personnel, qu’emmerder ce qu’il y a de bon et de beau dans ce triste monde qui courre à sa perte sous prétexte que l’on est blasé, que l’on sait tout (qui sait tout ?) est bas, ridicule, bien plus vain qu’un discours de mégalomaniaque médiatisé et sans talent. De quoi voulez-vous que l’avenir soit fait ? Peut-on décemment être revenu de tout ? Il me semble, c’est évident, que ce sont ces questions-là que l’on devrait toujours se poser. Le bon, dans ce monde laid, est à la portée de ma main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, Il a sorti ce bouquin dont je vous parle là-haut de Sa bibliothèque et je l’ai fourré dans mon sac. La soirée avait été tendue comme le manque, grise comme la pluie, effilochée comme des raclures de papier griffonées pendant de longues minutes d’angoisse et comme ma peau, que je voudrais –parfois- mettre en lambeaux, la tirer du bout des doigts en fines lamelles. L’air chargé sur ma chair à nu tairait d’autres douleurs indicibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses lignes –salées-, Ses perles (à Lui pas à Brautigan), j’y pense souvent en les suçant comme des bonbons nouveaux, et c’est vrai qu’au final du reste, de tout ce qui ne concerne pas nos mots, nos peaux, notre aventure, je m’en fous. Je ne crois pas avoir été très claire ces derniers temps avec vous ; j’avais peur de frôler l’indécence. Ou de m’y vautrer. Mais, après des mois d’une mort clinique décrétée, savamment entretenue, d’une démission de la vie orchestrée, d’une délectation malsaine de mon propre enterrement (assumées presque jusqu’au dernier moment), je ne peux décemment à nouveau disparaître et me fondre, m’écarter de celui qui me sauve la vie constamment. Alors oui, puisqu'il pleut en amour, mouillons-nous. Voilà maintenant qui est clair, me semble-t-il, je ne reviendrai pas là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’aime et je le veux. J’y pense à des moments saugrenus, sur la cuvette d’une chiotte à Cologne, dans un wagon de la ligne 2. Parfois je l’écris et il me dit « quelle poésie », or, oui. Brautigan encore : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le très beau poème&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je vais me coucher à Los Angeles en pensant&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;à toi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lorsque je pissais il y a quelques instants&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;j'ai contemplé mon pénis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;avec affection.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je sais qu'il a été en toi&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;deux fois aujourd'hui et du coup je me&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;sens très beau.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2293305513062485714?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2293305513062485714/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2293305513062485714' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2293305513062485714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2293305513062485714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/05/apostrophes.html' title='Apostrophes'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-571643533563248260</id><published>2009-05-05T17:22:00.003+02:00</published><updated>2009-05-05T17:33:13.367+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Closer to the golden dawn</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’époque ne se prêtait peut-être pas à ce que je sois postée dehors regardant les quelques nuages passer, insouciante et perdue dans la douceur de ses gestes qui s’imprimaient sur ma peau cotonneuse pendant des heures, bien au-delà de sa présence ; les autres, fatiguée, je les dormais. Les heures. Les jours je les passais comme une plume touchée parfois au loin par de tristes nouvelles. Au concert d’un ami j’apprenais que Bowie allait mourir car il n’avait pas sucé que de la glace ni fumé que des pétards, alors il fallait sûrement en faire autant parcimonieusement sur une table de plomb, peu importe, yavé, je vous jure, des hirondelles dans le ciel et parfois même des perroquets de couleurs, yavé des échos argentés comme des voix éraillées -et une jouissance suspendue, une multiple vibration de mon corps contenue dans un souffle chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La paix et le bonheur après des tribulations d’hystérique, après le mal, la mesquinerie, la vengeance, toutes ces années, assise sur ce vieux fauteuil marron que mes chats avaient mis en lambeaux, tandis qu’il me tendait un verre rempli d’une liqueur opalescente, j’y pensais, à ma mélancolie et à mon bonheur en caléidoscope, à cette tristesse de lames aiguës, plantées traîtres dans une brève décharge, contractions, déchirures soudaines, absence douloureuse de deux, petites morts et disparitions. C’était la fin d’une époque terrible, de catastrophes approchantes dans lesquelles je m’étais connement précipitée, la tête d’abord, malade (j’avais été tellement malade) tellement que j’en avais emporté deux, ô Simone, ô Titine, il me semblait bien, sur mon fauteuil, que leur évanouissement avait permis mon bonheur et surtout, qu’il n’était plus possible d’envisager le monde sous le même angle depuis l’an O. Bowie allait mourir et moi, née lorsque son talent était plein, sortait enfin mon nez des sables mouvants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"I’m the twisted name on Garbo’s eyes&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Living proof of Churchill’s lies&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;I’m destiny&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;I’m torn between the light and dark&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Where others see their targets&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Divine symmetry&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Should I kiss the vipers fang&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Or herald loud the death of man&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;I’m sinking in the quicksand of my thought&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;And I ain’t got the power anymore"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-571643533563248260?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/571643533563248260/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=571643533563248260' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/571643533563248260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/571643533563248260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/05/closer-to-golden-dawn.html' title='Closer to the golden dawn'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5651460768146731370</id><published>2009-04-29T17:56:00.002+02:00</published><updated>2009-04-29T18:03:46.318+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Points de vue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je discute avec G., à Madrid, au chevet de sa tante mourante, et aux côtés de son fiancé qui vient de la tromper et qui hésite ouvertement à rester avec elle ou à la quitter pour sa maîtresse qui est plus jeune, qui a son âge. G est de huit ans l’aînée de son fiancé, elle bosse comme une dingue et passe la moitié de son temps dans un avion, tandis qu’il finit ses études. La voix de G. est d’une sérénité surprenante. Elle attend, me dit-elle, à ce qu’il prenne une décision, car elle l’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je pense à lui et bien que je n’aie pas tellement envie de penser à lui, que je te l’aurais foutu à la porte il y a bien longtemps d’un joli coup de pied au derche, je suppose que la vie ne doit pas être bien simple non plus, qu’il est étouffé et abandonné à la fois par cette jolie femme intelligente et assez sûre d’elle. Mais je m’en fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je pense à la maîtresse, c’est plus intéressant, je vois une étudiante qui drague ou se fait draguer, peu importe, (par) un type de sa classe et qu’elle ne sait sûrement pas, la pauvre, que si jamais le fiancé de G. quitte G. pour elle, il aura des exigences vis-à-vis d’elle tout à fait inappropriées, liées à son passé à lui, un passé où elle n’existait pas encore. Il voudra peut-être nidifier au plus vite pour ne pas regretter le confort dont il disposait avec G. ou au contraire parcourir le monde pour obtenir ainsi ce qu’il n’avait pas avec G. Si elle le quitte pour une raison ou pour une autre et comme cela peut arriver assez souvent, elle sera doublement traîtresse, accusée par le fiancé de G. et ses amis d’avoir brisé deux couples successivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amis de G. estimeront ou estiment déjà d’ailleurs, que la maîtresse de son fiancé, appelons-la Maria, car c’est en Espagne que cela se passe, estimeront donc que Maria est la dernière des putes car on ne brise pas les couples. Ils estimeront qu’elle n’est pas fairplay car elle a le double avantage par rapport à G. d’être présente et plus jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux amis de Maria, ils doivent probablement se dire qu’on ne brise rien qui ne soit vraiment solide et que G. ne prêtait pas suffisamment attention à son mec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G. me parle également de notre ami Z. qui a quitté sa femme après 10 ans de vie commune car n’ayant jamais voulu de mômes mais ayant tout de même consenti à en faire par amour, a pété un câble au bout de la 6ème FIV râtée. G. est touchée par cette séparation car la femme de Z. avait 8 ans de plus que lui. Elle ne pourra plus avoir d’enfants, me dit-elle. Oui, mais ce n’est pas le problème de Z., je lui réponds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand bien même, il y en a déjà bien trop d’enfants sur cette planète, j'ajoute. Certains d’entre eux vivront des différends de leurs semblables, psys, avocats, notaires, juges. Juges ! Que dieu les préserve et nous délivre des tribunaux populaires.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5651460768146731370?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5651460768146731370/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5651460768146731370' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5651460768146731370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5651460768146731370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/points-de-vue.html' title='Points de vue'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-235563869848043428</id><published>2009-04-24T16:05:00.005+02:00</published><updated>2009-04-24T16:59:17.365+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Bungee-jumping dwarves in utero</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A 2 heures 55 du matin l’audibilité de mes gargouillements intestinaux augmente ; la température de mon corps reste élevée. Deux larmes d’abord puis un filet coule circonflexe et salé. 4h, ou 3h15, dans le salon, et des valises de souvenirs que je voudrais bien mettre de côté dans un coin sec et chaud, des volutes de fumée bleues, de la pénombre, les éboueurs qui ne tarderont pas à débarquer dans notre chambre et toujours la même résistance imbécile au sommeil, alors qu’il est tard, que demain, il sera ailleurs que si près. L’inconstance des mes humeurs triplée par des cascades de nuages blancs qui traversent mes reins, que le silence emporte ces vagues - lointain intérieur qui doit refaire surface. Deux jours après, à 2 heures du matin, je respire sa peau à plein nez. Je ne peux faire exploser mes craintes comme des ballons en propulsant mes mains vers le haut dans un élan compassé par mes hanches, telle une basketteuse allongée, car un nain saute à l’élastique dans mon utérus et cloue dans son atterrissage le milieu de mon corps au derme du lit. L’air est souillé par la ouate qui envahit mes bronches, si faibles, j’étouffe dans un confort hygiénique les dégâts du foutu nain et laisse libre champ à mes peurs –mais qu’il est beau, qu’il sent bon, qu’il est doux - tant je le veux que je voudrais partir, que je suffoque du défit, de sa hauteur de parole et d’esprit, je ne suis qu’un météorite de fortune, un météorite en carton-pâte qui réapparaît poussiéreux et moisi après trois décennies dans le grenier d’un vieux théâtre, mais dans notre lit, je n'amène que des casseroles qui puent l’amiante et aujourd’hui, des regards assombris et coupables, l’aimer pourtant, un jour après l'autre et la nuit, toutes les nuits, tous les jours et toutes les nuits et bien sûr, tous les matins du monde, il reste avec mon amour et le nain, rouge, se tordra bientôt le cou. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-235563869848043428?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/235563869848043428/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=235563869848043428' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/235563869848043428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/235563869848043428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/bungee-jumping-dwarves-in-utero.html' title='Bungee-jumping dwarves in utero'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1072950446717422313</id><published>2009-04-21T17:31:00.002+02:00</published><updated>2009-04-21T17:42:10.618+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Bofferding</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/Se3o29aWGMI/AAAAAAAAANQ/7naEn4xPPCI/s1600-h/ArceArb.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327169965144807618" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 71px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/Se3o29aWGMI/AAAAAAAAANQ/7naEn4xPPCI/s200/ArceArb.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Gare de Luxembourg ville, il est onze heures du matin et déjà les passants enquillent des bières nationales au comptoir, le Grand Duché : trône au bar un portrait des gueules dégénérées du duc et de sa femme, roses, bombées. J’attends mon accompagnateur qui tarde à venir et qui, une fois arrivé, me traîne dans sa voiture vers une usine improbable de l’autre côté de la frontière, en Belgique. Trois verres de vin plus tard et un nombre identique de sms de Orange à chaque passage de la frontière que je traverse, donc, à nouveau, visiter comme je peux sous la flotte et dans le vent la cité européenne, le parquet du musée d’art moderne et la terrasse d’une clinique privée, je tiens mon carnet sous l’aisselle, mon appareil photo dans les dents, mon sac en bandoulière dans lequel je fouille de mon autre bras pour y trouver mon stylo tout en courant derrière mon accompagnateur pressé, il ignore tout de ces chantiers mais me les montre avec fierté, celle-là même que possédaient les esclaves du baron lorsqu’ils passaient devant le prétentieux palais d’ArcelorMittal, ex Usinor, ex Forges et Aciéries du Nord et de l'Est et des Hauts Fourneaux. Partout, des têtes vieillies à la peau sèche et ridée, des têtes d’ouvriers abandonnés à eux-mêmes et à la gnôle, sous cette pluie et dans cette verdeur de paradis fiscal, plus tard, ding, ding, ding, ils sont là eux aussi, dans l’usine du matin, transformée pour les besoins de l’entreprise en salle des fêtes, le DJ ne nous laisse pas de répit, ni le gérant qui nous abreuve de ses discours faussement sentimentaux, ni ce vin pas vraiment fameux que je bois pour faire passer le temps. Un connard me drague, sa femme lui fait un scandale et moi, je suis bourrée. Bloquée, j’attends l’arrivée d’une voiture qui me raccompagnera, ding, ding, ding, à l’hôtel, je veux quitter ce pays au plus vite mais ma journée du lendemain est déjà programmée, à nouveau dans cette usine, ding, ding,ding, où il est de bon aloi de s’extasier émerveillée devant la nouvelle machine, puis de la fermer jusqu’à 17 heures pour se laisser traîner, ding, ding, ding, à nouveau vers Luxembourg ville dans un autocar de touristes sous la pluie.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1072950446717422313?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1072950446717422313/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1072950446717422313' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1072950446717422313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1072950446717422313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/bofferding.html' title='Bofferding'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/Se3o29aWGMI/AAAAAAAAANQ/7naEn4xPPCI/s72-c/ArceArb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5520305412300741854</id><published>2009-04-16T18:15:00.000+02:00</published><updated>2009-04-16T18:19:08.717+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>La pertinence</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Assise sagement à mon bureau, désirant avant tout et plus que toute autre chose me retrouver au plus vite dans ses bras, en manque, comme insatisfaite par une nuit trop courte, envahi notre désir par la fatigue, j’entendais les propos, dissertations et autres tergiversations sans but de mes collègues qui tout en réfléchissant à la pertinence d’une rubrique dans le magazine me faisaient l’effet de discourir sur l’immortalité du crabe. Je restais sagement assise sans claquer la porte de ma confortable planque. Il fallait respecter le compromis, le terrain d’entente, la ligne Maginot de mon existence qui pouvait être aussi libre chaotique nomade et bordélique qu’il me plairait tant que je conservais un moyen de subsistance, un compte en banque relativement bien fourni, une complémentaire santé et une propriété, une sacro-sainte propriété. Parfois je m’en voulais de ne pas avoir les couilles de, les ovaires, le courage de quitter ce foutu taf. De partir à Berlin, en Argentine ou dans un hangar en tôles de couleurs au fin fond de l’Islande, loin, ailleurs, seule ou entourée de la plus fine élite, composée en grande partie de bouquins mais surtout et avant toute chose, je vous dis, de Lui. Les planques, je m’y connaissais, la preuve. Mais j’étais remuée, profondément et en réalité je voulais le crier au monde entier, l’étaler oui, impudiquement, mon putain d’amour débordant : ils ne connaissaient rien, ne savaient rien. Comment leur en vouloir ? Alors demeurer discrète, retenue, laisser la vie telle que programmée se faire et taper sur mon clavier, envoyer des e-mails et parler en anglais avec des directeurs marketing étrangers, tenter de mettre en place un emploi du temps me ménageant des heures, par ci, par là, longer de haut en bas les rues à nouveau grises de la capitale, flâner, muette, en me pinçant les lèvres jusqu’au sang.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5520305412300741854?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5520305412300741854/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5520305412300741854' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5520305412300741854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5520305412300741854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/la-pertinence.html' title='La pertinence'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-7013060186871581259</id><published>2009-04-10T17:37:00.001+02:00</published><updated>2009-04-10T17:40:03.414+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Cats and dogs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nous avions beaucoup discuté, parlé, entre autres, de ces anciennes imprimeries qui existaient autrefois dans Paris, parlé aussi de l’étrange métier de comptable et je souriais en pensant à cette chose, cette &lt;em&gt;narration&lt;/em&gt;, que j’avais commencée il y a un an et demi dans l’été chaud et silencieux de ma ville d’enfance, où il était question d’une comptable qui vivait avec ses amis, sa bande, ce qu’elle appelait sa famille, dans une ancienne imprimerie au dessus d’une petite librairie qui avait fait faillite en moins de deux mois. Comme anticipant parfois, les déterminant peut-être, certaines de mes tribulations urbaines, cette faillite éclair : en moins de deux mois mon emménagement avec le capitaine venait de faire faillite mais, comme dans ma narration, cette faillite n’était pas celle de ses personnages isolés ; elle était en quelque sorte chroniquée d’avance. Si nous étions fous, si nous le sommes, et si j’étais coupable, si je le suis, c’est bien parce que je, comme les autres, refusais souvent de tenir compte des nuages gorgés de tonnerre et d’éclats, propulsés par le vent dans le ciel comme des félins –et de leur menace à l’approche. Depuis, lorsqu’il pleut des chats dans la nuit, leurs yeux fixes me rappellent à quel point je suis impardonnable et à quel point je n’y peux rien. Les signes idiots et magiques engendrent des pensées circulaires, qui ne mènent probablement à rien, et pourtant, la vie est triste sans eux.&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-7013060186871581259?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/7013060186871581259/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=7013060186871581259' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7013060186871581259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7013060186871581259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/cats-and-dogs.html' title='Cats and dogs'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6748803142406360754</id><published>2009-04-07T15:01:00.001+02:00</published><updated>2009-04-07T15:07:38.014+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste'/><title type='text'>Jacques est généreux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’apprends avec quelques mois de retard que &lt;a href="http://www.politis.fr/Jacques-Genereux-passe-du-PS-au-PG.html"&gt;Jacques Généreux&lt;/a&gt;, dont &lt;a href="http://gnoufgnouf.blogspot.com/2007/01/on-jette-un-pav-dans-la-mare-et-il-vous.html"&gt;je vous parlais &lt;/a&gt;il y a un certain temps quitte le PS pour rejoindre le sympathique sénateur Mélenchon dans son parti de &lt;em&gt;gauche&lt;/em&gt;. Surprise sans aucun doute de lire que, aussi renseigné soit-il, Jacques a mis environ 20 ans pour s’apercevoir que le PS n’avait de rouge que sa rose, j’en suis néanmoins toute émue. Exactement comme lorsque certains parents voient leurs enfants emprunter le long chemin qui les guidera vers un chapelet de déceptions, certes amères mais nécessaires à la fois, qui à leur tour, dans un lointain avenir, pourront éventuellement les conduire vers la sacro-sainte lucidité. Jacques est trop mignon.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6748803142406360754?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6748803142406360754/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6748803142406360754' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6748803142406360754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6748803142406360754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/jacques-est-genereux.html' title='Jacques est généreux'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-390504898668815625</id><published>2009-04-01T16:29:00.002+02:00</published><updated>2009-04-01T16:35:27.819+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Nach Berlin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A Berlin, année zéro après les années moins trois, moins deux et moins un, je regarde fenêtre sur cour industrielle le voisin d’en face enfiler son peignoir avant de quitter sa chambre en direction des douches communes. Que fait ce type qui lavé, peigné, habillé et petit déjeuné, saute propret dans sa voiture de commercial au look un peu mafieux, visage troué, costard miteux, après avoir ciré ses pompes sur le capot ? A Berlin, des films, des images et mes yeux qui gambadent parfois vers ce voisin pour revenir, en fin de compte, nulle part ailleurs que dans les siens. C’est-à-dire : ceux de Lui. Pas du voisin, de Lui. A Berlin, j’ai tout oublié à l’exception de mon nez, qui coule –il fait froid, que voulez-vous ? Le printemps est arrivé au moment de notre départ, paraîtrait-il, mais peu importe, déjà, de retour, Paris du haut est magnifique et le bout de son nez à Lui, profil hublot, touche la pointe de la tour Eiffel, qui brille. On pourrait voir tout ceci comme des clichés (de dehors, lorsqu’on n’y est pas) certes, il y en a à la louche, par exemple, nous avons dix-sept ans et comme tout était écrit il ne croit pas si bien dire, en effet en février, le 7 de ma première année, moleskine : « j’ai poussé un bond en avant monstrueux dans le temps. Un truc de vieillesse géante sur la tronche, et hop, tiens, prends-toi dix ans sans rechigner. » Depuis, j’en ai perdu trente, d’un coup de plume, d’un coup de plume d’ange. Encore un cliché, wendersien cette fois-ci, mais, puisqu’on y était. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-390504898668815625?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/390504898668815625/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=390504898668815625' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/390504898668815625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/390504898668815625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/04/nach-berlin.html' title='Nach Berlin'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6191241308011611405</id><published>2009-03-26T18:36:00.002+01:00</published><updated>2009-03-26T18:44:46.480+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Les bons et les mauvais rythmes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je ne sais pas parler de musique. Jamais je n’ai pu faire une phrase intelligible expliquant pourquoi un morceau était bon ou mauvais (petite prétentieuse que je suis, j’estime avoir bon goût, c’est tout). Je sais pourtant une chose : au-delà des paroles, des textures des voix, des mélodies, lignes de basse, de guitare, etc, le rythme des morceaux qui me touchent est, en quelque sorte, « le bon ». Lent ou rapide, qu’il se fasse attendre, ou qu’il déferle, qu’il disparaisse ou qu’il revienne, il me &lt;em&gt;saisit&lt;/em&gt;. En écriture, musicalité, certes, sonorité, mais surtout rythme, respiration, intonations vers le haut, le bas, martèlement ou douceur, répétitivité ou cassures, points, points virgules, deux points, virgules ; je ne m’y connais pourtant pas en tambourins mais c’est ainsi. Inutile donc de le forcer, ce rythme, pauvre bambin, forcé, dans un sens ou dans un autre, noie entièrement tout (jusque ma tête) dans une très désagréable impression d’artificialité. C’est un art me direz-vous, que de savoir à quel moment on peut pousser ou, à l’inverse, lever le pied, que je suis loin, très loin, de maîtriser. Mon rythme à moi, mon minutage, je le cache souvent sous une cloche que j’aie construite il y a des milliers d’années avec des parasites multicolores. Envies de plaire (à mes parents, mais oui !), culpabilités, valeurs mal placées et autres atermoiements et me voilà à triturer mon pouls dans tous les sens, à diluer les semaines dans les mois et à concasser les années dans les minutes. Une cloche, je dis, et un bon bout de bois.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6191241308011611405?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6191241308011611405/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6191241308011611405' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6191241308011611405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6191241308011611405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/03/les-bons-et-les-mauvais-rythmes.html' title='Les bons et les mauvais rythmes'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1178771831825083787</id><published>2009-03-16T15:30:00.002+01:00</published><updated>2009-03-16T15:34:24.541+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Tant on peut être heureux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce midi j’ai mangé un jambon-beurre (2,5 millions de jambon-beurres vendus en France par jour) assise sur la tombe de la famille Antraigue, au cimetière de Belleville. Un demi sandwich, pour être précise, la deuxième moitié ne passant pas pour les mêmes raisons qui me tenaient sur ce caveau : pas de velléités de gothique sur le tard, ce sont mes jambes qui ne me portent plus, mon corps n’a plus un seul muscle et l’évanouissement, la chute, me guettent à chaque pas que je fais péniblement sur le trottoir. Au bureau, mes doigts s’enfoncent mollement sur le clavier, mon estomac fourmille, ma lèvre inférieure pendouille. Appelez ça comme vous voudrez, les amis, appelez ça comme vous voudrez, mais, selon moi, il y a là du bouleversement, de la vie, du bonheur. Pas de doute possible. Seul endroit proche où je pouvais mâchouiller en rêvant au soleil, le cimetière, pour profiter de ce printemps, inespéré et radieux, à qui on ne saurait reprocher son retard tant il est toujours, constamment et également bon. Qui voudrait fermer sa porte à ce printemps du feu de Dieu ? Du feu de Dieu, aux allures de miracle, si nous étions dans un Lars von Trier, les cloches suspendues aux nuages du ciel assourdiraient les habitants de cette ville choisie, il y a longtemps, dans ma fuite des paysages impossibles.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1178771831825083787?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1178771831825083787/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1178771831825083787' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1178771831825083787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1178771831825083787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/03/tant-on-peut-etre-heureux.html' title='Tant on peut être heureux'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2820892457848675681</id><published>2009-03-10T12:21:00.007+01:00</published><updated>2009-03-10T12:33:01.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>70 ans plus tard, les Anglais ont toujours une vision particulière de l'Inde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Alors que le cerveau du capitaine a été phagocyté par l’obsession des vis, des tuyaux, des mitigeurs et du parfait alignement des meubles de notre cuisine, je rêve d’énormes fêtes, d’alcool et d’autres drogues coulant à flots continus, de paysages volcaniques cramant toujours et encore sous le soleil implacable et en général, du nouveau printemps des fleurs et de mon corps qui tarde, décidément, bien trop à arriver. Le monde est foutu et l’hiver est long et douloureux -je respire dans le sauna- alors que puis-je vous dire que vous ne sachiez pas ? Que &lt;em&gt;Slumdog Millionaire&lt;/em&gt; est une merde en boîte ? Que &lt;em&gt;l’éco-citoyenneté&lt;/em&gt; est un concept creux pour donner bonne conscience aux bobos ? Que le nouveau magazine &lt;em&gt;Causette&lt;/em&gt; "plus féminin du cerveau que du capiton" prouve sa profonde bêtise rien qu’avec son sous-titre ? Que le nombre incroyablement élevé de femmes enceintes dans ce pays ne cesse de me surprendre ? Bonne conscience ou inconscience, pour le reste, nous verrons plus tard. Inconscience : le feu fait sa réapparition dans mes cauchemars devenus de bons copains, fendards, débordants d’une énergie dont, consciente, je ne suis pas capable, car en voici un d’élément et pas le moindre qui brûle, certes, mais qui purifie les âmes pécheresses, l’enfer est, au fond, tout ce qui peut nous arriver de mieux.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2820892457848675681?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2820892457848675681/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2820892457848675681' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2820892457848675681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2820892457848675681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/03/70-ans-plus-tard-les-anglais-ont.html' title='70 ans plus tard, les Anglais ont toujours une vision particulière de l&apos;Inde'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3272260338392850004</id><published>2009-03-04T17:23:00.001+01:00</published><updated>2009-03-04T17:26:23.256+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>La soutenable pesanteur d'Alice en Kozie. Part.2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans la nouvelle pénombre de notre chambre l’adrénaline monte à ma gorge par vagues successives, le monde s’éloigne de tout tandis que le capitaine cherche à s’approcher de mon dos qui ne veut pas sentir, ne veut pas exister dans cette pièce aux contours flous où l’imagination est incapable de préciser la réalité des objets, cette pièce sombre dans la nuit et cette tête qui a perdu l’habitude des batailles, des efforts, un corps sans volonté, autant dire un animal sans courage, un lion renvoyé du clan. Je me terre, me fixe au lit mais je devrais courir vers ce monde, n’est-ce pas, lui foncer dedans, l’empêcher de se dessaisir de ma personne, de la nature, de l’acceptable, de s’éloigner de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin dans la salle de bains, après m’être pliée aux injonctions du réveil commandité par des forces opposées aux bonheur des humains (haha), je croise le capitaine dont le regard me brise en morceaux dispersés, il n’y a rien à expliquer, rien qui puisse vraiment justifier cette fatigue qui me fait tourner en rond, accumuler sous ma tête les oreillers puis les balancer en l’air, aucun arbre derrière lequel je puisse me cacher, mais mieux vaut ne pas simuler, mieux vaut ne pas tenter de berner mon prochain. En ceci j’explique ma lenteur car j’avance sans &lt;em&gt;trucco&lt;/em&gt;, ce qui demande des efforts d’apprentissage et de réelle correction, l’exercice physique plutôt que les gaines, les régimes draconiens plutôt que les liposuccions. Bling-bling, trop peu pour moi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3272260338392850004?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3272260338392850004/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3272260338392850004' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3272260338392850004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3272260338392850004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/03/la-soutenable-pesanteur-dalice-en-kozie.html' title='La soutenable pesanteur d&apos;Alice en Kozie. Part.2'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-362668862421910485</id><published>2009-03-02T18:34:00.002+01:00</published><updated>2009-03-02T18:38:32.366+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Notes sur le temps, encore</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lorsque les ronflements du capitaine en passe d’être rebaptisé Baloo, me propulsent de l’autre côté de mon nouvel appartement, soit sur le canapé du salon, et ce à 5 heures du matin, j’entre en phase de profonde méditation, ce qui, je dois dire, ne m’arrive plus que très rarement. Je m’aperçois alors à quel point je ne sais pas vivre le présent. En général je veux dire, car de la particularité de la situation (moi, en peignoir sur le canapé, essayant de dormir) je ne saurais tirer aucune conclusion définitive si ce n’est que le lendemain je vais à coup sûr être crevée alors que je n’ai même pas daigné faire la fête. Mazette, c’est costaud d’être amoureux. Mais passons, donc, le présent. Si je ne sais pas vivre cette chose c’est que je me la raconte constamment (cela fait longtemps que nous en sommes aux confidences), ainsi, si je marche dans la rue le mouvement n’est pas naturel, je me dis dans ma tête que je suis en train de marcher dans la rue. Si je me lave les mains, je me dis que je suis en train de me laver les mains, si je suis au travail je me dis que je suis malheureusement au travail, et ainsi de suite ce qui rend le moment particulièrement long et pénible d’autant plus que c’est constant. S’agit-il d’un problème de concentration ou tout simplement d’un décalage obsessionnel, je ne saurais pas trop dire mais c’est tellement persistant cette histoire que lorsque j’étais célibataire (la voilà, l’association d’idées), j’avais le temps de fournir des efforts importants me permettant de contourner ces difficultés, à commencer par l’observation de l'ennemi. J’observais les arbres, les passants, le ciel, les lampadaires, les trous dans le tissu, je prenais parfois des notes sur un carnet, un exhausteur de coïncidences, d’où, j’arrivais de temps à autre à tirer de la matière, de la consistance. Désormais, je n’ai plus le temps. Je continue pourtant à me dire dans ma tête que je suis en train de me diriger vers le canapé qui est dans le salon, que je m’allonge, que je m’endors, que je rêve, que je me lève, me fais un café, mais j’ai perdu la ligne qui relie tous ces micro-événements. Et c’est emmerdant. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-362668862421910485?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/362668862421910485/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=362668862421910485' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/362668862421910485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/362668862421910485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/03/notes-sur-le-temps-encore.html' title='Notes sur le temps, encore'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8739886478613481801</id><published>2009-02-23T14:19:00.002+01:00</published><updated>2009-02-23T14:28:52.774+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>La soutenable pesanteur d'Alice en Kozie. Part.1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’exercice au final n’est pas simple et je suis infiniment reconnaissante envers ces objets qui m’entourent, brosses et brosses à dents, clous, chiffons, valises, briquets, trousseaux de clés, ampoules, paquets de mouchoirs, rouleaux de PQ - ces objets dont je ne peux nier l’existence et qui par le fait même de leur existence m’empêchent de fixer trop longtemps mon nombril si noir (comme une cloche inversée), sous peine de me sentir parfaitement ridicule. On aura vu, vous l’admettrez, des tonnes de grains de sable misérables et miséreux qui à force de se regarder se sont fait rattraper par les vagues et se noient, comble de l’impudeur, en clamant à qui veut les écouter (ne pas les entendre est impossible) l’injustice de leur mort. Qu’ils crèvent. Moi, au moins, je cours sur mes deux pattes un peu atrophiées, en criant, « hé Pauline, poils aux tétines, mes fesses sont mieux au chaud. » Cette nouvelle empathie et solidarité certaines devraient me mener à une préparation sérieuse de la révolution, vers des entraînements physiques de 3 heures/ jour, des adhérences nouvelles accompagnées des cartes de membre en attestant, ou, au moins, des dons à l’Afrique qui souffre afin de financer des rapports de 14 pages rédigés au prix fort par un stagiaire de Bernard Kouchner pour le compte (en banque) de Bernard Kouchner (on n’a rien sans rien) et de sa compagne au nez pointu. Mais je préfère, pour l’instant, lire. Que c’est con.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8739886478613481801?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8739886478613481801/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8739886478613481801' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8739886478613481801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8739886478613481801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/02/la-soutenable-pesanteur-dalice-en-kozie.html' title='La soutenable pesanteur d&apos;Alice en Kozie. Part.1'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5265313474533839836</id><published>2009-02-16T15:10:00.002+01:00</published><updated>2009-02-16T15:41:23.519+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Transmission</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’angoisse me saisit sur le canapé au détour d’une histoire que me raconte le capitaine, assis en face sur le pouf avec sa caisse à outils haut de gamme sur ses genoux. Glacial, l’hiver m’a surprise cette année comme jamais, je fuyais parmi toutes les saisons et du jour au lendemain c’était fini, plus de fuite possible, du jour au lendemain, la fuite n’est plus possible et tout à coup à nouveau : oui. C’est, en somme, ce que me rappelle malgré lui le capitaine avec sa caisse à outils que l’on transmet, me dit-il, de père en fils. Glacial, cet hiver ne me laisse pas de répit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends alors une douche, il n’y a rien d’autre à faire que se laver, se nettoyer, accélérer le processus qui a débuté quelques jours plus tôt sur ces toilettes jaunes à la longueur parfaitement démesurée. J’étais…vous savez ce que j’étais. Désormais, chaque geste est un réapprentissage de ce passé, le gel sur l’éponge, les cercles concentriques de l’éponge sur ma peau puis l’hydratation de cette même peau qui recouvre ce corps qui se dégonfle et qui se vide, de ce corps étranger dont je regarde effarée le reflet dans le miroir du placard. Tout est nouveau, l’appartement mais moi aussi, modifiée, vieillie, rabougrie et à plat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas un drame. Il suffit seulement de chasser les idées noires, cela demande un peu d’énergie que je retrouve, comme d’habitude, sous les coins des fauteuils et dans les fissures des plafonds. Que je retrouve dans le silence. Que j’aimerais éventuellement retrouver dans les bras du capitaine, mais il n’est pas là, il est parti et bien sûr que je lui en veux et que d’ailleurs j’en veux à la Terre entière, bien sûr que je lui en veux d’avoir à lui faire un dessin, mais c’est bien ce que je dis, dans quelques jours il n’y aura à nouveau plus aucune dépendance, plus aucun besoin, je pourrai à nouveau fuir, me perdre et disparaître avec ou sans fracas.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5265313474533839836?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5265313474533839836/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5265313474533839836' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5265313474533839836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5265313474533839836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/02/transmission.html' title='Transmission'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2308033023391848864</id><published>2009-02-04T14:39:00.003+01:00</published><updated>2009-02-04T16:51:50.906+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Demain, Catherine sera morte et enterrée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Double page pour &lt;a href="http://tuer-catherine.blogspot.com/"&gt;Nina Yargekov&lt;/a&gt; dans les Inrocks, le choix des libraires de la semaine et d’autres choses qui se dessinent peut-être, me dit-elle, tout en n’avançant rien de concret, superstition des écrivains et modestie de celle qui, logiquement virevoltée, ne voudrait pas trop s’emballer. N’empêche, je suis fière à sa place. D’elle et pour elle. Elle a écrit un roman - enfin, un roman, un objet littéraire non identifié, une auto-fiction de ses synapses- commencé, terminé. J’y ai cru il y a longtemps, lorsque ce n’était encore qu’un embryon de bouquin. Qui a bien grandi, poussé, gonflé, le voilà enfin devenu un objet à part entière qui sera disponible en librairies dès demain et chez P.O.L., ce qui n’est pas rien, prenons un peu le temps de nous réjouir, à quoi donc serviraient les rêves si lors de leur concrétisation on ne sautait pas de joie, on ne sautait pas dans tous les sens ? Eternelles insatisfactions, j’en parlais il n’y a pas trop longtemps avec des amis, il y a toujours de quoi. C’est dans le même environnement blafard et grisaillant que toutes nos déceptions, nos angoisses, nos amours, nos emmerdements évoluent. Nos projets aboutissent (lorsqu’ils le font) dans le quotidien, alors qu’on aurait imaginé des cloches claironner dans le ciel, une nouvelle réalité en 4 D et aux couleurs fluorescentes. On aurait pensé que, du jour au lendemain, un halo de lumière encerclerait nos têtes de poursuiveurs de projets devenus réels. Ce n’est jamais assez et je veux bien comprendre cette crispation de la chair de celui qui, devant un Guillaume Durand récemment passé chez le coiffeur pour refaire sa teinture dorée, devrait faire face à ses questions idiotes imaginées à partir de notes prises par ses assistants sur son roman. Bosser deux ans pour ça. D’ailleurs, les Inrocks, il y aurait de quoi les flinguer. Cela fait très longtemps que je n’achetais pas ce journal de cons pour les cons. Voici une brève, p.6 : « Colosse. L’un des plus célèbres tableaux de Goya n’est pas de lui mais d’un de ses disciples, Asensio Julià. Une révélation du musée du Prado suite aux conclusions d’experts en la matière. Pas coolos. » Pas coolos ! D’experts en la matière ! Et puis l’accent sur le à de travers, inexistant en espagnol. Flemme de pondre une vraie phrase, flemme d’aller sur « Insertion/ ajouter un symbole » sur leur logiciel d’écriture. Faudrait les flinguer. Même Marianne fait preuve de meilleur goût. Mais passons outre un rédac chef capable de pourrir à jamais le cerveau de ses stagiaires obligés d’écrire &lt;em&gt;djeuns&lt;/em&gt; pour suivre un marché inexistant. La critique littéraire de Tuer Catherine par Nelly Kapriélian est assez juste, à mon humble avis : « Le roman ressemble à un kaléidoscope (…), Nina Yargekov y alterne des pages de narration pure, des dialogues de pseudo-analyse littéraire (les moments les plus drôles) pour introduire de la contradiction, de cours paragraphes poétiques, des modes d’emploi, et à la fin une sorte d’interview qui expliciterait point par point toutes les étapes du roman et ses enjeux – avec, heureusement la critique même de cette démarche, car, on l’aura compris, il ne faut pas compter sur l’auteur pour se valider elle-même. » Ce n’est jamais assez. Parce qu’il n’y a pas les cloches qui claironnent dans le ciel mais aussi parce que l’auteur sait, lui (elle, en l’occurrence) que les difficultés ont été contournées, on a joué avec (encore faut-il savoir le faire aussi bien), on les a étouffé par des milliers de voix. On aurait sûrement voulu être un génie absolu du premier coup, au fond, ne pas avoir de Catherine à tuer mais : je parle à sa place et je pourrais me tromper et d’ailleurs, maintenant que Catherine est morte, nous pouvons danser sur sa tombe pour le fêter. Car si on tue Catherine pour être, on attend maintenant le roman de celle qui est. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2308033023391848864?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2308033023391848864/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2308033023391848864' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2308033023391848864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2308033023391848864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/02/demain-catherine-sera-morte-et-enterree.html' title='Demain, Catherine sera morte et enterrée'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4005135843031606398</id><published>2009-01-27T18:06:00.002+01:00</published><updated>2009-01-27T18:12:46.112+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><title type='text'>Coucou</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.visual-makeover.com/images/Gwen-Stephani-Hairstyle-Faux-Pas.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 146px; CURSOR: hand; HEIGHT: 241px" alt="" src="http://www.visual-makeover.com/images/Gwen-Stephani-Hairstyle-Faux-Pas.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’idiot est de retour. Et je ne parle pas de moi, puisque je suis une fille. Je cause du commercial débarqué cet après-midi affublé d’une casquette camouflage qu’il porte avec autant d’élégance que Gwen Stephani sa banane. Il épate le chaland, soit la secrétaire sous-payée et la stagiaire pas payée du tout, de façon enflammée. Je le vois gesticuler au travers de la vitre tandis qu’assise sagement à mon bureau je me questionne sur le Fondamental avec un F majuscule parce que, fautdireleschosescommeellessont, j’ai pas très bon caractère mais je ne suis pas non plus née de la dernière pluie. Le Fondamental, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais remontons d’abord aux faits. Soyons lisible, pour une fois. Expliquons les choses. J’ai depuis ma dernière cuite (R.I.P.) datant du 3 janvier dernier une certaine mauvaise conscience, que dieu me pardonne, car, ivre donc, j’ai balancé ce jour-là le tome I du Capital à la tête d’un ami aux qualités humaines remarquables mais à l’argumentaire politique et social fort peu clair aussi bien dans la forme que dans le fond à des heures indues de la nuit. A l’argumentaire pesant car déplacé et alcoolisé, pour ainsi dire. Il était posé là, avec sa copine qui buvait ses paroles comme si elles venaient du messie et le capitaine, enfermés tous trois en cercle fermé dans Ma cuisine et refaisant le monde sans le refaire, vous pensez bien, tout en me laissant choir au passage dans Mon salon avec un barbu que je ne connaissais pas et une fille qui me souriait de toutes ses dents mais à qui je n’avais pas grand-chose à dire ce soir-là. Il me cassait les ovaires, mon pote, à discourir sur l’immortalité du crabe comme si sa vie en dépendait. Donc acte : le Capital sur la tête car « il vaut mieux relire les classiques que d’avoir des conversations stériles. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis j’expurge dans le silence de ma chambre aux volets désormais toujours fermés et j’ai fini par mettre le doigt sur ce qui me gênait ce 3 janvier. J’en conviens, fallait pas non plus que je parte en pérégrination sur les genoux jusqu’au mont Sinaï pour comprendre tout simplement que je ne supporte pas l’ultra-militantisme (et causer bourré des EPM après en avoir causé toute la journée frise l’ultra-militantisme) .Ultra comme Tout, soit, on ne fait plus que ça, sorti de ce ça on ne sait plus, on ne fait plus, on n’est plus. Le ça étant la cause ou le parti, peu importe, cela relève d’une obsession, d’un manque d’autonomie, d’un besoin de socialisation initial qui passe par là et ne dépasse plus jamais ce là, faut pas chercher midi à quatorze heures, les militants TOTALITAIRES et non pas les militants du totalitarisme ont tout d’abord un problème à régler avec eux-mêmes : quand tout dans une vie s’articule autour d’une cause, d’un parti, tu peux aller te coucher mon ami, quelque part tu t’éloignes de cette même cause mon chéri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous rassure, je ne vire pas anarchiste de droite : je n’ai jamais été anarchiste. Ich liebe das ordnung und das disciplinentung. Surtout depuis que je vis dans le XXème et j’ai l’occasion de fréquenter un certain milieu de gauchos débauchés que je foutrais bien au travail d’un coup de pied dans les fesses. Ces gauchos donc qui du haut de leur chômage vous donnent des leçons sur le masochisme qu’est le travail et votre allégeance au système lorsque vous y passez le plus clair de votre temps tandis qu’eux se battent de débat en débat, de colloque en projection contre les affres du capitalisme. Tandis qu’ils vivent à vos crochets car au final, c’est bien vous qui payez le restau. Pas de leçons donc à recevoir désormais, il m’est pourtant arrivé d’avoir mauvaise conscience car, je l’admets, contre l’injustice de ce monde je ne fais plus que m’indigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est à deux jours de la grève le Fondamental sur lequel, sagement à mon bureau, je m’interrogeais alors que mon commercial atteint d’Obamania aiguë gesticulait: comment se battre vraiment ? A qui faire confiance hormis à soi lorsque la gauche est en déconfiture et reproduit dans la sphère privée des comportements dignes de Benedictus XVI (soit pseudo-moralisants, hypocrites et ennuyeux à l’extrême) ? Qui gêne vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4005135843031606398?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4005135843031606398/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4005135843031606398' title='9 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4005135843031606398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4005135843031606398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2009/01/coucou.html' title='Coucou'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6739568167440965193</id><published>2008-12-01T16:07:00.001+01:00</published><updated>2008-12-01T16:09:34.512+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Meta blog'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Hasta pronto</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mes chéris, mes amours,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bloggeurs de goût considèrent avec malveillance les textes qui font étalage du manque d’inspiration, d’envie ou de motivation de leur auteur. Il est vrai qu’il vaut mieux se taire que parler pour dire qu’on n’a rien à dire. J’annonce pourtant aujourd’hui que je vais la boucler pendant un temps non déterminé, c’est la moindre des choses pour ce petit endroit qui n’avait rien d’autre à proposer qu’une certaine régularité dans la publication des posts.   &lt;br /&gt;(Ici long texte sur les raison de, mais qu’est-ce qu’on s’en fout)&lt;br /&gt;Je vous bisotte donc, portez-vous bien. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6739568167440965193?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6739568167440965193/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6739568167440965193' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6739568167440965193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6739568167440965193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/12/hasta-pronto.html' title='Hasta pronto'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5895643060467978412</id><published>2008-11-26T21:53:00.002+01:00</published><updated>2008-11-26T22:04:05.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste'/><title type='text'>Viva el mal, viva la mediocridad</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Il s’agit désormais d’entrer dans une autre sphère, dans le ballon d’en face pour ainsi dire, et d’ignorer complètement les attaques de mauvaise qualité d’O., commercial en détresse qui doit probablement mal baiser ces derniers temps. Trop peu pour une déstabilisation en règle, j’attends en général plus d’imagination de l’adversaire, or me voilà, en plein trajet entre rond de  serviette et rond de manège, la première jambe dépliée en angle de 35° (rapport à mes hanches) à défricher le terrain, la deuxième étirée sur la pointe mais debout, soit, assise au sol, et rien que le petit souffle putride d’O. pour me faire valser, trop peu, vraiment trop peu pour obtenir cette nouvelle ceinture de lieutenant, d’autant plus que mes deux mains sont libres et que je dispose donc de toute latitude nécessaire pour me boucher le nez. Au loin un néon qui clignote : « Instant Sexual Charisma » et une bouteille sensée contenir des phéromones auxquelles les femelles ne peuvent résister. « Je la lui offrirais bien », mais déjà je suis dans mon nouveau contenant à moi, qui, ma foi, s’avère assez confortable. Gaz de ville, radiateur puissant, appareillage électroménager, emplacement de choix et surtout peau de rêve dans cet ovale de luxure et de paix, à l'abris des tempêtes de neige qui blanchissent les hivers à Lulvania. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5895643060467978412?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5895643060467978412/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5895643060467978412' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5895643060467978412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5895643060467978412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/11/viva-el-mal-viva-la-mediocridad.html' title='Viva el mal, viva la mediocridad'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1437012421929416947</id><published>2008-11-19T18:33:00.001+01:00</published><updated>2008-11-19T18:37:32.885+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Comment ne pas perdre son temps</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Demain, à l'heure où ne blanchit pas la campagne et je me battrai pour défendre les infinis, les plis dans l’âme et les replis de la matière face à un professeur de philosophie admirateur de Wittgenstein et accusant les manques de rigueur de certains philosophes (que l’on croirait volontiers créatifs) de tape à l’œil typiquement français, vous, cher vous, feriez mieux d’aller un peu vous balader avec &lt;a href="http://www.lesensfigure.fr/blog/index.php?2008/11/18/46-what-was-the-question"&gt;ceux qui voudraient remonter à la racine de n/vos nombreuses idées reçues&lt;/a&gt;. Heureusement que je me battrai : Deleuze versus Wittgenstein, Bouveresse versus Deleuze, que tout ça me manque et que je me pose des tas de questions que mon ignorance des penseurs laisse sans réponse. Heureusement que je me battrai : je regretterai ainsi moins amèrement cette promenade baroque, cette interrogation de l’infini. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1437012421929416947?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1437012421929416947/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1437012421929416947' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1437012421929416947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1437012421929416947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/11/comment-ne-pas-perdre-son-temps.html' title='Comment ne pas perdre son temps'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8855600769064207279</id><published>2008-11-18T01:39:00.002+01:00</published><updated>2008-11-18T01:51:27.938+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Sur la Bible</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Lorsque la nuit tombe, arrivent les juges de bars qui me dévisagent trois mètres plus loin, du côté opposé d’un comptoir de bois. Chef d'accusation: voleuse d’hommes et mauvaise amie,  ce n'est pas rien, les juges de bars essayent de me transpercer de leur petit regard prétendument acéré et je gigote dans mes nouvelles bottes trois secondes puis je remets mon nez dans le verre d’alcool que je suis, en somme, venue chercher. Grande nouveauté, des hommes sans mémoire et à la morale mal placée circulent par les rues mal éclairées en s’appuyant sur des lambourdes bancales. Qu’ils accordent donc plus d’importance aux titres de propriété qu’à l’engagement, à la couleur de peau du président américain qu’à ses idées libérales et à leurs petits bobos qu’aux vrais malheurs, mon deuil est en cours et si j’ai le nez plongé dans ce verre d’alcool c’est bien parce que les temps sont durs et on est loin d’être gai dans ce petit pays ridicule qui traite les tenanciers baba-cool et illustrés d’une épicerie en Corrèze de terroristes, les adolescents agités de violeurs et de grands délinquants et, inversement, les vrais criminels de héros. Tous ces grands mots. Alors qu’on me juge, oué, après tout, je suis un puits sans fonds de remords et je veux, je le jure, tout et son contraire depuis 30 ans. Qu’on me juge pour de vrai : j’ai cumulé les outrecuidances et les brouillons, parlé mille fois en vain, certainement trop regardé mon plafond.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8855600769064207279?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8855600769064207279/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8855600769064207279' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8855600769064207279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8855600769064207279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/11/sur-la-bible.html' title='Sur la Bible'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2015604755417896253</id><published>2008-11-12T15:41:00.000+01:00</published><updated>2008-11-12T15:45:41.858+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Mainstream</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Samedi soir, après un long parcours m’ayant éloigné de moi-même, samedi soir, enfin, sous la pluie, je rentre légèrement ivre, et je retrouve ma tête, si loin, seule dans le noir de cette ville humide, et, il faut le dire, assez désagréable sous cette pluie. J’avais passé une semaine de l’autre côté des murailles, là où des casernes s’élèvent près de l’aéroport qui engouffrent leur lot quotidien d’hommes à cravate puis les recrachent dans un RER, ou dans une voiture, entre 18 et 20 heures. J’étais tellement loin que je ne savais plus rien ni de moi, ni de vous, ni même, il y a des avantages, de Ségolène Royal. J’étais dans un univers de détraqués, de déprimés du business et de libéraux constipés. Samedi soir sous la pluie, un peu ivre donc, je parcours encore une fois les chemins de l’intérieur. De l’autre côté des murailles on m’a dit des absurdités à longueur de journée. J’aurais pu crier ou me fondre dans les éléments, les feuilles de l’automne, le vent. Mais leurs mains atrophiées m’agrippaient, me tirant vers un gouffre de douleur indicible, comment dire ?, comment dire, je manque d’humour parfois je manque sacrément d’humour et à vrai dire, j’ai un mal atroce à passer les murs, quelle sacrée bande de cons, là-dehors, quelle sacrée bande de cons.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2015604755417896253?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2015604755417896253/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2015604755417896253' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2015604755417896253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2015604755417896253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/11/mainstream.html' title='Mainstream'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4310402869196072399</id><published>2008-11-03T17:44:00.001+01:00</published><updated>2008-11-03T17:48:22.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Variations Volodine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sous le ciel de pluie qui inonde les terrains vagues autour du baraquement en ruines, la camarade Toulsa presse le pas et serre ses fous qui se tiennent les uns contre les autres dans les poches de son manteau gras. Plus rien par ici hormis le capitaine endormi sur un carton de fortune -il ne s’éveille de ses rêves de peau que pour la prendre au coin du feu - le capitaine, ses fous et puis elle, s’entêtant maladivement à ramasser des brindilles ruisselantes pour nourrir ce feu de crépitements nerveux. La nuit la veille ses fous qui lisent, dieu sait pour quelles raisons, le journal de la frontière, pays peuplé de monstres informes qui viennent pourtant les hanter, ont failli s’étriper au sujet d’un sombre chroniqueur, Bégounia ou Bigournieu, François de son prénom, apprécié de l’autre côté de la rive - faisant partie de la noblesse d’Etat et ayant récemment publié un ouvrage &lt;em&gt;volontairement polémique&lt;/em&gt;. Ce pays de cocagne et sans mémoire, pense-t-elle alors qu’elle sort ses fous de ses poches et les dispose en rang d’oignon, tout près de la flamme. Plus rien ici hormis le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flip sautille de froid formant des lignes droites qui traversent son corps allongé, les lunettes de travers il jette un regard sombre sur Major, occupé à se triturer les ongles presque invisibles de ses mains. Bégounia, ou Bigournieu (qu’est-ce que son nom exact peut bien lui faire à elle qui ramasse des bouts de bois dans des terrains vagues irradiés ?) est un auteur de merde doublé d’un ego de chameau, a fait savoir Major aux autres fous qui l’écoutaient les oreilles rondes, des nouvelles de l’autre lieu, ce lieu existant donc vraiment, peuplé d’âmes vivantes. La flamme brillait dans les yeux des fous comme des miroirs. Des âmes vivantes qui ne valent pas bien plus que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regard sombre de Flip qui envoie sa correspondance à la frontière depuis la nuit des temps : ne pas se laisser abattre, pas de cynisme et rien que de l’effort dans ce baraquement rafistolé avec des cartons moisis par les pluies horizontales, de l’effort pour sortir d’ici. Bigournieu peut bien faire de la merde au moins il fait quelque chose, au moins il n’est pas ici comme vous. Et les autres, ces chers fous, d’applaudir cette zizanie télédirigée par l’outre-monde irréel, de la propagande, de la diversion pour petits bonhommes en détresse, s’il vous plaît, reprenez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a mal partout et considère vaguement la possibilité d’interdire aux fous la lecture du journal de chimère qui arrive dans le baraquement bravant la frontière du temps. Elle a perdu le sens des jours depuis la fin du monde qui terrassa ses semblables, les uns après les autres, de catastrophes individuelles contre lesquelles rien ne pouvait être fait, cancers, attaques cervo-vasculaires, anorexies, accidents de la route en état d’ivresse, ses fous étaient nés de l’intensité de leurs douleurs, injustes mais inattaquables, tombées comme un jugement de dieu sauf qu’il s’agissait exactement du contraire : la dernière arme de destruction massive d’un monde qui se vidait de sens en emportant les âmes dans un tourbillon convexe. Elle ne peut que jetter une couverture chaude sur eux.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4310402869196072399?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4310402869196072399/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4310402869196072399' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4310402869196072399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4310402869196072399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/11/variations-volodine.html' title='Variations Volodine'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3297960814816576923</id><published>2008-10-27T18:41:00.001+01:00</published><updated>2008-10-27T18:47:02.979+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>La canine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La rupture avait été nette, sans appel : pour m’éloigner de cet ami, m’en dessaisir, j’utilisai les mots les plus cruels qui me vinrent à l’esprit, je fus, à vrai dire, d’une méchanceté extrême (car sans une once de mauvaise foi) et à l’exacte mesure de ma déception. La mélancolie de sa perte se mêla pendant quelques jours à la joie de ma santé mentale retrouvée ; malgré tout, pour m’en affranchir définitivement, je luttai férocement contre mes démons, je suis trop exigeante, je suis trop radicale, je suis trop violente. J’avais déployé des moyens d’une énergie rare pour l’aimer presque sans conditions, en dépit de sa rigidité d’esprit et de son jugement étriqué qui tombait périodiquement sur ma vie comme une sentence du dernier jour, je l’écoutais sans ciller car telle était mon exigence vis-à-vis de notre amitié. Il avait le droit de ne pas m’aimer mais certainement pas celui de me demander de choisir entre lui et d’autres que j’aimais. Il avait le droit de ne pas m’aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier il était là, au loin parmi la foule, reconnaissable et reconnu. Je ne saurai jamais s’il m’a vue mais sa présence à quelques mètres de notre petit groupe suffisait pour agiter en moi, les secouer violemment, mes vieux démons au pire moment. Quels sont les clauses et les motifs de licenciement qui figurent dans un contrat entre amis ? Il serait parfois utile de les noter noir sur blanc, accrochés en mémento sur un coin de notre tableau de bord. Mais il n’y a pas de cadre, il n’y a jamais de cadre dans ce genre de relations : on y met ce que l’on veut, pensais-je dans ce bar où les passions se déchaînaient à coups de poignards, ce qui est une trahison à mon goût ne l’est peut-être pas aux yeux de mon ami, aussi, l’amitié ne peut reposer que sur la connaissance, je sais ce qui compte pour lui, il sait ce qui compte pour moi, ruminais-je entre mes dents. On ne peut pas, on ne peut pas me demander de choisir entre deux personnes, la colère et l’ivresse montaient en moi, sauf lorsque le choix est fait. On ne peut pas déformer la réalité pour la transformer à son avantage sans que je perde alors tout mon respect, on ne peut pas, on ne peut pas. J’enquillais vodka-tonic sur vodka-tonic et ces petits vieux qui bramaient motherfucker au micro alimentaient ma rage que je vomissais à 3h30 du matin sur un trottoir du XXème, la main rassurante de mon amant sur mon front. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3297960814816576923?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3297960814816576923/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3297960814816576923' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3297960814816576923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3297960814816576923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/10/la-canine.html' title='La canine'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3667600284818894349</id><published>2008-10-21T17:49:00.002+02:00</published><updated>2008-10-21T17:58:39.774+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Front temps</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et alors le réveil sonne et sans prendre le temps de m’apercevoir que mon corps respire, m’y voilà, jupe ou pantalon, thé ou café, bus ou marche, aller ou ne pas y aller : faut voir la couette me faire des appels du pied et moi, debout, et moi, en plein milieu de ma chambre, et moi, sur mon parquet, je veux être la plus belle, je veux être la plus intelligente et surtout, que dieu décide au moins une fois pour moi. Mais pourquoi et comment et pour qui et dans quel but exactement ? Ce remue-ménage, cette fatigue, ces heures qui passent non distinctement, ces révolutions que je loupe, ces bouquins que je veux meilleurs, photocopies, coups de fil, ateliers chant, visites d’appartement, trajets dans un sens, trajets dans l’autre, et ce temps : il pleut, il fait gris et froid dehors et dedans, dedans, un monde nouveau, une peau nouvelle qui occupe l’espace, la pensée, alors distraction, rien de ces millions de choses qui doivent être faites ne sont faites, comme si le vent pouvait ne pas emporter mes jours, comme si le temps pouvait se figer, et il se fige, je l’ai toujours figé avec mon crayon à papier, mes petits carnets, mes appareils photos et mes enregistrements, une vraie figeuse de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps emporté par mes disques durs qui mériteraient d’être enterrés dans une cérémonie digne de ce nom. Ici reposent les années 2005-2007, par exemple, mais même pas peur, même pas une légère angoisse, à force de me répéter Vanités des Vanités, je suis devenue une authentique branleuse, je justifie mes empêchements et manques d’ambition, faudrait faire, attraper ce temps à deux mains et l’enfermer dans un bocal, construire des immeubles, une ville entière avec ses infrastructures et ses berges autour de la rivière violacée, ou alors rester au pieu en soufflant, après tout, le monde peut très bien se passer de mon ineffable contribution, après tout, y en a d’autres qui se bougent, par exemple, allez voir &lt;a href="http://www.lesensfigure.fr/"&gt;là,&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.rezolibre.com/detail.php?article=2165"&gt;là&lt;/a&gt; et n’oubliez pas de lire &lt;a href="http://www.wartmag.com/?p=1134"&gt;ci,&lt;/a&gt; majestueux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3667600284818894349?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3667600284818894349/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3667600284818894349' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3667600284818894349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3667600284818894349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/10/front-temps.html' title='Front temps'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3270173807016293039</id><published>2008-10-15T18:40:00.000+02:00</published><updated>2008-10-15T18:42:10.750+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>There is a light and it never goes out</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un reflet de réverbère, de mon réverbère, sur le contour de son cou et mes tripes sont en bataille. Tous mes organes le sont -de toute façon. Qu’il m’emmène dans cette nuit que je ne veux pas finir, au-delà du sommeil, n’importe où. Cette fuite si méprisée dans ce monde de petits lâches accusant les autres de leurs propres défauts –pêché occidental, toujours les autres et jamais soi-, que nous ayons choisi en choisissant la vie, certes, peut-être, peu importe, nous y sommes à fond. Et que la foudre de Zeus s’abatte, qu’elle me carbonise,  je me croyais à jamais interdite de ça, de cette lumière, je croyais l’avoir perdue, mais je roule éperdument dans la rue déserte accrochée à sa ceinture et respirant son dos, consumer l’air, le transpercer dans un croisement de regards, ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;And if a double-decker bus &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Crashes into us&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;To die by your side &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Is such a heavenly way to die&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3270173807016293039?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3270173807016293039/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3270173807016293039' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3270173807016293039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3270173807016293039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/10/there-is-light-and-it-never-goes-out.html' title='There is a light and it never goes out'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4257225034713774526</id><published>2008-10-07T16:44:00.005+02:00</published><updated>2008-10-07T17:02:20.995+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Les huîtres sont vivantes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les occasions que nous avons de vivre (vraiment) dans cette Terre de morts se font rares et les déchirements qui subviennent lorsque nous sentons engendrent des cycles sans fin, sans fin les mots que nous ne voulons plus entendre et sans fin ceux qui ne sonnent plus, sans fin les minutes et les secondes sans fin, je refuse désormais d’écouter des monologues artificiels, des discours de papier mâché, de confettis multicolores et de nids de carton, je refuse, croyez-moi, d’écouter ce qui me tue. Qu’on me rende la substance, qu’on me rende ce qui est à moi : à moi mon corps et mon intelligence, à moi mes lignes, à moi ma joie et mon sourire à moi, mes yeux, mes quatre murs et mon plafond, l’espace vaste d’un horizon sans coques dépourvues de mémoire qui se meuvent comme des épouvantails à la merci du vent. Sans fin les cycles mais pourtant la fin d’une époque, d’une saison à guerre sourde, nette la fin qui est là : pour me maintenir dans un état demi –ni morte, ni vivante- devrais-je signer une factice paix de cafétéria, mais noir ou blanc, je ne signerai pas de traité de rendu d’armes, il est bien évident que je ne signerai pas mon coma. Je camperai loin des n’importe quoi et des veillées hystériques, loin des non sens, loin du délire, loin des fantasmes absurdes et des branches auxquelles on se raccroche, je disparaîtrai, bordel, loin de tout ça. Ouverts mes bras je camperai et j'attendrai sans attendre parmi mes perles et mes objets vivants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4257225034713774526?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4257225034713774526/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4257225034713774526' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4257225034713774526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4257225034713774526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/10/les-hutres-sont-vivantes.html' title='Les huîtres sont vivantes'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1899337523388399418</id><published>2008-09-29T18:18:00.001+02:00</published><updated>2008-09-29T18:20:19.866+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Maybe this is a love song</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Disparue dans l’immensité d’une plage et d’un horizons plats, son corps fait office de paravent et je dors agrippée à son bras, je dors dans le noir - la première fois que nous nous sommes embrassés, le noir était total, complet, absolu - de mes paupières surexposées au soleil, la conséquence de nos actes, les petits cataclysmes que nous engendrons, l’impossibilité de vivre légers trop longtemps. Malgré moi je quitte le monde des éléments pour en revenir à celui des concepts, le mot évidence trotte dans ma tête, les certitudes que je n’ai plus. A notre réveil, la plage subit un plein débarquement de familles avec chien et instruments de loisir à voile, je tente de faire bonne figure parmi les jouets de la nature et avance dans le sable en tenant mes baskets à la main. Mal partout, mal, j’ai mal de son silence nouveau, de sa réalité pesante, j’ai mal mais tant pis s’il le faut (Philippe pourra me dire toujours que mon blog lui donne envie de pleurer ces derniers temps). Il y a ce mouvement, imperceptible mais rapide qui déplace les objets sur la carte mais au fond, rien que cette fin d’un monde qui s’annonçait nettement le jour même de l’an.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1899337523388399418?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1899337523388399418/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1899337523388399418' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1899337523388399418'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1899337523388399418'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/09/maybe-this-is-love-song.html' title='Maybe this is a love song'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5069976345772910850</id><published>2008-09-17T17:54:00.002+02:00</published><updated>2008-09-17T17:58:27.198+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Immunité zéro</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Du jour au lendemain, sa lettre fait tout basculer et je passe de la méfiance à l’abandon, m’écarte de mon champ de bataille ordinaire, sans armure aucune, sans défense sans avocat, à poil devant une éventuelle justice divine qui pourra tôt ou tard me juger pour haute prétention et attentat cruel à l’obus d’intransigeance, aux bombes de mots crus. Déjà je purge ma peine et réapprends maladroitement à vivre en respectant des règles terrifiantes et à la merci d’un coup de vent, or je suis ivre : ce qui m’entoure prend des formes visqueuses et insaisissables, tout ce que je connaissais, tout ce dont je me souvenais, se délite entre mes mains, glisse, devient vert au lieu de gris, rouge au lieu de jaune, se répand en flaques d’un liquide épais entre mes pieds. Il n’y a plus de murs et les sols sont mouvants.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5069976345772910850?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5069976345772910850/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5069976345772910850' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5069976345772910850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5069976345772910850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/09/immunit-zro.html' title='Immunité zéro'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4614376487282521288</id><published>2008-09-12T16:17:00.003+02:00</published><updated>2008-09-12T16:34:50.718+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Argentique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« Voulant devenir sages, il sont devenus fous », prévenue et pourtant constamment terrassée par le doute nécessaire mais tellement toujours là, bavard mon doute, insidieux ce salopard, lundi, il me mène jusqu’à l’anti-chambre de la paranoïa, je ne crois en rien, je ne crois personne, quelle fatigue et quel ennui, c’est avec un effroyable bruit de verre cassé que voulant combattre le cliché, je m’y vautre de tout mon poids. M’imposer des travaux forcés et des objets extérieurs que je m’appliquerai à cerner, comme les peintres et les pommes, la pomme sous toutes ses coutures, la dessiner une, deux, trois, dix, vingt, trente fois, jusqu’à ce que son essence de pomme transcende les traits du pinceau. Peut-être le métal ? Il est tellement question d’acier ces derniers temps, d’épines argentées, de poutres qui fondent, de clés, d’augmentation, en général, des prix des matières premières. Et de tours: l’événement, 7 ans plus tard, me paraît dérisoire et les cérémonies émues bidon. Le 11 septembre, à l’échelle de l’histoire, c’est tout petit, c’est minuscule ; une expo photo sur le début du siècle accrochera dans 20 ans quelques clichés parmi d’autres où l’on verra des bonhommes sautant dans le vide et, dans 100 ans, comme l’assassinat de Franz Ferdinand fut la cause immédiate de la Première guerre mondiale, vos petits-enfants apprendrons grâce à leurs supports interactifs d’histoire en quoi l’attentat fut à l’origine de la destruction de l’Irak devenu depuis un champ déserté de puits de pétrole. Que de fil à retordre pour les archéologues du prochain millénaire. &lt;em&gt;When i woke up the sun was shining in my eyes,&lt;/em&gt; le métal comme bouclier, comme carcasse, comme film épais de protection, &lt;em&gt;my silver spurs were gone my head felt twice its size&lt;/em&gt;, comme matériau de conception d’outils hospitaliers, brancards, bistouris, ciseaux, stéthoscopes, écarteurs, défibrillateurs, &lt;em&gt;she took my silver spurs a dollar and a dime&lt;/em&gt;, le mercure du thermomètre et le plomb de la bouteille de vin, &lt;em&gt;and left me cravin’ for more summer wine.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4614376487282521288?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4614376487282521288/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4614376487282521288' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4614376487282521288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4614376487282521288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/09/argentique.html' title='Argentique'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4693809055102724150</id><published>2008-09-05T17:01:00.003+02:00</published><updated>2008-09-05T17:33:32.256+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Culo de mal asiento</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le diable cette fille, de droite, individualiste, elle fout la merde, débarque, détruit, sème la pagaille puis repart libre comme le vent, une salope, une égoïste qui donne des leçons au lieu d’accueillir mon amour à bras ouverts, mon désir absolu, la fermer et se sentir flattée d’être le nouvel objet de ma passion, pétasse qui tourne les talons au dernier moment, traître des humains à qui elle préfère sa solitude, ingrate qui fusille des yeux mon besoin d’être avec elle, idiote qui ne comprend décidément rien à ce qu’être amoureux veut dire &lt;em&gt;universellement&lt;/em&gt;, monstre de glace qui ne se laisse enculer qu’une fois sur deux et qui se moque de ma douloureuse érection. Sauvage qui ne demande jamais rien à personne, nihiliste qui-ne-croit-qu’en-l’in-te-lli-gen-ce, staliniste, psychorigide de l’honnêteté, frustrante et frustrée, lâche qui s’enferme chez elle pour ne pas voir à quel point un homme épris d’elle est capable d’oublier d’être bon. Défaitiste qui ne joue que selon ses propres règles et qui finira seule dans un coin aussi poussiéreux que son corps oublié à l’intérieur de quatre remparts de feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sur le plan des faits quotidiens, l’attitude de mon non-conformiste se traduit par son refus de tout ce qui sent l’idée reçue, la tradition, la structure grégaire basée sur la peur et les avantages faussement réciproques. Il pourrait être Robinson sans grand effort. Il n’est pas misanthrope, mais n’accepte des hommes et des femmes que la partie qui n’a pas été plastifiée par la superstructure sociale ; il a lui-même la moitié du corps dans le moule et il le sait mais ce savoir est actif et non la résignation de celui qui marque le pas. Avec sa main libre il se gifle le visage la plus grande partie de la journée et à ses moments libres il gifle les autres qui le lui rendent en triple exemplaire. Il occupe ainsi son temps avec des imbroglios monstrueux qui embrassent amants, amis, créanciers et fonctionnaires, et dans le peu de moments dont il dispose encore il fait un usage de sa liberté qui étonne les autres et qui finit toujours en petites catastrophes dérisoires, à sa mesure et à celle de ses ambitions réalisables ; une autre liberté plus secrète et évasive le travaille, mais seul lui (et encore, à peine) pourrait rendre compte de ses jeux."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Julio Cortazar. &lt;em&gt;Marelle.&lt;/em&gt; (Mal traduit par mes soins)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4693809055102724150?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4693809055102724150/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4693809055102724150' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4693809055102724150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4693809055102724150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/09/culo-de-mal-asiento.html' title='Culo de mal asiento'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6997273431327582144</id><published>2008-09-03T18:32:00.001+02:00</published><updated>2008-09-03T18:34:37.130+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><title type='text'>Reprenons les hostilités</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Devant l’étendue du désastre, de la catastrophe, du crime social, je réagis comme un chat d’appartement dans une prairie, m’empresse de me mettre à l’abri avec quelques bières, ébauche des projets totalitaires, dresse des camps de rééducation imaginaires, exproprie chaînes de télévision et resorts pour milliardaires, rêvasse sur mon canapé mais comment faire pour, en bonne conscience, ne rien faire du tout : loin des yeux, loin du cœur, je m’en reviens dans un avion où j’ai une dernière fois affaire à un miséreux qui serre son gros anorak contre lui en prenant toute sa place et toute la mienne. Il ne veut pas lâcher son précieux manteau de peur qu’on le lui vole et, bien entendu, j’ai envie de frapper cet ignorant. Qu’il est facile pour l’humain de soumettre son prochain, quelle terrible tentation d’user de son pouvoir, même du plus ridicule et minuscule des pouvoirs, cette envie de se jeter dessus, de s’en approprier semble quintuplée lorsqu’on est constamment écrasé par les autres. Mon miséreux passe le vol à torturer l’hôtesse de l’air, tandis que sur terre l’on s’étonne hypocritement de la violence de ceux que l’on a transformé en bétail, en main d’œuvre sans cerveau. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6997273431327582144?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6997273431327582144/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6997273431327582144' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6997273431327582144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6997273431327582144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/09/reprenons-les-hostilits.html' title='Reprenons les hostilités'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8335448130174191281</id><published>2008-07-31T18:29:00.004+02:00</published><updated>2008-07-31T18:34:41.903+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>On s'aime comme on se quitte</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il est temps de partir désormais. Plus personne ne lit, plus personne ne bouge, dans la chaleur moite d’été, il est temps de digérer comprendre mais déjà j’ai, pour ce qui est de moi, au cours de ce mois de juillet tiré les ficelles qui ont ouvert des ballons suspendus remplis de réponses. Les mots m’ont plu dessus si bien que je ne peux que me montrer satisfaite d’avoir fui la ville dans la ville, de m’être poussée à bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de poursuivre un autre chemin, de déplacer mon énergie, maintenant que certaines questions sont réglées, ailleurs. De ce processus que je clôture, de cette longue guérison de celle a vu de trop près la noirceur de son âme, je tire un amour profond pour ma solitude. Elle me pèsera encore parfois, j’en suis persuadée, mais je n’oublierai plus qu’elle est mon choix. Puissent tous les humains me trahir d’abandon, je tisserai des canevas de phrases qui dans leur litanie seront mes compagnons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux semaines je m’en vais prendre des notes essayant de saisir des impressions dans le pays qui célèbre la mort avec entrain. D’ici là je vais me contenter de vivre avec ceux que jamais je ne remercierai suffisamment de m’avoir involontairement murmuré ces réponses du mois de juillet que j’attendais tant.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8335448130174191281?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8335448130174191281/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8335448130174191281' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8335448130174191281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8335448130174191281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/on-saime-comme-on-se-quitte.html' title='On s&apos;aime comme on se quitte'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1232939744799668448</id><published>2008-07-23T18:48:00.003+02:00</published><updated>2008-07-23T18:53:49.238+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Loin de l'eau</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’été débute le 23 juillet, ici-bas, sous le ciel bleu, c’est l’enfer du désert qui commence par ce gazon transmuté en paille et les nuages de poussière qui s’élèvent au dessus des pelleteuses, des bétonneuses et des compresseurs à air pneumatiques qui éventrent les trottoirs ; derrière les balises vertes, les rues n’existent plus. A la place, des trous béants recouverts à la tombée du jour de plaques métalliques portées à incandescence par les fortes températures. Les rideaux de fer ont été tirés ici et là et les affiches collées sur les murs au printemps jaunissent, se détachent, puis se fripent comme de vieux draps. L’errance, ici-bas : ce matin j’ai croisé Véra qui s’est jetée dans mes bras. Tremblant de son corps, un filet de voix s’est enfin frayé chemin au travers de sa gorge, coupée par la peur, trois minutes avant,  un braquage au pistolet l’a surprise au bureau de poste et des bandits cagoulés, des soldats d’été, par mégarde auraient pu loger une balle dans sa cuisse ou dans le front de son voisin. Suspendus à des fils, des cambrioleurs amateurs entament l’ascension des bâtiments et pénètrent les espaces ouverts sous la contrainte de la chaleur à la barbarie propre aux affamés. C'est l'été, plus de nantis, ici-bas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1232939744799668448?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1232939744799668448/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1232939744799668448' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1232939744799668448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1232939744799668448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/loin-de-leau.html' title='Loin de l&apos;eau'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4229210151990402827</id><published>2008-07-21T16:28:00.005+02:00</published><updated>2008-07-21T17:29:56.069+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Il y a pire comme matin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La plage était blindée. J’y étais parvenue après avoir traversé la petite forêt de pins dont les épines tamisaient les rayons de soleil brûlant. Ronde comme un ballon, enflée par les alcools, je m’écroulai sur le sable en regardant brièvement et sans l’énergie nécessaire au désespoir les plis de mon estomac, puis je m’endormis bercée par le roulis des vagues, le visage écrasé contre le sol. Paris était derrière, New York, en face, mais je rêvai pourtant de Berlin : je n’étais plus sur cette serviette affreuse de bains, mais dans ma représentation de l’appartement - bordélique et allongé, les toilettes en berne- d’un copain qui y vivait bel et bien. Je me réveillai à 20 heures, la bouche sèche et l’esprit confus par les manifestations de mon inconscient qui avait fait ainsi écho à une conversation anodine ayant eu lieu un an et demi auparavant. C’est que je suis plutôt tordue, murmurais-je dans ma barbe, tapant de mon poing sur la serviette, puis me levant pour entamer une procession entre les primes vacanciers dont le but était de laisser travailler les grains de ce sable fin sur la plante de mes pieds. Qu’ils les massent et qu’ils affinent mes chevilles, une qualité appréciable chez toutes les filles, m’avait expliqué S. la veille, et j’y pensais en suant avec hargne et dans l’espoir d’envoyer quelques ondes amicales à cette fête de roublards qui allait avoir lieu sans mon corps –puisqu’il était, comme Pauline, à la plage- mais avec &lt;a href="http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/tu-verras-mes-filles-touvrir-leurs-bras.html"&gt;mon ampli qui avait sauvé ma mise cet hiver&lt;/a&gt;, et qui agissait –j’en avais l’impression- parfois selon mes humeurs. Or semble-t-il que mes humeurs ne fussent pas bonnes ce soir là, puisqu’il refusa de cracher son son. Peu importe, mes préoccupations n’étaient pas là, je m’interrogeais plutôt, alors que mes parents prenaient les traces persistantes de mes cocards causées par un accident de vélo dont je ne leur avais dit mot pour des cernes creux de fatigue, sur les justifications de nos injustifiables comportements, sur les bonnes et les mauvaises explications, sur le travail qui me pesait jour après jour et sur les discours autour de l’aliénation. Bercée au marxisme je luttais pour ne pas laisser ma peau dans mes heures de salariée. Or ma peau, en réalité, je la laissais dans mes heures de loisir : toutes ces drogues grisaillaient mes dents, ternissaient mon teint, fragilisaient mes os et atrophiaient mon foie. A qui voulait m’entendre j’expliquais qu’il fallait bien compenser ce sacrifice humain obligatoire, mais au fond, je le savais, que je travaille ou pas j’allais consommer car j’aimais ça tout simplement, alors autant tirer fierté de cette tâche du quotidien qui me cadrait sans trop me ponctionner, me permettait de ne pas succomber à une fainéantise qui engourdissait bien davantage l’esprit que quelques heures de lecture indigeste bien payée, me donnait, oui, me donnait, l’indépendance financière nécessaire (qui ne peut pas ne pas être) à mes allées et venues en général et à mes rapports à l’autre en particulier. Au fond, je me disais, que ce blog porte bien son nom et que je colle bien à mon époque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4229210151990402827?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4229210151990402827/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4229210151990402827' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4229210151990402827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4229210151990402827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/il-y-pire-comme-matin.html' title='Il y a pire comme matin'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5558391776465551750</id><published>2008-07-15T15:18:00.001+02:00</published><updated>2008-07-15T15:21:43.078+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Les portes après les murs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cela fait une dizaine de jours que je ne vis pas seule, mais à trois, et déjà les premières appréhensions sont tombées, je me mets à table &lt;em&gt;en face d'eux&lt;/em&gt; pour le petit déjeuner, me balade en kimono rouge, les cheveux en pétard  -en réalité je suis plutôt à mon aise et dans l’ensemble ça me fait du bien : je constate avec soulagement que le monde ne s’est pas écroulé, qu'on me cause toujours, que je ne fais pas trop peur encore alors que je me suis montrée sous tous mes jours. (La question n’est pas tellement celle de savoir si je suis facile à vivre mais de vivre simplement avec les autres, de se montrer précisément en kimono ou en pyjama, au petit matin, les yeux pleins de caca ; lorsqu’on pisse la porte ouverte depuis deux ans la question n’est pas tant de savoir si l’on sait fermer une porte mais celle d’accepter que les autres sachent que vous êtes humain, que vous mangez, que vous chiez, que vous avez parfois une sale gueule.) L’inverse est aussi vrai ; j’apprends à accepter l’humanité des autres. D’ailleurs ce n’est pas une question d’acceptation –car bien sûr j’accepte. J’apprends à conserver, à ne pas voir modifiée l’image de l’autre à cause de son côté organique. Ce n’est pas une mince affaire : depuis deux ans, je vis dans ma tête dont le cadre est aussi étroit que le couloir qui relie ma nouvelle chambre à la salle de bains, je m’y cogne facilement tant les parois sont proches les unes des autres, mais j’y suis bien, à l’abri, au frais, dans le noir. Et même si je sors souvent, même si des hommes dorment parfois dans mon lit, le degré d’ouverture dont je fais preuve demeure un choix, il n’est jamais bousculé ; il est simple de faire illusion pendant quelques heures, j’en étais à craindre qu’un rhume et son nez rouge subséquent puissent mettre en cause l’amour des autres pour moi. J’en étais à tomber malade pour un kilo de trop. Alors je me dis que ce n’est pas plus mal qu’on force certaines portes, qu’on m’oblige à être là.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5558391776465551750?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5558391776465551750/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5558391776465551750' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5558391776465551750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5558391776465551750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/les-portes-aprs-les-murs.html' title='Les portes après les murs'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-7486694048063547601</id><published>2008-07-08T12:49:00.000+02:00</published><updated>2008-07-08T12:55:32.042+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Père Lacaisse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cela fait une heure que je regarde mon écran blanc, incapable d’écrire, de lire, de réfléchir : certaines descentes interviennent par à coups aux pires moments, lorsqu’il est nécessaire de donner un peu de soi, mais aucune autre idée que celle de quitter la planète Terre en défiant les lois de la gravité n’occupe mon esprit. Je voudrais léviter, que mon corps traverse les nuages gris en s’élevant et puis le ciel pour arriver dans le noir sidéral et me mettre en orbite éternellement. Tourner doucement, comme dans une valse muette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce samedi du mois de mai. Ainsi, dimanche dernier, lorsque je regardais les feuilles dorées des arbres s’agiter derrière la fenêtre, dimanche après la fête, je me souvenais et je me souviens. Je n’aurais jamais cru que le poids de ce souvenir puisse être un élément dont je devais tenir compte, il me plombe, il m’empoisonne, comment défier alors cette garce de gravité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce tapissier qui ne voulait pas de moi et qui n’existe que dans ma mémoire –il me prenait pour une étoffe légère alors que je ne suis qu’un matelas de vieille laine- et j’en deviens métallique et froissée, comme une épave de voiture qu’on ramasse à la pelle et qu’on laisse s’écraser sur une montagne d’autres épaves avec fracas&lt;/span&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-7486694048063547601?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/7486694048063547601/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=7486694048063547601' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7486694048063547601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7486694048063547601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/pre-lacaisse.html' title='Père Lacaisse'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8320601670171142732</id><published>2008-07-03T17:27:00.003+02:00</published><updated>2008-07-03T23:30:42.205+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Tear down the walls</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A bien y réfléchir, la solution d’urgence ne me paraissait pas complètement débile, ou folle, ou suicidaire, ni même à l’excès altruiste ou généreuse. Dans les terrasses de café, des filets de sueur dégoulinaient sur les mollets de ceux qui croisaient leurs jambes tant le soleil grillait l’air devenu irrespirable, avec détermination. On était incapable de mener une pensée jusqu’au bout alors autant se comporter avec désinvolture. Ce que je comptais bien faire. Une certaine appréhension m’envahissait de temps à autre, bien entendu. Je me représentais la situation dans tous les sens, lorsque la chaleur me laissait un morceau de crâne en jachère et, aussi loin que je pusse voir, il n’y avait aucune raison valable à ce que j’arrêtasse ma course vers ce qui, en somme, j’étais curieuse d’explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me lançais pas dans une vie en communauté dans le Larzac, personne ne m’obligeait à traire des chèvres avec des gants en laine. Je ne partais pas à pétaouchnoc, à peine à deux minutes à pied de mon appartement, ni même pour un temps indéterminé. Je me portais volontaire pour habiter transitoirement avec un couple d’amis et je cédais mes lieux de vie à la mère de l’un deux, le temps qu’elle trouvât un endroit convenable à son âge et sa maladie avancés. Alors, fallait peut-être pas chercher midi à quatorze heures, fallait peut-être enfin qu’on se décidât à ne plus venir m’emmerder avec ma gentillesse sans bornes. Ma gentillesse était certes réelle : malgré mes efforts pour me durcir, je devais être poussée par un féroce rhinocéros contre une paroi en béton armé pour que je sorte mes griffes, la plupart du temps. La plupart du temps j’étais certes bonne, sans rancune, sans arrière-pensées, mais je ne le regrettais pas, trop occupée à mener la guerre à mes imperfections, mes contradictions et mes faiblesses qui étaient nombreuses –j’avais davantage l’âme d’un moine shaolin que celle d’un samouraï combatif et vengeur -, je n’avais ni l’envie ni l’énergie de faire des simagrées et de défendre un territoire qui ressemblait bien plus à un champ de ruines que de blé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bien y réfléchir, l’attitude de ceux qui m’entouraient me surprenait. On vivait cloisonné, dans des espaces non interchangeables, individuellement insupportables mais collectivement impensables. L’ère où on appréciait le soleil –et donc la vie-, à sa juste valeur, était loin, le souvenir de l’ère où on se posait dans n’importe quel endroit du monde sans difficultés et où on pouvait aspirer à un sommeil bienfaiteur et profond était pâle, troublé, presque inatteignable par une mémoire fatiguée. Affaire classée, toute décision, aussi petite fusse-t-elle prenait des proportions inimaginables par les temps secs qui couraient. Pourtant, à peine si j’allais mettre un baluchon dans un bureau et poursuivre mon train-train quotidien de salariée urbaine. En réalité cela devenait nécessaire, la question se posait sérieusement à mes yeux : étais-je réellement capable de vivre avec d’autres êtres humains ? Avec des êtres humains que j’appréciais, je veux dire, que j’appréciais même au-delà d’un certain degré. Je me sentais bien avec eux à qui j’avais eu recours, pendant l’année qui venait de s’écouler, lorsque je me retrouvais dans les états de détresse affective qui m’assaillaient de manière injustifiée et incontrôlable. Bourrée et droguée jusqu’au blanc des yeux, j’en étais certaine, j’étais bien capable de me fourrer dans leur pieu. Mais j’avais confiance en moi au-delà de ce que je voulais bien avouer en général, et je me savais capable de ne pas ruiner pour une fois ce qui m’était cher en prenant le plus grand plaisir à abattre certaines défenses devenues cloisons autour d’un bon verre de blanc. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8320601670171142732?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8320601670171142732/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8320601670171142732' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8320601670171142732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8320601670171142732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/07/tear-down-walls.html' title='Tear down the walls'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6916320035667073546</id><published>2008-06-30T16:37:00.002+02:00</published><updated>2008-06-30T16:47:10.640+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Il est partout</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Une émotion intense, comme un coup de chaud, l’impression que cet écrivain était d’une façon ou d’une autre connecté à mon cerveau ou alors tout simplement qu’il lisait mes quelques lignes ici reportées et qu’il les exploitait bien mieux que je ne savais le faire, ou encore que, décidément, ce pétard me faisait le plus grand effet : « il souscrivait à une existence dont les échecs se succédaient comme les perles d’un interminable collier », écrit noir sur blanc, fraîchement imprimé en quelques milliers d’exemplaires, dont j’en tenais un entre mes mains, or cette image, oh mon dieu, cette image que j’avais employée le 3 mars, cette si proche phrase je l’avais écrite au moment même où les quelques lignes que je lisais s’écrivaient. Alors quoi ? Fallait-il que je me résigne à conclure prosaïquement que tous deux nous contentions d’utiliser une pauvre image d’Epinal incrustée dans mon inconscient à force de l’entendre sans en avoir l’observation ? Sans doute, mais il était déjà trop tard, hors de question de renoncer au bonheur de croire en la magie, celle-là même qui vous touche lorsque vous découvrez que l’être aimé déraisonne -et qu'il vous aime aussi. Et merde, pensais-je et merde, chez lui, il a déjà été question de panneaux de particules, de vermouth, de Brautigan et de Zion, il faut déjà le faire pour titiller d’aussi près mes obsessions, et maintenant je devrais tourner la page sans y voir de signe, de clin d’œil, en ignorant, soit dit en passant, la concordance des temps ? Je devrais maintenant poursuivre mon chemin en neutralisant mon radar à bizarreries, en faisant mine de ne rien voir de surprenant dans l'association de ces trois mots ? Que les gens décents et rationnels aillent se faire foutre, pensais-je, ce type obsédé par les catastrophes, les fins du monde, les verrières qui s’écroulent et les hivers aux soleils blancs, est moi, mais en mieux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il était déjà trop tard pour faire marche arrière, quoi qu’il en fût, le magique m’avait déjà transformée, croire aux miracles vous donne un rayonnement tout particulier- et la seule route que je poursuivais ce soir-là était celle de la nuit au cours de laquelle un jeune homme de dix ans mon cadet que je venais de recontrer, prostré à mes genoux tel Bernadette Soubiroux devant une apparition de la Sainte Vierge, me fit la plus démesurée et chaste déclaration d’amour qu’il m’ait jamais été donné d’entendre. Aussi, cette magie, ne me mouvait-elle pas essentiellement, n’était pas-t-elle ce que je recherchais dans toute chose, ces moments inespérés et cette chaleur qui vous inonde les joues valaient bien le plus puissant des orgasmes –or ils ne pouvaient malheureusement pas se commander.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6916320035667073546?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6916320035667073546/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6916320035667073546' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6916320035667073546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6916320035667073546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/il-est-partout.html' title='Il est partout'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4148898658036317062</id><published>2008-06-26T18:24:00.004+02:00</published><updated>2008-06-26T18:37:26.647+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>L'aliénation me fait du bien</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Après la bataille, je rentrai impatiente dans mon impasse dévastée, grimpant les escaliers de deux en deux pour retrouver mon lit au plus vite, mon lit, j’étais fatiguée et un peu saoule. J’étais tellement fatiguée. Vidé mon cerveau de la peur blanche de cet hiver, vite le combler d’absurdes objectifs pour mettre en route l’engrenage moteur qui m’empêcherait de tomber comme une mouche après quatre tristes verres de mauvais blanc et une assommante conversation sur la mixité sociale du XXe. Il n’y a pas encore très longtemps, je me souviens, je m’intéressais à tout. Désormais, plus rien, des sensations vaporeuses à saisir sur mon clavier, des lignes discontinues devant mes yeux, des muscles endoloris, des prières incessantes et l’air un peu rêveur de celle qui plutôt que de vivre l’histoire, se la raconte mentalement. Je regarde avec étonnement ceux qui sont capables d’énoncer un raisonnement. Il y a longtemps, je me souviens, j’étais rompue à l’exercice et en société je discourais à l’aise, il y a longtemps, j’étais sûrement une autre personne, mais des années à entendre des inepties dans les bureaux - qu’on refuse de combattre dans un souci de gain d’énergie - m’ont changée et à vrai dire, désormais, la logique extrême m’énerve, les arguments empilés les uns derrière les autres me font suffoquer et l’exhibition injustifiée de culture me semble indécente et tout à fait ridicule. L'esprit plutôt que l'exercice, s'il vous plaît.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4148898658036317062?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4148898658036317062/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4148898658036317062' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4148898658036317062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4148898658036317062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/lalination-me-fait-du-bien.html' title='L&apos;aliénation me fait du bien'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1151358703129917183</id><published>2008-06-23T11:54:00.003+02:00</published><updated>2008-06-23T12:03:37.781+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Terrain battu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A T., dont je n’ai lu &lt;a href="http://60millions.viabloga.com/news/demeure-moi"&gt;son texte &lt;/a&gt;énervé qu’hier matin, où il m’y traite de stupide, je voudrais dire que je l'aime ; car je l'aime ce gars-là. Qu'il vente, qu'il neige ou qu’on grille sous le soleil, qu'il soit fana de foot, de golf ou d'auto-tamponneuses, rien n'y changera. Il peut donc m’appeler cruche finie ou m’empêcher de faire ma crise anti-foot de tous les deux ans, ça ne m'arrêtera pas. Il pourra même un jour estimer qu'en effet, je suis vraiment une idiote et ne plus rien vouloir savoir de moi – je resterai fidèle à cet amour qui n'est pas fou : j'aime T. pour un tas de raisons dont cette capacité à me traiter de stupide. Comprenez par là qu'il n'est jamais complaisant et que même si parfois je préférerais ne pas m’entendre dire que je ne suis pas irrésistible, la reine du monde, que je ne plais pas à tout le monde, même si parfois dans ma faiblesse je préférerais au contraire qu’il se montre (au moins un peu) surpris d’apprendre que tous les mecs de la terre ne sont pas à mes pieds, par exemple, je sais qu’il n’en fera rien ; je peux compter sur sa sincérité et sur son intelligence. T. a pris une place invraisemblable dans mon petit cœur petit cerveau depuis deux ans. Une quinzaine de jours sans le voir et il me manque terriblement. Il le sait mais je le dis quand même publiquement. Histoire de.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1151358703129917183?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1151358703129917183/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1151358703129917183' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1151358703129917183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1151358703129917183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/terrain-battu.html' title='Terrain battu'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-632913617666268236</id><published>2008-06-17T16:48:00.002+02:00</published><updated>2008-06-17T16:52:34.488+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Ne m'appelez plus Marie-Chantal</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Décidément, mon gnon (qui n’est pas métaphorique) sur le front me rend nerveuse. Pas déprimée, non : nerveuse. Par exemple, j’ai aujourd’hui envie d’écrire un post (et je dis post) fleuve et ultra cryptique sur mes trépidantes aventures quotidiennes (oh mon capitaine, froides sont mes jambes lorsque je me balade dans le rayon des surgelés, puissent mes petits pas sautillants t’émouvoir et du soleil de tes rayons, les rayons de cette église de la consommation réchauffer). Rien que pour vous emmerder en ce jour où (enfin) la France se fera éliminer de cette compétition de demeurés en culotte courte. Car, mine de rien, je me tiens au courant de l’actualité, soit, de l’Euro Coupe et de ses couleurs. En France, bleu, en Hollande, orange. Et en Italie, Berlusconi. Car (bis), ce n’est pas moi qui nierai à quel point se faire enculer peut être bon. Mais tout de même mes chers et très jolis cochonnets d’amour, les compets ce n’est pas du jeu mais du nationalisme de supermarché en barre (et par le cul, si vous suivez le fil de ma pensée). Or (je prends mes pincettes), l’identité nationale française n’est plus à défendre, nous sommes une nation plus que reconnaissable, je peux vous le garantir, en nous des signes extrêmement identifiables depuis l’œil extérieur (incapacité totale à l’adaptation en milieu hostile, grande passion pour les titres honorifiques, rétention d’eau et constipation chronique, apprentissage difficile des langues étrangères). (A tout hasard et pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit.) Alors que la Hollande, pardon, les Pays-Bas, ce tout petit pays dont seuls quelques représentants de l’élite intellectuelle internationale connaissent le nom du premier ministre, elle (la Hollande, vous ne suivez pas), a besoin de s’habiller en orange pour se défendre de ces hordes de touristes qui viennent fumer des joints dans leurs quelques kilomètres carrés. Moi je dis : une finale Espagne Pays-Bas, histoire de revenir au XVIIe siècle un bon coup. Car, voyez-vous, il me manque le XVIIe, l’Espagne à l’époque était une grande puissance et les gens s’habillaient bien. Il me manquait hier tout autant qu’aujourd’hui alors j’ai regardé (de mon âme de franco-espagnole échouée et avec un cataplasme de glaçons sur le front) un film passionnant dont le synopsis est : un poisson géant, très laid et très méchant, envahit Manhattan. Un film très subtil, car, attention, à la fin, on ne sait pas si les héros (qui s’aiment) (bien sûr) meurent ou pas. Mystère. Je vous laisse deviner le titre et ne me remerciez pas, ça vous occupera pendant la mi-temps. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-632913617666268236?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/632913617666268236/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=632913617666268236' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/632913617666268236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/632913617666268236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/ne-mappelez-plus-marie-chantal.html' title='Ne m&apos;appelez plus Marie-Chantal'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4699292851383005757</id><published>2008-06-12T23:43:00.003+02:00</published><updated>2008-06-12T23:48:19.904+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>You'll end shot up by both sides</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Effrayante gueule devant le miroir, les matins je ne peux que m’excuser auprès du Capitaine cinglant d’avoir eu la prétention d’arrêter et d’accélérer le temps, de m’être crue trop forte et bien au delà de mes possibilités avoir osé poser nues mes contradictions sur la table d’opérations sans rallier d’autre camp que celui d’une vérité inutile. Cette vérité saigne à blanc les cascadeurs, mais ne modifie jamais l’ordre du monde : je ne voulais pas vieillir, pas souffrir, alors j’ai couru dans tous les sens jusqu’à ce que je heurte un trottoir de plein fouet avec mon front. Aussi, si cette vérité est cruelle et inutile à quoi bon avouer mes nombreux péchés ? Deux coquards pour yeux se suffisent à eux seuls sur mon chemin de croix. Le  Capitaine m’entendra-t-il peut-être une dernière fois prier pour que de doux mensonges viennent me tendre leurs mains.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4699292851383005757?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4699292851383005757/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4699292851383005757' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4699292851383005757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4699292851383005757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/youll-end-shot-up-by-both-sides.html' title='You&apos;ll end shot up by both sides'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-7525587526663019098</id><published>2008-06-05T15:07:00.001+02:00</published><updated>2008-06-05T15:17:49.118+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Clochards, disait-on</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On se demande d’où ces clochards sortis d’un trou dans la nuit tiennent-ils les informations qu’ils tournent en boucle dans des discours de tarés, comment peuvent-ils être obsédés par le péril jaune, l’invasion des Chinois, le Livre Rouge, sortis de leur trou dans la nuit, ils fixent un point et tissent des théories foireuses, où se mêlent xénophobie, misanthropie, racisme et autres crimes ordinaires, s’y attellent et les transportent au travers des rues dans leur caddy avec des cannettes de bière, des chiffons noirs et des jouets en plastique bariolés. L’humanité les fuit et ils lui chient dessus. L’alcool les rend détestables. Et c’est ainsi. En arrivant dans mon quartier, la tête farcie par des fantasmes de bobo vulgaire, j’essayai d’être copine avec mes voisins et avec le clochard du coin, le mien, me parle un jour sur deux, il me parle puis ne se souvient plus, le lendemain, je n’existe plus. Un bref séjour dans la réalité et on abandonne toute velléité de fille advenante à l’esprit kaplishant. Et c’est tant mieux : de loin je regarde leurs engueulades violentes, passer en estimant que ça ne me touche pas encore, les fous, petits miroirs fléchissant des peurs que je ne sais plus voir, comme eux une fois sur deux je m’arrête tendre une cigarette et poursuit ma route en vase clos.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-7525587526663019098?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/7525587526663019098/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=7525587526663019098' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7525587526663019098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7525587526663019098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/clochards-disait-on.html' title='Clochards, disait-on'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4064860836071077620</id><published>2008-06-01T02:33:00.005+02:00</published><updated>2008-06-01T04:22:54.432+02:00</updated><title type='text'>Turn to the right</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L'odeur du printemps qui prendra fin dans quinze jours envahit l'allée. J'ai garé mon vélo et seule - je suis seule- je monte chez moi, retire mes chaussures dans la lueur du réverbère, est-il seulement possible de quitter cet appartement ? Pour ceux qui le connaissent, il n'est rien, et il est tout en même temps. Cet objet matériel pour une fille sans attaches au destin tragicomique et malentourné, cet appartement, cette liberté, est la fin et le début d'un parcours insoupçonné, une paix et une fidélité inespérée, et je m'en fous, bien sûr, bien sûr que je me fous de tout, des tâches sur mon parquet, de la peinture qui s'écaille mais jamais de la lueur du réverbère ni de l'odeur de l'allée qui annonce les saisons, je suis chez moi et ça fait sens, je vous parle comme ça me vient, vieilles voix dans ma tête de voyageuse un peu crevée, au bout de l'impasse il y a cet appartement qui est le mien; je peux crever en paix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;J'ai un million de choses à vous raconter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Que je tourne mal ou trop bien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Que je ne suis pas amoureuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Que l'on me propose des jobs à salaire indécent, que l'on me dit: je te veux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Mais vous vous en branlez et vous avez bien raison. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;J'ai hurlé de rire à plusieurs occasions ces derniers temps. Tâté de plein nez la légèreté de la pluie chaude, baisé, compté les minutes défilées une fois comptées, alligné les bâtons sur mon cahier et les verres sur le comptoir, laissé monter en moi la colère sous un soleil fracassant, detesté l'humanité, bassement, comme si je le pouvais, fleurté avec mes limites, dansé, apprécié ce que j'ai extorqué sans trop savoir où je voulais en venir. Tenu fermement ma pince à épiler pour retirer quelques épines qui me heurtaient à l'intérieur, il y avait des larmes salées qui ont préféré rester cloitrées, un jour elles sortiront.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4064860836071077620?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4064860836071077620/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4064860836071077620' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4064860836071077620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4064860836071077620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/06/turn-to-right.html' title='Turn to the right'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6228372588604720628</id><published>2008-05-26T17:41:00.002+02:00</published><updated>2008-05-26T17:59:13.522+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>After hours</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Au Père Lachaise, il faisait gris et chaud à 9h du matin, nous n’avions pas dormi mais nous étions en forme, j’étais bien, au mieux, avec eux, nous avions passé la nuit ensemble, discuté, bu, et j’étais bien, au mieux, avec eux, mais je suis partie quand même en courant parmi les tombes pour rejoindre un tapissier en manque, riant au souvenir du nouvel an, où avec T. que je laissais maintenant, nous avions tout aussi bien abandonné ce cimetière après y avoir mis un premier pied, songeant à cette boucle temporelle qui prenait des formes ondulées comme mon chemin parmi les morts, hallucinée et heureuse, j’allais l’être beaucoup moins à peine deux heures après, dans mes draps qui ne pouvaient rien contre mon manque de sommeil, ni contre mon chagrin d’amour, ce tout petit chagrin d’amour de celle qui dit à celui qui est trop occupé pour se préoccuper d’elle, de toute façon, ne m’appelle plus, de celle qui se donne une contenance en inscrivant une volonté d’opérette dans un destin scellé, timbré, cacheté le putain de destin. Hors jeu, il me semblait tout à fait ridicule de tenir ces propos déterminés et fermes, il n’y avait rien à choisir mais rescaper un peu mon ego d’une sombre mare, sauver la face, avant que &lt;a href="http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/et-du-soir-au-matin-errait-sur-le.html"&gt;ce tapissier sorti de son espace-temps&lt;/a&gt; ne claque la porte me laissant dans mes draps blancs, les yeux ronds. Aussi, avait-il simulé un léger agacement en acceptant de ne plus me voir et je lui souhaitai bon courage pour la suite. Et il a disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, j’ai continué à boire. Cela faisait 30 heures à suivre que je ne dormais pas, et déjà, il n’en était plus rien au fond de ce type un peu ambitieux et conformiste qui me parlait de son boulot et de sa femme en renfilant son caleçon, de ce type qui n’aurait rien compris à mes tribulations et mes blessures, et de fait, je pensais déjà à d’autres mondes en passant mon bras autour des épaules de mon voisin, aux Buttes Chaumont, quelques heures après mon lit tournant, notre pique-nique prenait des allures festives en plein jour après-midi plein et orageux et je goûtais quelque part avec plaisir à la décadence douce de celle qui se murge petit à petit entre les arbres après avoir été abandonnée à son destin riche mais solitaire, stimulant mais chaotique. Un seul indice malgré tout : impossible de dormir en dépit de l’alcool, impossible de fermer les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10 heures plus tard, toujours debout, des mères célibataires dans mon salon me rassuraient sur leurs destins à elles, ou alors le contraire : que penser de ces filles qui trimaient galéraient avec leurs enfants sur le dos en ne se disant pas accomplies, mais satisfaites quand même, de ces mères qui demeuraient femmes et qui avaient besoin de sortir prendre l’air danser séduire tout autant que moi, je regardais leurs visages marqués depuis mon siège de nullipare qui ratait le coche de la procréation sans trop de regrets mais en se posant un peu la question, jusqu’ici, mon non désir de gosses préservait mon indépendance or cette indépendance, furieuse, était interprétée par certains de ces messieurs comme capacité à tout encaisser. Fallait-il que j’éclate en sanglots publiquement pour qu’on me respecte qu’on se demande si les interventions inopinées et soudaines dans l’emploi de temps d’une célibataire n’étaient pas de l’ingérence violente, je ne savais tellement pas dire non, comment prendre le risque de semer le silence à jamais autour de moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuivais ma route dans la nuit de bar en bar, 45 heures après mon dernier réveil, à suivre sans dormir rentrer écrire quelques lignes mal foutues pour repartir, après l’appel de T. qui s’inquiétait pour moi, échouer à plusieurs au petit matin du dimanche place Sainte Marthe, dans un vide-grenier farci de bobos avec enfants qui nous accueillait, T., se souciant pour ma santé, me faisait promettre que j’allais dormir, ce que j’ai, 52 heures plus tard, plus ou moins fait, en gardant au final l’impression, que certaines déclarations d’amour défient bien plus que d’autres les lois de la gravité.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6228372588604720628?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6228372588604720628/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6228372588604720628' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6228372588604720628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6228372588604720628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/after-hours.html' title='After hours'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-285396209092884225</id><published>2008-05-21T18:01:00.001+02:00</published><updated>2008-05-21T18:08:28.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Une madrilène comme une autre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le soleil sur l’herbe, l’herbe sous mon corps allongé, je tapote nerveusement d’un pied, fume, attends, craque. Je lis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On nous avait incarcérés parce que nous avions rêvé trop fort et à trop haute voix, et souvent avec des armes, et aussi parce que nous avions perdu successivement toutes les batailles sans en excepter une seule. La captivité ne nous pesait guère, tant elle nous paraissait naturellement liée à notre destin. Depuis toujours nous ruminions sur la déroute permanente, sur notre aptitude à la défaite, et nous concevions des plans de revanche. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces phrases de Volodine résument tout : les défaites, les unes derrière les autres. On reconnaît une idée susceptible de modifier le monde par son aptitude à être sabotée, bombardée, annihilée par les forces endogènes du système. Par les exogènes aussi. Les conditions nécessaires à la révolution sont rarement réunies, elles sont en général torpillées avant même qu’elles ne puissent constituer un bloc, une entité reconnaissable de l’extérieur à laquelle on pourrait alors facilement se rallier. Si les conditions finissent par être là, la révolution est nécessaire au système. Ce déterminisme d’un monde qui, quoiqu’il arrive, ira dans un seul et unique sens, est, si vous me le demandez, ma seule et unique blessure. Le reste, des plaies superficielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez que ces derniers temps les keufs s’en prennent à moi pour différentes broutilles, « tapage par bruit de musique », grillage de feu rouge à vélo. Cela me donne l’impression que ma liberté les gêne, que ma liberté, je vais la payer cher. Tout est dans ma tête, comprenez-moi bien, je suis loin d’être une militante d’Action Directe, mais, comme je le disais la semaine dernière, l’étau se resserre et nous ne pouvons plus fumer à l’intérieur des locaux, nous ne pouvons plus faire la fête chez nous, nous ne pouvons plus décider de notre propre sécurité, disposer de notre corps, nous ne pouvons plus rêver sans déranger nos voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, voici tout de même ce qu’il en est : aussi anxieuse et névrosée que je sois, aussi cyclothymique, mélancolique, tragédienne, que je puisse être, je suis arrivée à un point de satisfaction personnelle assez élevé. Je vis selon mon propre système de valeurs, je ne m’emprisonne pas dans des relations affectives conventionnelles qui ne sauraient me satisfaire, je ne réponds pas aux injonctions d’un monde qui m’est étranger. Je travaille, certes, mais dans des conditions acceptables, dans des conditions qui ne sont pas à l’excès contraignantes et qui me rapportent de quoi vivre dans un quartier que j’affectionne et tel que je l’entends. Mieux : je n’ai pas peur de me faire virer, mon patron ne peut donc pas exercer de violence symbolique sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit en somme de ma façon de gagner cette guerre, individuellement, tout en sachant que je n’aurais jamais la force de poursuivre si autour de moi, ne se dessinaient pas des formes de vies semblables. Reste à savoir si comme dans la phrase de Volodine, je ne porte pas en moi une impression de fatalisme découlant de ces millions de batailles perdues, nous ne pouvons que perdre, j’y songe souvent, ça rend la guerre plus difficile, parfois, je craque allongée sur mon herbe et attente comme le colonel Casado contre mon propre camp. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-285396209092884225?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/285396209092884225/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=285396209092884225' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/285396209092884225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/285396209092884225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/une-madrilne-comme-une-autre.html' title='Une madrilène comme une autre'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8146169274720071011</id><published>2008-05-19T16:28:00.001+02:00</published><updated>2008-05-19T16:32:25.938+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>We only want what's best for her</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Douce et simple était la vie au petit matin, aux entournures des bambous d’un jardin coincé entre quatre murs, j’étais légère contente heureuse et je dansais en sautillant sur XTC, au petit matin, j’aimais ceux qui m’entouraient, quelle veine d’être tombée sur eux ; mes défenses s’étaient évaporées après les épreuves de la semaine où il était devenu possible de palper des doigts d’une main la tendresse qui nous unissait les uns aux autres. En paix car, deux jours plus tôt, aux propos flatteurs de C. ravagé (ce ravage, quel cinéma !), dont déjà j’avais passé deux semaines à chasser le souvenir à coups de voyages en Scandinavie, parties de jambes en l’air alternatives, alcools, travail acharné, j’avais su opposer ma volonté lui sommant de ne plus m’appeler, ne plus débarquer, la dernière fois qu’il dormait dans mes draps, ne voulant pas demeurer endolorie par son manque, refusant le rôle de la maîtresse patiente, plutôt que de déambuler le crâne farci par des oasis d’amour, je destinais mes débordements à ma famille de paumés excessifs comme nous l’étions, au petit matin, plutôt que de me cacher dans les heures les plus sombres d’un amant torturé par un passé dont il ne savait pas se défaire, marcher en plein jour en tenant au chaud, dans le creux d’une poche entre mes cotes, leurs rires et leurs broutilles, arpenter, en somme, les rues de la ville sans sentir le poids de la fatalité. Je suis coincé là haut, me disait-il deux jours plus tôt. Et bien qu’il y reste, je n’allais pas me battre pour un monde qui finirait bien plus vite que le plus lucide d’entre nous n’osait l’imaginer, pourtant, du plus profond de mon corps dont il avait mis les organes en bataille, je le désirais avec une force que j’avais rarement connue, mais ce désir j’allais le taire, le soustraire de mes cellules, l’assécher méticuleusement. Il s’agissait maintenant d’oublier son dos et ses yeux ronds, ses cheveux en pétard après le sexe, sa voix, sa gentillesse, son rire dans sa bouche pincée, il s’agissait de ne plus espérer qu’il contrevienne à mes injonctions, ne plus ourdir des plans baroques pour le retrouver dans une rue noire ou ensoleillée. Sans être pleinement convaincue qu’elle en vaille la peine, la guerre contre le désir pompait déjà toute mon énergie.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8146169274720071011?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8146169274720071011/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8146169274720071011' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8146169274720071011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8146169274720071011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/we-only-want-whats-best-for-her.html' title='We only want what&apos;s best for her'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2247970571134583365</id><published>2008-05-13T03:02:00.001+02:00</published><updated>2008-05-13T03:04:57.807+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>En sursis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;L’étau se resserre et les crises de panique se multiplient parmi les membres des classes moyennes nouvellement menacées dans leurs vies de petits blancs salariés par le bras armé d’une idéologie encore incertaine. Dehors, des keufs, des femmes enceinte, des campeurs sans foi, des voleurs de vélos, en somme, des sportifs réactifs à l’arrivée du beau temps. Plus tard, la nuit tombe après le grand soleil. En haut, dans la cage n°18, les lumières sont encore allumées. Et en haut : les petits cafards irradiés deviennent progressivement blafards puis se décomposent. Attirés par la chaleur industrielle, ils sont venus se loger dans l’horloge de mon four dont le cadran est désormais un cimetière d’antennes et de poussière. On a tous les éléphants qu’on mérite ; les miens ressemblent à des insectes résistants et débiles à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde veut quitter cette ville. Or, en atterrissant, j’ai une sorte d’émotion visuelle, la quitter, alors que j’essaye de me représenter une vie ailleurs, me semble difficile. L’émotion n’est pourtant pas nouvelle, je l’ai ressentie pour d’autres villes et d’autres lieux où il m’a été, avec le temps, impossible de respirer, d’avancer dans la rue. Partie comme on quitte un amant con ou pervers, sans plus réfléchir, dans un dernier sursaut de survie. Paris ne me fait pas encore mal bien qu’en effet, l’étau se resserre et j’angoisse un peu la nuit. L’état de sursis permanent dans lequel nous plongeons me terrifie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2247970571134583365?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2247970571134583365/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2247970571134583365' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2247970571134583365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2247970571134583365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/en-sursis.html' title='En sursis'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2524189034898526314</id><published>2008-05-05T16:47:00.001+02:00</published><updated>2008-05-05T16:51:03.994+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Ainsi soit-il</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Assises sur un banc, je regarde la douleur aiguë qui tire les traits de son visage. De cette douleur, la dernière fois, je n’en ai plus voulu, plus jamais je me suis dit la dernière fois mais je la regarde, assise sur le banc, et je me trouve comme morte à côté d’elle ; je me suis levée perchée et sur ce banc, assise avec mon amie, je le suis toujours –et elle est effondrée. La journée est douce mais il ne faut pas qu’elle retombe, ni la journée, ni moi avec, alors je bois, je ne mange pas, je repousse l’échéance : je vais tomber et je le sais, pas de descente - une chute, j’en ai plus que l’intuition, une connaissance anticipée, je vais me faire mal, mais pas encore aujourd’hui, pas encore aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était hier et aujourd’hui je suis comme prévu, triste et malade. Pas de douleur aiguë cependant, depuis la dernière fois, la douleur je ne la transporte qu’en sourdine, constamment, essoufflée et pourtant là, qui persiste et signe. La douleur de l’effort en quelque sorte, les courbatures musculaires d’un corps que je force à ne pas aimer. Oui, je le force car il ne demande que ça, il réclame, il crie, il veut ; je lutte donc pour chasser de ma tête l’image de celui avec qui j’ai partagé ma couche ce week-end. Je n’ai pas le choix de toute façon, pas le droit, je n’ai plus jamais le droit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2524189034898526314?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2524189034898526314/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2524189034898526314' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2524189034898526314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2524189034898526314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/05/ainsi-soit-il.html' title='Ainsi soit-il'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-897295865510600639</id><published>2008-04-24T15:35:00.002+02:00</published><updated>2008-04-24T15:40:25.404+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Vergès, c'est de la dure</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Alors que la France s’amusait à regarder 22 petits branleurs en culotte courte courir derrière un ballon en buvant des bières et bouffant du sauciflard, l’homme de ma vie et moi-même eûmes hier le bon goût d'avaler un magnifique sandwich vietnamien en nous tenant bien les tripes car, brillants jeunes intellectuels que nous sommes, nous mations en nous passant bien du reste de l’humanité, l’époustouflant documentaire de Barbet Schroeder sur Jacques Vergès, l’avocat de tous les tarés du monde, qui nous illustra sur le sens du mot cynisme, cynisme comme Vergès, c’est-à-dire, une combinaison étonnante d’intelligence, de goût pour la provocation et d’estime de soi, qui fascine et repousse à la fois, donne, en l’occurrence, le sentiment &lt;em&gt;that the ones who rule the world &lt;/em&gt;se chauffent tous de ce bois. Le documentaire commence par un éloge de Vergès par Pol Pot, vue sur cimetière de crânes au Cambodge puis négation de Vergés sur les crimes des Khmers Rouges. Rien que ça. Il finit par une citation de Vergès lui-même : « On m’a souvent demandé si j’aurais été prêt à défendre Hitler et je réponds mais bien sûr, je défendrais même Bush à une seule condition : qu’il plaide coupable. » Et vlan, dans les dents. Bush pire que Hitler, ça nous fait bien rire l’homme de ma vie et moi-même, qui, pris de rage et de colère, sommes bien tentés parfois de franchir la ligne blanche qui sépare l’ironie du cynisme. Faut voir Vergès, gros cigare à la main et sourire impertinent, rien à branler qu’on puisse le qualifier d’avocat de la terreur, le type est convaincu du bien-fondé de ses actes, de sa pensée. Que les Français aient eu le même comportement que les nazis avec les membres du FLN pendant la guerre d’Algérie, et Vergès, d’origine vietnamienne et réunionnaise, de défendre Barbie pour faire le procès de son pays et se foutre de la gueule des procureurs, 30 contre lui dont personne ne se souvient aujourd’hui. Dans le tas il y avait Roland Dumas, au destin que nous connaissons tous et on a une bien plus aisée sympathie pour l’avocat sans scrupules que pour le bien pensant hypocrite, pour celui qui s’est frayé un chemin parmi les failles béantes des discours humanistes de façade, plutôt que pour le mouillé de l’affaire Elf. Vergès, disparu pendant 8 ans, balaye d’un revers de la main les nombreuses spéculations sur ses occupations pendant ces années, Afrique, Iran, Chine, Cambodge, RG ? Personne n’en sait foutrement rien, seul une fois dans sa vie il estime nécessaire de préciser qu’il n’appartient pas au réseau du psychopathe de Carlos, dont il piqua la meuf, et ce devant ce petit con de Guillaume Durand –oh légère dissonance- mentant ostensiblement comme les documents de la Stasi le prouvent aujourd’hui; le pote de François Genoud, l’avocat de tous les dictateurs africains, se la coule désormais plus que douce dans un appartement parisien de luxe. Reste à comprendre comment et pourquoi ces types extrêmement doués au caractère bien trempé finissent tous un jour par déraper, et comment et pourquoi seuls ces gens là semblent toucher de près une certaine essence, un quelque chose qui nous permet de mieux appréhender ce bordel. A se demander si la provocation fait mouche ou si le cynisme n’est pas le plus puissant moteur de création.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-897295865510600639?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/897295865510600639/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=897295865510600639' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/897295865510600639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/897295865510600639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/vergs-cest-de-la-dure.html' title='Vergès, c&apos;est de la dure'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1881973047164171529</id><published>2008-04-23T15:11:00.001+02:00</published><updated>2008-04-23T15:15:06.328+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Acoustique du cerveau</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cesser. Tout cesser. Arrêter, ne plus se lever. Fermer et surtout ne pas ouvrir, je suis crevée de tout, mes jambes sont lourdes chaque pas est un combat surtout lorsque je lève les bras. Dans deux jours je pars. Pas loin ni longtemps. Mais je pars. Dans le zoo berlinois les loups me diront comment transformer une synapse en cuivre chaud. Pour les entendre il suffit de fixer longuement leur pelage gris et les yeux bleus. Une aubaine car mon ventre gonfle, les cernes me poussent et j’ai mal au dos. Boursouflée, à deux pas de la démission complète, or si lâcher un taf est presque une évidence, mettre en place le dispositif de démission de soi n’est pas une mince affaire, on ne sait pas vraiment comment s’y prendre pour faire taire ces langues dissonantes que parlent nos voix attrapées entre quatre parois. L’acoustique du cerveau. Hier j’ai essayé lâché prise et ce matin : deux kilos. Les voix ont hurlé, il faudrait que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’entends au téléphone parler et devenir une exécutante appliquée, chef qui somme, qui ordonne, qui commande et presse dans le temps. Je me relis et les grumeaux forment une cordillère de pierres mollassonnes dans lesquelles mes yeux s’enfoncent. Si je me tais, fixettes, histoires récurrentes, constats de non lieu me sont claironnés par une espèce de gnome fanatique habillée en combinaison à paillettes qui pose son mégaphone contre mon oreille. Puis crie, irritation du tympan, elle m’injonctionne multiple et chaotique : pour que j’eusse une autre vie à qui laisser la mienne, il aurait fallu ne point oublier d’être un peu plus autre, m’assaisonner d’ingrédients tempérés, ciboulette et fenouil demeurent à ce jour ignorés sur le rayon du primeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cesser, tout cesser, ne plus fabriquer des perles d’angoisse sous forme de sachets de sucre éventrés autour de ma tasse de café. Glander en bonne conscience me concentrer sur le vol hélicoïdal des coccinelles conclure les vérités n’ont pas de sens. Débrancher l’activité me rouiller à ne pas bouger.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1881973047164171529?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1881973047164171529/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1881973047164171529' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1881973047164171529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1881973047164171529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/acoustique-du-cerveau.html' title='Acoustique du cerveau'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8117684439578167438</id><published>2008-04-22T18:01:00.003+02:00</published><updated>2008-04-22T18:07:06.151+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Pour des J.O. de qualité, en finir avec le CIO</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sancte dei, quel buzz autour des J.O. ! Par quels moyens prodigieux on va tous se mettre à regarder ce machin alors que le soleil battra sur nos terrasses, tu parles d’un boycott, on soupe ce qu’on nous sert, s’il n’en est pas ainsi, qu’un ange vienne et me fende la poitrine en deux.&lt;br /&gt;Alors se rincer l’œil, forcée et contrite, avec ces types qui sautent plein de mètres vers le haut ou vers le bas, qui courent vite ou longtemps, bien foutus, au fond, nous le savons depuis Hitler, les J.O. c’est fait pour ça, quoi, merde, mais comme je suis de gauche et j’encule les Basques les Corses les Catalans les Moldaves les Québécois et le Tibet mais aussi les Français les Espagnols les Russes les Algériens les Américains les Japonais les Iraniens et les Turcs, cela me pose un petit problème. Alors j’ai trouvé, après trois kilos d’heures de réflexion, la solution à tout :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JO = compétition + nationalisme. Autant dire deux ingrédients qui puent déjà énormément et qu’il est donc nécessaire de neutraliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par refaire les équipes puisqu’elles ne sauraient être constituées par pays. Plusieurs formes de J.O. s’offrent à nous:&lt;br /&gt;- Les J.O. la vérité si je mens : les riches contre les pauvres.&lt;br /&gt;- Les J.O. centre de beauté Marie Louise : les épilés contre les poilus&lt;br /&gt;- Les J.O. Benoît XVI : les croyants contre les athées. Epées et lancement de foetus permis.&lt;br /&gt;- Les J.O. Ginna Lollobrigida : les grosses poitrines contre les plates. Avec filmage au ralenti.&lt;br /&gt;- Les J.O. île de la tentation : les mariés contre les célibataires.&lt;br /&gt;- Les J.O. Brigitte Bardot : les détenteurs de chiens contre les détenteurs de chats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième problème : la compétition, autrement plus difficile à éradiquer, ces pauvres athlètes ayant trinqué du coach fasciste toute leur vie, je ne vois qu’une seule solution, les doper, mais alors à mort, à mort, à mort, à mort, ce qui nous donnerait par exemple :&lt;br /&gt;-         Le relais 300 mètres 5 pétards&lt;br /&gt;-         Le lancement de Javelot au MDMA&lt;br /&gt;-         Les 500 mètres nage libre sous cocaïne&lt;br /&gt;-         Le marathon à l’héroïne&lt;br /&gt;Au passage, fournissons-nous un peu chez les Farc, histoire qu’ils nous fassent un prix sur Ingrid, dont plus personne en peut plus. Et regardons. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8117684439578167438?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8117684439578167438/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8117684439578167438' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8117684439578167438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8117684439578167438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/pour-des-jo-de-qualit-en-finir-avec-le.html' title='Pour des J.O. de qualité, en finir avec le CIO'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8601443461218683696</id><published>2008-04-15T01:12:00.005+02:00</published><updated>2008-04-15T01:33:26.739+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Toujours sec, par ici</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La côte, je la descends énervée, fous un coup de sac de sport, sudations de la journée incluses, à mémé, du quartier. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le retrouver dans ce bar, à l’étranger&lt;/span&gt;. Semaine qui pue, multiples arrivées en retard, endormissements, chantiers sous la neige, courses, trucs trimballés, en haut, en bas. Bonne poignée de pensées violentes et haineuses. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Croiser les jambes en m’asseyant. Respirer, sourire.&lt;/span&gt; Cru à la fin du monde environ dix millions de fois, eu peur qu’un type se fasse broyer dans le métro, coincé à l’extérieur des portes du wagon, devant mes yeux. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poser mon verre calmement.&lt;/span&gt; Percuté un triste lampadaire en fantasmant sur la fuite, ailleurs. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lui demander de me faire des enfants.&lt;/span&gt; Parlé écologie avec le sosie mental de Claude Allègre, mon patron, faite draguer par un poivrot, marié, 4 enfants. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dire : j’ai changé d’avis. Et insister : tu es parfait. Sourire, battre des cils.&lt;/span&gt; Pensé au travail un dimanche, restée coincée devant mon clavier, allongée parfois sur mon parquet. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dire aussi : je suis cool, ils seront forcément cools nos gamins. Et aussi : autant régler d’une pierre trois coups.&lt;/span&gt; Ce matin Berlusconi et Cohn-Bendit en condensé à la radio. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Affaire classée : nos têtes de détraqués, occupées, à jamais, avec leur croissance et leur arrosage quotidien. &lt;/span&gt;Pris la pluie dans la gueule dès que je mettais un pied dehors. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu viendras quand tu voudras, nous nous les partagerons, nous ferons davantage connaissance à l’occasion. &lt;/span&gt;Cru trois secondes à l’amour –et aux enfants- en écoutant&lt;a href="http://memapa.canalblog.com/archives/2008/04/10/8729393.html"&gt; memapa&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8601443461218683696?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8601443461218683696/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8601443461218683696' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8601443461218683696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8601443461218683696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/temps-de-merde.html' title='Toujours sec, par ici'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8273932419928828021</id><published>2008-04-09T18:15:00.004+02:00</published><updated>2008-04-09T18:23:31.017+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Hole</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le nombre incalculable de fois au cours d’une journée, d’une semaine, où je me demande ce qu’il fout, que fout-il en ce moment, que fait-il, avec qui est-il, que pense-t-il, que sent-il -et j’essaye mentalement de contenir la distance qui nous sépare. Plus tard, parfois, j’apprends qu’il n’était pas loin et je me demande alors pourquoi n’a-t-il pas fait signe, naturellement, comme avant, pourquoi nous ne sommes plus ce que nous étions, or, nous n’avons jamais constitué une entité inamovible, l’erreur, disais-je à mon amie G. sur le point de jarreter son mec, l’erreur c’est de penser que certaines choses ne bougent plus, le mouvement, il n’y a que mouvement. Le manque. Le manque toujours, toujours quelqu’un me manque, il me manque tellement. Je constate, sèchement, je compte, depuis quand ne nous sommes pas vus, depuis quand n’avons-nous pas eu une discussion en tête à tête, je constate, amèrement –et c’est toujours moi qui prend. Que je me bats peu, que je suis peu combative, aussi, comment pourrais-je forcer l’autre ? Dire, le dire, mais quoi dire et pourquoi ? Rien d’autre que l’autre ne sache pas ou alors rien d’autre qui ne violente l’autre à qui nous ne manquons pas. Il n’y a rien à dire, les manques ne se comblent pas, à vrai dire, le manque dans la cristallisation d’une image du passé ne peut être que ce qu’il dit être : un trou. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8273932419928828021?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8273932419928828021/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8273932419928828021' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8273932419928828021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8273932419928828021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/hole.html' title='Hole'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2941758792316816546</id><published>2008-04-07T14:59:00.003+02:00</published><updated>2008-04-07T15:09:02.649+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Neige, en avril</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’étais dans des draps plutôt frais, plutôt accueillants, mais j’avais peur. Souvent la nuit j’ai peur  - tout est éteint, la lumière jaune du réverbère dehors, la neige qui tombe au mois d’avril et ces mots qui ne viennent pas. Si les journées ont été blanches, stériles, aseptisées, les nuits sont aussi terrifiantes qu’une chambre d’hôpital, isolée de tout, accueillant les échos du dehors irréel dans une petite télévision posée sur un plateau métallique, en hauteur ; rien ne vient, je ne sais plus où je veux en venir, je ne sais plus pourquoi je veux parler, des mots, il y en a assez partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne vient et rien ne prend sauf la neige qui commence à couvrir les toits des voitures garées dans ma ruelle ; rien d’autre que ce froid sidérant et cette inconstance frite, cette inconstance devenue grumeaux - si au moins j’avais eu des petites habitudes, un café le matin, des oranges à midi, si j’avais su au moins meubler ma solitude de gestes répétitifs et agréables, de rituels intimes, si au moins j’avais su.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est blanc et je suis comme niaise, tout est à apprendre, mais je n’ai pas envie de travailler. Le monde est dormant dehors, j’ai aussi été anesthésiée : à l’heure où j’envisage éventuellement de me forcer à aimer pour imprimer un relief aux minutes qui glissent, advient cette idée de partouze, c’est ainsi que les peaux perdront encore de leur sens, des peaux aimées comme de la chair –comment faire pour sentir, toucher de loin un peu d’intensité ? Traînent comme les débris d’une comète des queues de sensations qui neigent à peine sur moi : un semblant d’indignation samedi soir, un léger dégoût la veille. Je n’ai rien à donner mais je veux prendre, tout est à prendre, avant la fin de tout. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2941758792316816546?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2941758792316816546/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2941758792316816546' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2941758792316816546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2941758792316816546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/neige-en-avril.html' title='Neige, en avril'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6884639200073788655</id><published>2008-04-03T17:53:00.001+02:00</published><updated>2008-04-03T17:55:54.275+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>J'ai mal de moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Athée pourtant et pourtant mystique, je m’en doutais fortement : je suis très, mais très, sensible aux propos des catholiques intelligents dont Frédéric Boyer qui vient de traduire (de faire un vrai bon boulot de traducteur interprète) les Confessions de Saint-Augustin devenues de très beaux Aveux, des aveux comme don de soi aux autres et à dieu, comme extraction de soi pour devenir un autre, une entité flottante, évanescente, Saint-Augustin était un mégalomane démesuré, un ambitieux brillant, un être qui voulant devenir supérieur y parvint. Je le lis en rentrant le soir dans mon lit blanc aux reflets de réverbère et je suis comme convaincue, séduite par ces mots à la sincérité glaçante, vais finir par devenir ascète, faire pénitence, creuser un tunnel atteignant mes travers empoisonnés pour les cueillir à la pelle et les déposer dans une malle qui déborderait de suie comme qui lancerait une bouteille à la mer. J’ai enfin compris, j’aurai fini par comprendre, je dégouline de catholicisme ; je manque donc cruellement de cette distance sèche propre à l’extrême rationalité, le catholicisme aussi poétique et flamboyant puisse-t-il être est dans son expiation une astuce psychologique, un piège de la pensée. Je suis faible dans ma force car je triche. Et je triche non pas car je mens puisque j’avoue sincèrement mais parce que cet aveu est la condition nécessaire à ma rédemption. Je triche car je crois en la rédemption. J’aimerais cesser cette aventure mais secrètement elle ne s’arrête jamais. J’ai été prise d’un nœud à la gorge sur le mont des oliviers, j’ai prié, sacrifié mes désirs comme de tendres agneaux, je me recueille dans le silence des églises et dans ce silence même je fais des vœux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6884639200073788655?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6884639200073788655/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6884639200073788655' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6884639200073788655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6884639200073788655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/04/jai-mal-de-moi.html' title='J&apos;ai mal de moi'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5164003050215922236</id><published>2008-03-27T17:07:00.003+01:00</published><updated>2008-03-27T17:13:53.695+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>La dame qui pue</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« C’est dommage, vous avez un joli visage », a dit la dame dans le vestiaire. Ou alors elle a dit « heureusement, vous avez un joli visage ». Cela revient au même, elle pense que, elle pense que, elle pense que - et il faut qu’elle l’exprime - mes cicatrices sont une tache, un poids, une marque de la difficulté que constitue le fait de vivre jour après jour, du danger constant auquel nous sommes confrontés, la tristesse - tout allait si bien - de ne pas avoir une existence lisse et sans encombres ; pourquoi ne pas naître tous beaux, intelligents, nous marier, avoir des enfants un bon travail et mourir de vieillesse la nuit dans un lit en dormant ? Elle croit être gentille, elle est pétrie de bons sentiments, on ne fait pas semblant, comme dans le temps, de ne pas voir, plus de tabous, mais on montre avant tout qu’on existe par rapport à l’autre, par rapport à son « drame », on ne fuit pas devant son malheur (maintenant on regarde sans détours le handicapé sur sa chaise roulante) mais on écrase celui qui est vraiment dans la merde de ses gros sabots en s’appropriant de sa souffrance, alors vous pensez, je ne suis pas une bonne cliente pour la dame dans le vestiaire à qui j’explique que c’était un vrai bonheur au contraire de passer trois mois à l’hôpital à être pourrie gâtée de cadeaux, à être dorlotée, à faire ma pute avec les autres mômes, que c’était un bonheur de m’isoler, de ne rien savoir des gens comme elle, sans pitié chrétienne mais de compassion et de compréhension et de gentillesse suintants. Que c’est toujours un vrai bonheur d’être couverte de ces cicatrices qui me rendent intéressante aux yeux de ceux dont le regard s’arrête aux tresses roses sur mes mains estimant que j’ai eu, rien que pour ça, une vie moins banale et plus héroïque que la leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, à l’hôpital, j’en ai croisé des crétins, vous pensez bien, et notamment une nonne (Madrid, 1980), qui m’apprit à prier et m’expliqua que les gestes de dieu (toujours sans majuscule) n’étaient jamais gratuits. Je payais pour me fautes ou éventuellement pour celles de mes parents. Elle ne faisait pas dans la charité version moderne, or je préfère l’obscurantisme à cette soupe indigeste servie par la dame dans le vestiaire, proche d’un Eric-Emmanuel Schmitt dont je viens de lire « Oscar et la dame en rose », les douze derniers jours d’un môme à l’hosto crevant d’une leucémie. Jolie poésie, la dame en rose (une infirmière dans le genre combative) demande à l’enfant en colère d’écrire à dieu ; alors le môme écrit à dieu, lui explique dans un langage d’adulte ses haines, accepte la mort qui lui vient, comprend enfin la souffrance de ses parents, apporte amour à son entourage et grâce à son courage aide la dame en rose à croire, elle qui n’avait plus de foi, davantage en dieu. On devrait interdire la publication de tels bouquins, on me dit qu’Eric-Emmanuel Schmitt, dont j’ignorais tout, à une réputation d’écrivain populaire, et je confirme, le populaire pue parce qu’on étouffe la populasse dans les bouquins de ce monsieur et aussi dans téléthon, et le populaire pue parce qu’il accepte bien trop facilement de comprendre que son existence de merde, travail, boulot, inhibition de toute libido, métro, est somme toute bien mieux que celle de n’importe quel petit souffrant, le populaire et son incommensurable capacité à aimer son prochain pue vraiment du cul.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5164003050215922236?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5164003050215922236/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5164003050215922236' title='17 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5164003050215922236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5164003050215922236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/la-dame-qui-pue.html' title='La dame qui pue'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-9008380283437097082</id><published>2008-03-25T19:01:00.003+01:00</published><updated>2008-03-25T19:22:30.905+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Watermelon in Easter Hay</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Week-end pascal, &lt;em&gt;auto-crucifixion&lt;/em&gt; du christ comique incarné par moi-même à huit heures trente du matin un samedi dans un train en direction de Valence TGV, gare perdue au milieu de nulle part où un vieux, un vieux très vieux qui faisait bien son âge contrairement à ce que ma mémoire perverse et déformante voulait bien me communiquer comme image, m’attendait tout raide, raide et baveux, sourire figé pantalon trop court chemise à carreaux, et moi, yeux rouges et grande anxiété palpitations, là, devant lui, à me dire je reprends le train dans l’autre direction, mais non car j’étais là pour me prouver que j’étais capable d’aller jusqu’au bout, donner une chance à la chance, un soleil à l’univers, du pain aux petits enfants noirs, de la jugeotte aux cadres dirigeants, bref, j’étais là car (voir plus haut) ma mémoire me disait que lorsque j’avais vu ce vieux qui ne faisait pas si vieux à Paris &lt;em&gt;ça c’était bien passé&lt;/em&gt;, le type tout raide était gentil avenant un bon coup, je n’avais aucune raison pour ne pas essayer pour une fois un &lt;em&gt;truc différent&lt;/em&gt;, prendre l’air respirer à pleins poumons entre ravioles et parties de jambes en l’air, j’étais là, j’étais trop là, je ne pouvais pas comme m’extraire de moi-même, envoyer mon cerveau en Croatie par téléportation et lui laisser mon corps pour agrémenter sa vie mortellement ennuyeuse, est-ce que toutes les vies des habitants de la Drôme sont rébarbatives à ce point, telle est la question que je me posais un quart d’heure après mon arrivée en gare examinant ses meubles Conforama et ses pantoufles bleues, la photo imprimée de ses enfants et le porte clé &lt;em&gt;Paris je t’aime&lt;/em&gt; accroché au porte-porte clé géant en forme de géante clé. Je me mourais de chagrin par moments, palpais de mes doigts la déprime suintant des murs de sa baraque, &lt;em&gt;or&lt;/em&gt; je n’avais pas encore vu sa chambre, pièce monacale au centre de laquelle un lit sur pieds métalliques, pas de couette, couverture peluchante, lunettes sur table de chevet, à gauche un placard panneaux de particules revêtu faux décor hêtre carrelage au sol, envie de me jeter par sa fenêtre, de me pendre, de détruire cet impeccable ordre à la machette barbouiller ses slips de confiture, danser nue dans le musée international de la chaussure, commettre &lt;em&gt;en définitive &lt;/em&gt;un attentat quelconque et gratuit. Puisque je m’étais lancée forcée et acheté un billet de train qu’il m’accueille comme une fucking princesse aurait été de bon aloi, mais non, &lt;em&gt;non plus&lt;/em&gt;, ne parlait que de lui, pardon, de son métier d’inspecteur de ses enfants de l’école de l’éducation nationale de son jardin potager qu'il avait avant de divorcer, prenait mes blagues fascisantes au premier degré (voilà avec qui Pierre Desproges n’aurait jamais pu rigoler), coupait les seules bonnes chansons que nous écoutions au travers de son système sonique c’est-à-dire sa télévision, me donnait peu à boire, me laissait choir sans me regarder me poser une seule question. &lt;em&gt;Petite rigolotte, tu fous quoi ici exactement?&lt;/em&gt; Essayé de dormir environ trois quarts de la journée, le soir, après avoir traversé des zones commerciales à perte de vue dans sa caisse rouge familiale, au resto (on a payé fifty-fifties l’addition) soudainement bloqué dans la parole car ayant pris un verre de vin de trop à l’apéro, ne pouvant plus manger son demi pigeon, sans qu’il s’y attende car jusque là j’avais donc fait &lt;em&gt;tout le temps&lt;/em&gt; semblant, lui demande de me reconduire dès le lendemain première heure à la gare, me boude ne me demande pas pourquoi ne parle plus fait la moue, jusqu’au lendemain où je saute de sa putain de Mégane sans lui dire au revoir en poussant un grand soupir de soulagement tel un christ ressuscité atteignant dieu le père et son saint esprit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-9008380283437097082?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/9008380283437097082/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=9008380283437097082' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/9008380283437097082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/9008380283437097082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/watermelon-in-easter-hay.html' title='Watermelon in Easter Hay'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3963919531834477701</id><published>2008-03-16T17:54:00.004+01:00</published><updated>2008-03-16T18:01:12.341+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ma vie mon oeuvre mon cul'/><title type='text'>Boeuf citronnelle et ravioles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Bien sûr, je pourrais gagner plus d’argent, m’acheter fringues et parfums sur mesure, circuler en taco, mais de la thune j’en ai assez, une bonne mutuelle et un petit appartement, un bon ampli et un ordi dernière génération, la place pour me balader, pour boire et pour gerber à mon aise, dans mon quartier qui s’entête à rester populaire, je vis de travers et aussi luxueusement que l’on puisse imaginer, je vais manger à l’heure des ados, écarte le Macdo non pas à cause de la malbouffe mais de toutes ces gueules ridées qui prennent des cafés dans des gobelets en carton, chez Tang Gourmet, le fast-food chinois de Belleville, je lis un Chloé Delaume en bouffant un (je vous le conseille vivement) sandwich bœuf citronnelle et lorsque je lève un œil j’aperçois un connard de 20 ans qui fait sa prière en fermant les siens devant son menu vapeur puis, aussitôt les rouvrant, fait profiter tout l’établissement des chansons r&amp;amp;b débitées par le haut-parleur de son téléphone portable, impossible de poursuivre ma lecture, sale quartier de merde, je respire un bon coup.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Je pense à Miguel Benasayag puis à demain où je vais avoir affaire à trois fois quinze de ces connards de 20 ans, dans un quartier autrement plus populaire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;carrément en banlieue, carrément dans le fin fond du 93&lt;/span&gt;, je serai leur prof pour trois fois trois heures de technique de l’interview, moi et mes sous que j’ai de plus en plus l’impression d’extorquer : moins j’en branle, plus je gagne et en plus, je donne des leçons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Avec mes sous qui m’emprisonnent les jours ouvrables et me libèrent les jours féries, j’ai pris un billet de train pour le week-end de Pâques, rendre visite à un conseiller pédagogique alors même que je ne sais pas ce que ça veut dire et que ça ne m’intéresse pas vraiment. Flattée d’abord par tant de sollicitude et d’impatience manifestée à vouloir me revoir, j’ai cédé mais dès l’instant même où j’ai reçu mail de confirmation de la SNCF, j’ai &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout à fait&lt;/span&gt; perdu l’envie de supporter un gars aussi longtemps. Je suis atteinte d’une grave maladie, impossible de partager sans avoir l’impression de prendre sur mon temps qui est pourtant loin d’être précieux, trop proche de la réalité, je perds pied. Je suis devenue paresseuse, ceux qui savent tant mieux, à ceux qui ne savent pas, je n’ai plus la force d’expliquer mes goûts, mes façons de voir et encore moins ce que j’ai fait de ma vie passée. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non échangeable non remboursable. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3963919531834477701?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3963919531834477701/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3963919531834477701' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3963919531834477701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3963919531834477701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/boeuf-citronnelle-et-ravioles.html' title='Boeuf citronnelle et ravioles'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6771725563986396980</id><published>2008-03-13T16:57:00.002+01:00</published><updated>2008-03-13T17:01:20.028+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>De l'air</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Retrouvée l’assurance qui convient à ma petite personne, un peu oublié mais pourtant (je traverse une période difficile) je suis la petite merveille que vous auriez aimé débusquer bien avant de vous emprisonner dans vos folies mal dissimulées et vos amertumes noyées dans des considérations futiles : je suis une fille trop bien, portée à la rigueur par un amour excessif envers les grands classiques, mais que voulez-vous, les valeurs sûres sont les plus sûres des valeurs, une garantie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me sens plus mais j’ai raison. Voici l’inconvénient de cette haine prodiguée à l’humanité, à côté, qu’est-ce que je suis bien, et à côté, qu’est-ce que vos petits conseils d’oncles moralisateurs et baroques me rentrent par une oreille et me ressortent par l’autre. L’œil gonflé par le sommeil je peux par exemple, faire deux choses à la fois, réchauffer vos corps et vous raconter les plus belles histoires que vous verrez se dérouler dans le mouvement de mes lèvres entrouvertes, je peux comprendre vos doutes et écouter sans ciller vos peines vous les faire oublier, tour à tour vous faire rire et rêver, bander sauvagement et échanger mille livres, mille musiques, je suis celle que vous avez toujours cherché mais je ne vous cherche jamais, et, aussi, un sable mouvant sur lequel il est inutile de plaquer une image fixe, tout simplement l’espoir des petits branchouilles urbains qui ne voudraient jamais se laisser attraper par une vie de palais, finis les vaches maigres et la poisse qui m’a accompagnée ces derniers mois comme un voile sombre et collant, une algue feuilletée qui se serait adhérée à ma poitrine et à mon visage par un temps venteux et qui vous aurait empêché de constater à quel point je suis trop bien. Vous allez voir ce que vous allez voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or ce soir nous célébrons ce qu’il faut ce soir célébrer qui est, n’est-ce pas, d’une importance telle qu’hier, vannée, j’ai renoncé à poursuivre ma soirée et par là même à un pétard supplémentaire, et par là même à une nouvelle histoire qui se profilait pour être en forme ce soir, célébrons, mais je préviens, le premier qui me casse les couilles, je lui tapote sur l’épaule le regard condescendant. Depuis que j’ai trouvé mon assurance soigneusement pliée en quatre dans le recoin de la poche de mon manteau vert, je constate que les doutes de plomb me courbaient le dos, droite et posée fermement, je respire beaucoup mieux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6771725563986396980?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6771725563986396980/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6771725563986396980' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6771725563986396980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6771725563986396980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/de-lair.html' title='De l&apos;air'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4020847971439870356</id><published>2008-03-11T18:29:00.002+01:00</published><updated>2008-03-11T18:35:45.760+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Doing the bad bad thing</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Betty (et pourquoi pas Betty ?). Betty donc défie la tempête, consume sa cigarette avec le vent entre dans le café où se trouve Fred (et pourquoi pas Fred, surtout lorsqu’il s’appelle Fred ?), qu’elle a peur de ne plus reconnaître, qui va s’avérer reconnaissable, avec ses deux sillons qui traversent son visage de la mâchoire au front d’une part et d’autre, ses ridules autour des yeux, il est mieux, pas mal du tout. Quant à elle, très jolie ; il le lui dit. Très vite alors ils se retrouvent au lit où Betty s’exprime abondamment tandis qu’il la fait grimper au rideau (il caresse adroitement son clito de ses multiples doigts. Titille son oreille avec sa voix) (la vache, comment tu sais faire ça ?). Ce petit con l’embrasse tendrement, lui passe la main dans les cheveux, s’extasie devant la ligne de son dos, la baise encore puis jouit en s’exprimant abondamment. Au petit matin Fred part attraper son train et Betty mange les pâtes délaissées la veille au profit de ces galetages organiques. Elle crève &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;la dalle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4020847971439870356?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4020847971439870356/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4020847971439870356' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4020847971439870356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4020847971439870356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/doing-bad-bad-thing.html' title='Doing the bad bad thing'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1530738811655834815</id><published>2008-03-10T15:44:00.001+01:00</published><updated>2008-03-10T15:47:22.329+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spain is different'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste'/><title type='text'>Sin ninguna fuerza</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Donc nous en sommes là, vieux gauchistes, à nous réjouir d’une victoire des socialistes, à assister l’œil torve à la déconfiture méritée mais néanmoins injuste des petits partis de gauche (méritée car ils n’ont jamais vraiment avancé, ils sont peu cohérents, psychorigides, souvent xénophobes, homophobes, dogmatiques et bordéliques. Injuste car personne ne vote plus pour eux pour d’autres raisons), à lever nos yeux fatigués au plafond hausser nos épaules, aller nous coucher. Ma sœur, qui est plus jeune, l’avait bien amère de constater à quel point le vote dit utile appauvrit encore davantage nos démocraties d’opérette, entre deux tocards prenez celui, plus sympathique, qui donnera un million d’euros supplémentaire au cinéma français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Il y a quinze ans je militais pour ce petit parti qui vient de perdre son groupe parlementaire en Espagne, composé de tout ce qui est à gauche du PSOE, j’étais la trésorière des jeunesses madrilènes, quelle blague, cela m’a amenée à deux reprises à parler avec des idiots à la radio et à faire un discours sur un podium au cours d’un meeting place « del 2 de mayo ».)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai suivi ma double soirée électorale via sms tandis qu’un comptable d’origine polonaise me traitait de patate dans un bar mal famé de Belleville et que son ami, au propos parfaitement incohérent, m’expliquait, encore une fois, combien il est important d’aller voter. Etonnez-vous que je vous fasse des textes cryptiques sur la lassitude qui m’envahit &lt;em&gt;au fur et à mesure que passe le temps&lt;/em&gt; ! Me retraiter dans ma cage de verre au fond d’un passage, extraire, 17 ans plus tard, de mon menton un bout de fil chirurgical à la pince à épiler, vivre difficilement ma gueule de bois du dimanche, apprendre à me servir de ma perceuse à percussion, tout cela est bien plus motivant que le monde du dehors, d’autant plus que la tempête souffle et que l’humidité vous transperce les os.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1530738811655834815?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1530738811655834815/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1530738811655834815' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1530738811655834815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1530738811655834815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/sin-ninguna-fuerza.html' title='Sin ninguna fuerza'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4633614419565063111</id><published>2008-03-06T18:02:00.002+01:00</published><updated>2008-03-06T18:07:52.711+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>D'arpèges et de chorales</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Au fur et à mesure que le temps passe la conscience de mon aliénation passée grandit. Par exemple, je regardais les secondes se succéder les unes derrière les autres, chaque seconde approfondissant mon état de détresse initiée par son départ, de tout départ naissant paradoxalement une fin et un début. Je votais aussi. Dans ma chambre au mur écorché bleu, j’ai cessé d’écorcher les secondes et je m’en porte au mieux mais j’en déduis que j’en suis, donc, à la fin. Et je ne vote plus. A l’aboutissement, à la résolution et donc au début de la trajectoire en pente descendante, il serait bien plus amer de suivre, ce que je fais parfois, une logique pourtant implacable me projetant dans un futur où je regarderais mon présent comme une aliénation de nature différente, certes, mais comme une aliénation aussi. Maintenant je fais comme il faut faire, il est souhaitable de se concevoir à un moment x comme une personne à part entière, comme une personne non déterminée par des mondes obliques et inespérés, décidant du petit bout de ses dix doigts pressés les uns contre les autres en parallèle de ne plus se faire trop de mal, de se reconnaître dans un miroir, d’estimer que ces petits doigts pressés décident aussi et que ses jambes (les jambes à soi) marchent vers une chambre au mur écorché bleu. Aliénée, je défendais la prise de risques, la force pour, à coups de hanches sur le parquet, s’en remettre, j’estimais qu’il était ô combien impétueuse et jeune possible d’agir en sens opposé, de courber les droites ou de convaincre l’homme névrosé, l’homme puissant, l’homme impossible, de prendre le risque de vous aimer. Il est étonnant de découvrir que j’ai prêché dans un désert de cœurs perdus qui me poursuivent aujourd’hui me répétant mes mots que je ne reconnais plus, si bien que c’est dans ma chambre bleue que je peux entendre le filet de ma voix isolée de leurs chorales, je tourne mon crayon entre les mains, dissèque cet enduit qui recouvre mon mur et se fracture en milliers de petits morceaux, scrute étonnée le décor théâtral que ma fenêtre prolonge.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4633614419565063111?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4633614419565063111/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4633614419565063111' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4633614419565063111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4633614419565063111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/darpges-et-de-chorales.html' title='D&apos;arpèges et de chorales'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6275043471053595618</id><published>2008-03-03T01:37:00.000+01:00</published><updated>2008-03-03T01:48:48.506+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Hier wird der Tristan vollendet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;e suis d’un convenu les amis, à chialer sur Wagner un dimanche soir. Je suis d’un convenu…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;(Il y eut tant de dimanches soir, à lui claquer la porte pour opposer à son silence une matière tangible, un peu de bois.) Bien que convenue je suis désormais convenable, je ne me prends plus pour la reine de Saba. J’ai pris conscience, voyez-vous, de l’existence d’autrui, de celle du caillou et du copeau et j’ai la plus grande empathie pour ma brosse à dents. En réalité, pour ce qui est de mon moi, je ne sens plus rien ; ça tombe bien, c’est séant en société, et à nos âges, comment nous prendre au sérieux ? Je pleure sur mon passé comme on pleure sur un film d’amour à deux balles et je me lamente dans les recoins de mon intimité que je fais publique car je m’en balance (à un point !). J’ai changé mais j’ai néanmoins gardé le pire : mépris et sale caractère, autrefois accompagnés d’une certaine force de volonté qui rendait le tout plus cohérent. Depuis j’ai cumulé les échecs, comme des perles d’un collier de plomb. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;D’ailleurs, j’aurais pu m’y attendre et, soit, la plupart du temps je me marre, d’autres, veuillez excuser cette mauvaise allitération, j’en ai marre. Vous ai-je dit que je l’aimais ? Les dimanches soir, je le quittais une boule d’angoisse dans l’estomac. Vous ai-je dit que je vous en veux de ne pas lui avoir cassé sa putain de figure, l’avoir fait disparaître dans le bas-côté du kilomètre 589 de la nationale 3 ? Vous ai-je dit qu’à mon sens, mes chéris, c’est bien cool de me prendre pour une adulte mais je ne puis toute seule venir à bout du loup ? Vous ai-je dit que je ne sais toujours pas vivre normalement, que je suis un cordon plein de nœuds, et que, bien que sachant rebondir je tombe souvent de haut ? &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je me fais bouffer par ce monde à qui je ne demande rien. Il y a pourtant cet instant de lucidité qui m’assaille parfois ; l’ennui est probablement mon pire ennemi. Par ennui je traverse Paris d’un bout à l’autre et je cours jusque chez lui, par ennui je lis des mauvais textes sur des blogs au layout chiadé, par ennui j’écris, par ennui je chiale avec un geste de tragédienne grecque sur mon Wagner, par ennui j’embrasse n’importe qui. Et pourtant, c’est un fait, il ne reste qu’ennui au fur et à mesure que passe le temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6275043471053595618?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6275043471053595618/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6275043471053595618' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6275043471053595618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6275043471053595618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/03/hier-wird-der-tristan-vollendet.html' title='Hier wird der Tristan vollendet'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3688594867936221335</id><published>2008-02-29T17:02:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T20:20:13.295+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spain is different'/><title type='text'>La niña de Rajoy</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R8gw4b1Ey9I/AAAAAAAAACU/880niUAFz1A/s1600-h/Rajoy_manifestacion.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5172437918136191954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R8gw4b1Ey9I/AAAAAAAAACU/880niUAFz1A/s200/Rajoy_manifestacion.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://www.20minutos.es/data/img/2006/12/27/544397_tn.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.20minutos.es/data/img/2006/12/27/544397_tn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Toujours aussi renseignée sur l’actualité que d’habitude, mon daron tire la sonnette d’alarme la semaine dernière en me demandant si j’ai reçu les papiers du consulat. « Mais de quels papiers tu parles ? », fais-je un peu inquiète car j’ai toujours légèrement peur de me faire radier de l’humanité (peur pratique et très peu idéologique, convenons-en). Pour voter, les papiers pour voter aux législatives espagnoles le 9 mars prochain, foutre dieu, que je ne suis pas allée chercher et qui ne viendront jamais à moi car j’ai déménagé cent fois entre temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut pas compter sur moi ni sur ma famille qui votera extrême gauche (façon de parler) pour que Zapatero soit majoritaire, mal au cul, très mal au cul nous aurons si le zozoteur de droite à barbe délavée et lunettes années 90 passe, ce qui semble de moins en moins impossible, mais la moderne mollesse, politesse et à côtédelaplaquesse des socialistes de notre temps nous font regretter les Gonzalez, coupable de terrorisme d’Etat et les Mitterrand, coupable d’être lui-même. Les socialistes aujourd’hui sont dissolus, quasiment inexistants. Ils se réveillent une fois tous les quatre ans pour approuver des lois sur le mariage homosexuel (j’aimerais me prendre des commentaires de gays indignés mais ce blog est encore moins fréquenté que celui de &lt;a href="http://memapa.canalblog.com/archives/2008/02/25/8094662.html#comments"&gt;l’apathique&lt;/a&gt;). Qu’ils disparaissent définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, je m’égare. Suite à l’intervention de mon cher père j’ai maté le débat qui a opposé les deux principaux candidats aux élections sur le plateau de la principale télévision à la principale heure d’émission ayant réuni environ 30 millions d’âmes espagnoles devant leur &lt;em&gt;cocido&lt;/em&gt; situé lui-même bien en face de l’écran (de la télévision). Précision : l’Espagne, contrairement aux Etats-Unis, n’est pas bi-partidiste. Mais en Espagne deux éléments concomitants permettent de passer outre les autres candidats : l’Espagne est une sorte de colonie américaine perverse et l’Espagne n’a pas le goût du politiquement correct français. &lt;em&gt;A los otros nos los pasamos por el forro de los cojones&lt;/em&gt;, je ne vous traduis pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Miracle: après un show télévisé digne d’une république bananière caribéenne où les deux candidats confrontaient des tableaux power point sur le chômage et l’augmentation du prix de la côte de porc (véridique) avec des grosses lignes rouges qui allaient dans un sens ou dans l’autre en fonction des positions défendues par un candidat ou l’autre, arrivent les conclusions. Et Rajoy de regarder bien droit dans l’objectif de la caméra et de faire le speech du siècle sur « la niña española » qui, grâce à lui, grandira éduquée, en sécurité, sachant parler anglais, aimée par ses parents, avec un logement de 150 m2, pouvant voyager librement dans un monde libre et libre de ses allées et venues elle choiera son Grand Pays ancien (véridique) auquel toujours elle reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les blagues fusent : du « je suis la petite fille de Rajoy » jusqu’au « j’ai trouvé la petite fille de Rajoy », il y aura eu au moins une certaine jovialité folklorique dans ces élections de mes deux. Tout en sachant, néanmoins que la grande peine de l’Espagne est que Dali soit trépassé. Ça en fera rire au moins un. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3688594867936221335?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3688594867936221335/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3688594867936221335' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3688594867936221335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3688594867936221335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/la-nia-de-rajoy.html' title='La niña de Rajoy'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R8gw4b1Ey9I/AAAAAAAAACU/880niUAFz1A/s72-c/Rajoy_manifestacion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-3312851055005866296</id><published>2008-02-25T15:40:00.000+01:00</published><updated>2008-02-25T15:44:08.205+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><title type='text'>Viens par là, joli con</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Interdiction musclée de haine pour notre Président©, que nous devons dûment saluer, la courbette au front, de salive dégoulinants devant tant de prestance, de savoir-faire, de bonhomie et de franc-parler. De quoi vous plaignez-vous ? Les femmes françaises ont des remontées d’hormones, la virilité portée aux nues de la République, sanctifiée, aimons inconditionnellement ceux qui ont assez de couilles pour ne pas s’encombrer de leurs fonctions ; notre Président© est un homme avant tout et Il nous le montre : chagriné, son ego de oisillon blessé lance des flammes à ceux qui ne veulent pas l’aimer. Mais avec le sourire parce qu’il est poli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au temps de la République couillue, il va donc falloir parler d’amour et vous allez souffrir, mes chéris, mus dans votre empathie. Car de l’amour j’en ai des tonnes, par exemple, voyez-vous, pour mon &lt;em&gt;Hoofredacteur&lt;/em&gt; hollandais j’ai, avant de retrouver mes esprits, consulté mon agenda dans l’espoir de trouver une manifestation internationale justifiant un déplacement susceptible de nous intéresser professionnellement et mutuellement tous les deux, qui nous permettrait de nous retrouver très vite dans une cage d’escalier, un ascenseur ou même éventuellement les toilettes de la salle de presse et ce dans le but d’accomplir notre mission de bons citoyens de notre temps et partager notre amour, à tous les deux, avec fougue (car sans elle on s’ennuie). Mais la grande quête de l’amour n’arrive même pas à me tirer de mon bureau jusqu’au fin fond de la Belgique, où, dans pas longtemps, une manifestation des caractéristiques citées plus haut aura lieu. Libidineuse certes, mais héroïque très peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire de mes envies de baiser (pardon, d’aimer) un homme beau et bête avec une grosse Rolex, un métier stable et très peu de complexes en tout cas pas où il faut ? C’est au choix, mais la question se pose : la situation est complexe et je ne souhaite pas aller en prison. Après de nombreuses années d’investigation il a été admis par la commission des nullipares européennes qu’un bon coup, terme admis depuis dans la Wikipédia® selon l’acceptation votée par cette même commission, ne pouvait être poète ou écrivaillon et encore moins tournicoteur en rond se perdant dans les méandres de nos discours d’approximation, qui ne sont en aucun cas une confession. Les règles du jeu sont aussi difficiles à manier qu’un Rubixcube® et combinent des impératifs d’action et d’omission.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-3312851055005866296?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/3312851055005866296/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=3312851055005866296' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3312851055005866296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/3312851055005866296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/viens-par-l-joli-con.html' title='Viens par là, joli con'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-6428173731964927275</id><published>2008-02-12T11:33:00.000+01:00</published><updated>2008-02-12T11:38:32.341+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychopathologie de la vie socialiste (et etc)'/><title type='text'>Juan sin miedo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Passées les douleurs, l’énervement, qui revient se cristallise au matin sur France Inter et cette phrase (on aura tout entendu) d’anthologie : « L’OMC est l’ONU du commerce international ». Bande de cons, bande de cons. L’ONU du commerce ? Lamy veillerait donc à ce que le commerce soit quoi ? Juste ? Fair play ? Quoi ? L’OMC sert essentiellement à ce que les pays africains n’augmentent pas outre mesure le cours de la cacahuète et à ce qu’ils remboursent leurs dettes à l’occident en temps voulu, puis, depuis quand ? Depuis quand le commerce serait-il juste et équitable ? Bande de cons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je m’énerve, les yeux encore gonflés et semi-ouverts, le ventre gros, les cheveux mouillés. La radio est à peu près ma seule connexion avec l’actualité, ma seule et unique forme d’énervement. Depuis que je n’ai plus de télé, pas besoin d’encaisser par exemple celle que je devine assez sale tronche de Jean Sarkozy, pas besoin de subir les attaques et les ingérences dans mon propre salon d’une bande de demeurés qui a oublié de réfléchir trois secondes d’affilé. Je ne réfléchis pas souvent et &lt;em&gt;je n’ai pas tout lu&lt;/em&gt;, mais je vous parle de mon salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je vous parle de ma boîte aux lettres, violée&lt;em&gt; en quelque sorte&lt;/em&gt; par un autre Jean, qui a décidé &lt;em&gt;en quelque sorte&lt;/em&gt; de me prouver son amour après notre &lt;em&gt;en quelque sorte&lt;/em&gt; sale guerre au cours de laquelle je perdis trois bouts de bras et quatre orteils. J’ai droit à des démonstrations d’amour décalées, étranges, complètement absurdes qui arrivent quand elles ne servent plus à rien. Alors que,&lt;br /&gt;c’est connu,&lt;br /&gt;J'emmerde l’amour car j’ai d’autres choses à foutre à commencer par un régime me permettant de devenir la bonnasse qu’on a envie de tringler comme on boit du thé, la salope à qui on n’écrira jamais des poèmes à qui on ne chantera pas des chants de troubadour, la bombe sexuelle qu’on veut&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ici et maintenant&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Et qu’on laisse filer en paix.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-6428173731964927275?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/6428173731964927275/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=6428173731964927275' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6428173731964927275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/6428173731964927275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/juan-sin-miedo.html' title='Juan sin miedo'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2287565423141754777</id><published>2008-02-11T16:57:00.000+01:00</published><updated>2008-02-11T17:01:02.086+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Fatalement, la fête prend fin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les toxines s’installent entre les fibres de chacun des mes muscles, j’en découvre des nouveaux, tandis qu’avec des yeux d’hallucinée je tente de déchiffrer les mots écrits, mots d’une ancienne langue, dans mon lit, immobilisée et plus ou moins immobile, j’ai mal, après la fête, j’ai mal, ma condition redevient, mouche j’étais, je suis à nouveau moi, dans mon lit, trop moi à nouveau avec mon sexe de femme qui réclame de l’attention à coups de battements spasmodiques. J’ai mal aussi à cause de ça : une fois par mois, je saigne. Que je me sens petite dans mon lit ! Je regarde la lumière disparaître, voudrais, seule dans mon lit, être encore grande ou alors qu’on me prête une main chaude et étrangère pour mon bas ventre.&lt;br /&gt;Cette fois-ci je me souviens de la veille –si on peut l’appeler veille, il s’agit plutôt d’un jour sans fin- insupportable contraste, je me souviens des lèvres embrassées, il était tellement plus simple d’embrasser que de parler. Droguée, il n’était pas vraiment question de désirer. Je fêtais mais je m’en lasse. Qui d’entre eux et elles embrassés je désirais ? Certainement pas tous. Mais au moins un ou deux.&lt;br /&gt;Mes yeux se ferment, sans force j’appuis sur les touches de mon téléphone, T. au loin, le genou en compote, m’explique le mot « fatalisme ». Je me sens moins seule, demain, il ne restera plus que les traces des toxines dans mon corps maltraité et j’attendrais sans grand espoir des nouvelles d’un tapissier perdu dans l’espace-temps. « Mais non, me dit la mouche, tu n’attends jamais rien. »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2287565423141754777?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2287565423141754777/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2287565423141754777' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2287565423141754777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2287565423141754777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/fatalement-la-fte-prend-fin.html' title='Fatalement, la fête prend fin'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4566500132076976243</id><published>2008-02-08T17:04:00.000+01:00</published><updated>2008-02-08T17:09:26.954+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>De pertes et profits</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y eu quelques moments de bonheur cette année là, mais, dans l’ensemble, l’appartement dans lequel je vivais puait, mon mec puait, mes camarades puaient, je n’avais pas un rond et j’étais grosse. Comme je ne suis pas maso, faut pas rêver, je virai mon mec que je remplaçai par un colocataire avec qui je partageais la couche, la nuance est importante, au moins lui, par respect, ne se branlait pas pendant que je faisais semblant de dormir, bref, on s’entendait bien, il me lisait la &lt;em&gt;Chartreuse de Parme&lt;/em&gt; à voix haute et me cuisinait des petits plats délicieux. Dans l’ensemble, nous nous marrions.&lt;br /&gt;Après qu’il fût envoyé à la guerre, j’écrivis des lettres sans fin à son commandant dans l’espoir qu’ils le prennent pour fou, qu’ils me le renvoient à la maison, au lieu de quoi ils le mirent en première ligne de front, « sale pédé, puisque tu aimes te faire enculer ».&lt;br /&gt;Il mourut au troisième jour de la bataille dans d’atroces souffrances psychologiques, lui qui ne supportait pas la connerie fut obligé d’entendre le commandant gémir, faire son mea culpa, des salve et des saluts militaires devant l’épanchement des ses intestins qu’il tenait dans la main, si bien qu’il anticipa la photo, lui rapatrié dans un cercueil couvert d’un drapeau bleu blanc rouge par hélicoptère, atterrissant dans une base où Nicolas et Carla se tiendraient par la main devant les caméras de la télévision, la larme à l’œil.&lt;br /&gt;J’ai reconstitué ses dernières heures grâce à la lettre du soldat qui fit office d’infirmier improvisé dans la poussière et dans ses derniers retranchements, faut le dire, car il avait, selon ses dires, horreur du sang. M. était resté lui-même, cynique et désenchanté par un monde en régression. Il n’avait pas eu un seul mot de débordement, pas de sentimentalisme à deux sous, pas de haine non plus si ce n’est pour cet imbécile de commandant qu’il insulta tout de même copieusement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4566500132076976243?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4566500132076976243/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4566500132076976243' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4566500132076976243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4566500132076976243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/de-pertes-et-profits.html' title='De pertes et profits'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-4989286763425887904</id><published>2008-02-07T17:00:00.000+01:00</published><updated>2008-02-07T17:02:55.447+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Et du soir au matin errait sur le chemin</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Matérialisée d’un endroit à l’autre, sans le moindre souvenir des trajets que je fais dans un état second, j’attrape mon cœur qui s’envole en dehors de ma poitrine en bousculant mes muscles endormis, à deux mains, je l’attrape avant que l’intensité de l’hémorragie ne me laisse sur un bout de quai de bitume de trottoir gris et je rêve d’un tapissier qui viendrait découdre ma peau, m’apportant la paix du soldat, le tendre ennui, la douceur fade. Je rêve d’un type au regard velouté qui planterait ses lèvres à peine humides sur ma nuque, me caresserait la chute des reins du revers de sa main, me racontant d’une voix grave et basse des histoires d’endroits lointains et exotiques. D’endroits salés-sucrés. Il aurait un regard simple, pourrait peut-être même adorer les enfants et les petits-déjeuners au lit avec plateau et jus d’orange, réussirait éventuellement à arrêter ma course d’un endroit à l’autre pour une journée ou deux, histoire de me requinquer. Plus tard il partirait après m’avoir embrassé tendrement ébouriffé les cheveux par la porte il partirait me laissant heureuse de revenir aux miens. C’est ainsi car « l’Espagne gagne toujours les matchs amicaux », me dit-on. Mais je n’y comprends rien.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-4989286763425887904?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/4989286763425887904/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=4989286763425887904' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4989286763425887904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/4989286763425887904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/et-du-soir-au-matin-errait-sur-le.html' title='Et du soir au matin errait sur le chemin'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1884606011053485552</id><published>2008-02-01T13:04:00.000+01:00</published><updated>2008-02-01T13:11:20.361+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Henri Ford a pourtant gagné la bataille</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a par endroits des oiseaux qui passent projetant leur ombre sur nos têtes réchauffées enfin par un soleil faiblard engagé dans une bataille contre les nuages gorgés d’une grosse pluie. L’été reviendra sans doute qui dénudera les épaules de jeunes filles laiteuses, entre temps, les lettres et les idées se succéderont dans une suite de mots sur lesquels on aimerait agir, voyez-vous, hier j’ai lu l’histoire du bateau pour la paix affrété par Henri Ford en 1915, il devait apporter un semblant de dialogue à une Europe en guerre, une entreprise naïve et douteuse lorsque l’on sait, entre autres, que le personnage s’enrichit par la suite en armant son pays jusqu’aux dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’entreprise appartenait au siècle précédant, le XIX° n’existait plus depuis l’année d’avant, en 1914 les hommes, les idées et les formes d’un autre temps ont été purgées, la modernité n’a pas accepté les reliques. Le XX° commençait futuriste : ailleurs on me fait penser à Maïakovski. J’ajoute Tsvetaeva, préférée du premier et pas seulement de lui. Chacun dans un registre explorait de nouveaux recoins, Tsvetaeva la mémoire, Maïakoski, en quelque sorte, l’ineffable quotidien. Suicidés, trop lucides, ne pouvant pas éternellement s’armer de l’ironie comme duvet, de ce binôme assez courant – complémentarité, complétude entre une forme et une autre, un intérêt et un autre, peu importe, de ce binôme ressort toujours la figure de l’homme, plus ardu et intemporel est de lire la femme qui commence par vous parler d’elle-même plutôt que de la couverture d’un journal, plus ardu mais nécessaire, car l’un sans l’autre n’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par une association d’idées un peu facile j’ai pensé plus tard à notre pays mort-né dans la modernité où nous avions, nous, ce triste Barrès, râleur polémiste, platoniquement amoureux d’Anna de Noailles, son pendant féminin, poétesse de bas étage, capable d’écrire en 1926 (pensons ici au rôle de la femme pendant, justement, la First World War) la chose suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si, au contraire, nous assistons aux déclarations des femmes qui n’ont foi qu’en elles-mêmes, qui ne parlent de l’homme que malicieusement, qui, intrépides amazones, s’offrent pour tous les combats de la pensée, pour tous les travaux, tous les risques, toutes les responsabilités, nous ne pouvons nous empêcher de nous tourner avec gratitude et confiance vers ces hommes dédaignés, qui portent avec aisance et modestie le génie des nombres, l’endurance de l’explorateur, l’imagination du savant, l’habileté du négociateur, - et encore ce bon regard instruit, ces bonnes mains expertes du maçon, de l’électricien, du plombier !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous savons tous comment Barrès s’enferma à l’intérieur de ses propres frontières, plus personne ailleurs qu’en France, ne le connaît.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1884606011053485552?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1884606011053485552/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1884606011053485552' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1884606011053485552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1884606011053485552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/02/henri-ford-pourtant-gagn-la-bataille.html' title='Henri Ford a pourtant gagné la bataille'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1495311419912846376</id><published>2008-01-30T01:55:00.000+01:00</published><updated>2008-01-30T02:05:08.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Liars</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Levons les mains au ciel, sacrifions des agneaux, marchons pieds nus sur le feu, faisons quelque chose immédiatement. Rasons-nous le crâne, tatouons-nous un soleil maya sur la peau. Allons chialer nos mensonges éhontés dans une église, scarifions-nous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;De tant de discours d’une extrême logique nous savons nous prémunir -gigantesques syllogismes, figures rhétoriques grossières et masques vénitiens d’une boutique de poterie de province, talonnettes de petits lutins, que j’en ai froid dans le dos. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1495311419912846376?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1495311419912846376/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1495311419912846376' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1495311419912846376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1495311419912846376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/liars.html' title='Liars'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1048324175451120466</id><published>2008-01-25T16:32:00.000+01:00</published><updated>2008-01-25T16:43:03.123+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommations culturelles poil aux aisselles'/><title type='text'>Rouge, évidemment</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En écoutant &lt;em&gt;Red Medecine&lt;/em&gt; de Fugazi (&lt;em&gt;Best Ever&lt;/em&gt; comme je disais hier avec la lourdeur qui me caractérise lorsque j’aime. &lt;em&gt;Best Ever post-punk album&lt;/em&gt;) je retrouve l’électricité qui manquait à mes neurones en panne de synapses et mon pied se met à pomper mon cœur meurtrier si bien que, ah mais voilà donc ce que nous sommes, je pète la forme et, on se marre, je me marre, nous trimballons une batterie de casseroles à nos pieds, bling bling, à l’ère du bling ma jupe rouge fait l’effet d’une balle de chasse, rouge le sang se répand de la rétine vers le cerveau de ceux qui la regardent et, elle a raison, la base y est, autant en profiter, fêtons bordel !, la fête se prolonge, comment sommes-nous rentrés ?, la nuit devient jour et les oiseaux de la place Maurice Chevalier .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin, c’est une évidence, je suis encore bourrée. Une évidence, je tourne blanche barbouillée, toute rouge que je suis, un litre de Coca-cola® est une urgence, l’évidence étant que je n’en ai pas alors qu’il m’en faudrait pour remettre tout ça en ordre, amatrice du chaos, oui, car, oui, la semaine a commencé par un effondrement de la bourse, nous sommes en 29 ?, et dans les années vingt, et puis les trente, Alice Prin sévissait dans les lits de tous les peintres de Paris, voilà ce à quoi je pense, non, pas aux brouettes de billets pour acheter le pain à Berlin, non. Je pense que le chaos est une évidence et que dans le chaos la fête est une urgence. De la fête naît cette impossibilité de se faire manipuler, tout est clair et tout est faux, tout est urgence et maintenant, tout passe, le bon, mais quel bon ? et le mal, qui est une évidence. Impossible de virer fasciste, dans la fête impossible de poursuivre une idée, impossible aussi de faire barrière à cette guerre, mais cette guerre que nous voyons sans doute venir, nous ne pourrons jamais l’arrêter : Fucked Up, Got Ambushed, Zipped In, une évidence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1048324175451120466?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1048324175451120466/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1048324175451120466' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1048324175451120466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1048324175451120466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/rouge-videmment.html' title='Rouge, évidemment'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8323892855350668902</id><published>2008-01-22T18:09:00.000+01:00</published><updated>2008-01-22T18:19:41.833+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Heymiccalhuitl</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je prenais rendez-vous avec lui dimanche, il me payait le café dans le bar habituel et m’abreuvait de pensées profondes sur la bulle immobilière qui allait éclater et sur nous, qui nous décomposions dans les entournures grises de cette ville immobile, qui vivions comme des cons. Il m’assommait de propos convenus qui ne me convenaient pas, moi, certes, cette ville elle m’énervait, mais quitte à y être autant arrêter d’emmerder, je lui en priais, sa concitoyenne assise en face de lui à cette terrasse improvisée et menacée par les pigeons, qui, je lui signalais, se sentais plutôt légère de pouvoir prendre un café dehors et fumer une clope sans se les cailler pour la première fois depuis le début de l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avec un sourire. Du coin de ma bouche mes paroles s’envolaient, elles devenaient douces enveloppées par l’atmosphère plus chaude, rapport à samedi, et il était simple et musical d’entendre que ça n’avait donc aucun sens, non, aucun sens, d’insister. Il voulait l’impossible, abattre le temps et l’espace pour ne pas mourir seul dans son coin, m’embarquer dans une aventure capricieuse et fade qui le mènerait au final à agripper ma main dans, comme on dit, son dernier râle. Puis quoi encore ? Je n’étais pas une âme en peine avec mon casque guerrier je gérais des situations ou les compliquais à souhait mais au final je retombais, je retombe, toujours sur mes pieds et au final, je lui signalais, je me savais plus que forte et je l’étais. S’il croyait qu’il ne serait plus jamais confronté aux vertiges de la solitude il pouvait toujours se les toucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pas trop d’âmes perdues dans la grande ville immobile qui les avait paralysées. Pas un dimanche sans pluie et sans vent, il suffisait parfois de sérieusement éponger son matelas pour pouvoir dormir sans y moisir ; le jour venu se lever habité par le recul des mots qui enfilaient dans un joli collier des scénarios improbables. Je vivais dans l’entre-deux et par moments me faisait happer par mes personnages surexcités à qui d’autres ont consacré leurs romans. Je traversais la ligne tous les jours et chaque minute était une cordillère qui avait endurci mes plantes des pieds et pommes des mains. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8323892855350668902?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8323892855350668902/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8323892855350668902' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8323892855350668902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8323892855350668902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/heymiccalhuitl.html' title='Heymiccalhuitl'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-7633043313498473648</id><published>2008-01-18T12:50:00.000+01:00</published><updated>2008-01-18T12:54:29.922+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>L'ex</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A l’instant x l’avant et l’après se confondent dans le silence soudain qui envahit mon séjour et je comprends : dans l’avant, j’ai torsadé les câbles des enceintes avec une telle insistance que j’en ai des ampoules aux doigts. Dans l’après, ça a marché une heure puis l’ampli a surchauffé. Vous auriez sans doute rigolé devant l’ampleur des dégâts, vous vous seriez marrés devant ce bourrage irrationnel, pour ma part, je voyais bien que ça ne collait pas mais je le niais, si ça ne colle pas, par Zeus et par Héra, &lt;em&gt;et comme je m’appelle Alice&lt;/em&gt;, que ça collera. Or, j’oublie, parfois, les éléments sont contre moi et alors, après, le silence envahit ma pièce et je comprends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est parfaitement inutile de s'énerver. Une fille d’un autre siècle quelque part est déjà morte, une fille d’une autre époque quelque part elle se tait. &lt;em&gt;Qu’elle vienne pas nous faire chier avec son sens de l’alexandrin&lt;/em&gt;. Aussi, n’entend-elle plus rien. Ne me reste plus qu’à appuyer sur la touche silence, tourner le réglage du volume vers le bas. Vers le rien. Depuis hier à 5 heures du matin je suis donc un fantôme et je constate depuis 9 heures qu’un fantôme, c’est léger, ça flotte dans un jean, un fantôme n’a plus faim. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-7633043313498473648?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/7633043313498473648/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=7633043313498473648' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7633043313498473648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/7633043313498473648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/lex.html' title='L&apos;ex'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2603333445138732442</id><published>2008-01-15T18:43:00.000+01:00</published><updated>2008-01-15T18:52:10.085+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Tu verras mes filles t'ouvrir leurs bras</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le nuage approche, gros qui noircit et va s’abattre sur nous. Depuis ce matin les conduits d’aération soufflent, je m’attends à être emportée par une rafale qui viendrait accélérer le mouvement de ces petits riens qui mine de rien commencent à se mettre en place, sur le damier les pions se rebellent armés jusqu’aux dents et le moindre pas court droit vers la catastrophe : Tous les éléments l’indiquent. Assise sur la cuvette des wc je l’entends souffler, il se doit maintenant de tout balayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier nuit je suis partie dans le noir et le vide, les rues étaient désertes et j’avais peur. Je n’affrontais pas le Roi des Aulnes avec grande dignité mais aujourd’hui je suis plus ou moins sereine. Puisque nous sommes maudits ! Demain, le vent aura soufflé dehors, dedans il soufflera encore car j’ai acheté un gros ampli.&lt;br /&gt;Et des enceintes énormes.&lt;br /&gt;Et des maracas aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien décoiffée donc le printemps m’attrapera, d’ailleurs, allez savoir, peut-être clean, peut-être bien, les rafales dans le ciel ayant balayé d’un trait violent nos différentes agonies. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2603333445138732442?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2603333445138732442/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2603333445138732442' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2603333445138732442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2603333445138732442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/tu-verras-mes-filles-touvrir-leurs-bras.html' title='Tu verras mes filles t&apos;ouvrir leurs bras'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-1530158394572624815</id><published>2008-01-13T00:59:00.000+01:00</published><updated>2008-01-13T01:07:34.366+01:00</updated><title type='text'>Où les rues n'ont plus de nom</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Est arrivé le temps des marécages, maintenant, des sables mouvants. D’abord il y a ce point au-delà duquel on ne peut plus. Dans l’ensemble on se fait confiance, pourtant, une fois trop faible, trois fois trop fort, on a la tête farcie par des chimères on la tête farcie par réalité. On s’assèche, forcèment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On va poursuivre une route, on ne se sent plus. On va aller aux soldes acheter une lampe (en soldes) chez Habitat. On va prendre le métro. On va le voir, en revenant, au fond du wagon. On va sourire, on va se souvenir. Il y a dix ans. Puis on va poursuivre une route, On va se mettre les oreilles au présent. Le présent est bien celui-ci et pas celui d’il y a dix ans. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On va se faire rattraper, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bonjour, on se connaît&lt;/span&gt;. On va se faire raccompagner, on va se faire draguer, dix ans plus tard, on va se faire draguer, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la dernière fois on s’était quitté au pieu&lt;/span&gt;, on va se voir sourire charmeur, pourquoi a-t-on perdu contact, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je ne sais plus&lt;/span&gt;. On a juste suivit sa route car On ne pouvait pas le rejoindre à New York, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fuyons ensemble&lt;/span&gt;, alors que On venait d’arriver à Paris. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On a suivit une route alors ailleurs on s’est pacsé, on s’est accouplé, on s’est aimé et détesté, on a trouvé un travail, on a déménagé, cent fois, on a changé de vie désormais on vit dans une impasse à la lumière diabolique et faible on est dans l’ensemble satisfait dans l’ensemble tout va bien, la ville est dure mais qui cherche ici la facilité ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On s’échange numéros de téléphone puis on se fait messager,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; quelle bonne surprise, bises,&lt;/span&gt; on va se sentir en devoir de le voir - à l’époque on en a fait tout un fromage-, et donc, on va le voir débarquer au milieu d’un dîner entre copains, du coin de l’œil on va le regarder, s’interroger, dix ans avant, on mangeait à la Palette puis rue des Saints-Pères on se faisait raccompagner, puis : on inscrivait un numéro de téléphone sur un ticket de métro et on partait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On s’emmerde, il ne suit décidément pas la conversation, à l’époque on avait été fous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on avait claqué des bottes sur le pavé à dix heures du matin&lt;/span&gt;, maintenant On le trouve tout petit sur sa chaise-ciseau, qu’il se barre, on veut &lt;span style="font-style: italic;"&gt;juste &lt;/span&gt;qu’il se barre, que le vie revienne au présent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;On se sait éternelle &lt;a href="http://laterre-estplate.blogspot.com/2008/01/essai-sur-la-diffrence-entre-les-sexes.html"&gt;adolescente,&lt;/a&gt; militante pour la cause perdue, pour autant, On a suivit une route et On n’est plus comme avant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-1530158394572624815?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/1530158394572624815/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=1530158394572624815' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1530158394572624815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/1530158394572624815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/o-les-rues-nont-plus-de-nom.html' title='Où les rues n&apos;ont plus de nom'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-2983577043737485735</id><published>2008-01-07T15:20:00.000+01:00</published><updated>2008-01-07T16:45:17.349+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Spain is different'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Jean-Charles</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En général, je dis bien en général, je ne prends pas la peine de participer au « débat démocratique » sur le oueb. Ni le débat ni les formes viciées de démocratie dans lesquelles nous baignons ne m’intéressent (j’ai une petite idée sur les raisons de cette déconfiture mais la seule solution qui m’apparaisse étant celle de poser des bombes, je préfère ne pas trop y penser). Alertée cependant par &lt;a href="http://testsociety.wordpress.com/"&gt;stet&lt;/a&gt; du &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2008/01/05/835-feliz-cumpleanos"&gt;pétage de câbles de Maître Eolas&lt;/a&gt;, je décide de poster un ou deux commentaires sur le roi d’Espagne, sujet qui en soi ne m’excite guère, mais qui englobe, ou pourrait englober, celui de la transition du franquisme vers le gloubiboulga actuel dans lequel baigne le pays où je suis née, vous l’aurez compris. Sujet qui lui par contre m’excite au plus profond, car j’y vois, dans cette affaire qui franchement ne tourne pas aussi rond que l’on voudrait, l’un des meilleurs exemples du renoncement typique de la gauche dite social-démocrate, la meilleure illustration de comment un socialiste est capable d’enculer son père sa mère et ses enfants pour avoir un petit bout de pouvoir (ou de se faire enculer à sec, je vous laisse le choix). Une leçon à ne jamais oublier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Donc, selon Eolas, le roi d’Espagne est trop cool pour deux raisons : il a « sauvé la démocratie » du folklorique coup d’Etat de 1981 et il a dit à Chávez l’autre jour de se la fermer devant tout le monde. Trop cool. Top démocratique, le type n’a jamais été élu mais il exhorte au silence, de façon très malpolie soit dit au passage, un type élu par son peuple…Mais passons. L’effarant est surtout cette façon de discuter que l’on retrouve par ci, par là. A savoir, on a une position et à partir de celle-ci on décline des arguments plus ou moins recevables avec plus ou moins de mauvaise foi. Rien à faire, l’Eolas, lorsqu’on lui dit que le rôle de Juan Carlos lors du coup d’Etat de Tejero n’est pas si clair, qu’il y a débat encore en Espagne, que tous les acteurs n’ont pas encore parlé, que certains d’entre eux comme l’ex-premier ministre Adolfo Suárez ne pourront jamais le faire, Alzheimer oblige, bref, rien à faire, le roi d’Espagne est super cool quoiqu’il arrive car, en somme, avant c’était pire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Oui mais avant avant, c’était mieux !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On ne s’en sort pas car, comme le&lt;a href="http://nologos.net/?p=182"&gt; grand général Spinoza &lt;/a&gt;à qui je vais faire construire un autel dans mon couloir avec des petits bouts d’encens, le signale, la pensée globale (ou systémique) n’existe plus, pour que celle-ci existe il est non seulement nécessaire de se tourner vers l’histoire (jamais la sociologie en effet), mais la prendre dans sa totalité et l’analyser avec intelligence. Si on se tourne vraiment vers l’histoire on s’apercevra que l’Espagne en 1981 négociait son entrée dans l’Union Européenne (la CEE à l’époque), on s’apercevra que la situation économique du pays ne pouvait le mener que vers le consensus démocratique, on s’apercevra, foutre dieu, que le régime politique était déterminé par son contexte socio-économique et pas l’inverse. On s’apercevra en somme que Juan Carlos n’avait pas le choix, soit il se la jouait fin démocrate soit il virait trois jours plus tard. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais bon, non, plutôt que de penser, on préfère de nos jours, et ce pour les mieux lotis, s’empêtrer dans un savoir ponctuel et inutile qui sollicite des capacités cognitives du type mémoire permettant au mieux d’alimenter un blog qui ne fera pas avancer l’histoire d’un mini-schmilblick, au pire, d’avoir des discussions enflammées lors de dîners entre convives plus prétentieux et ennuyeux les uns que les autres. Autant faire des mots-croisés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-2983577043737485735?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/2983577043737485735/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=2983577043737485735' title='10 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2983577043737485735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/2983577043737485735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/en-gnral-je-dis-bien-en-gnral-je-ne.html' title='Jean-Charles'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-5884146072221044446</id><published>2008-01-06T15:58:00.000+01:00</published><updated>2008-01-06T16:03:24.571+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sportivement votre'/><title type='text'>Crève-coeur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Il est parti et mes yeux noirs de colère se sont remplis de pluie, sous la pluie, sur un trottoir du centre de Paris, je pleurais mon impuissance comme une adolescente entre quatre bras surpris, ma peur qu’il me fuie. Ma colère est impuissance, mon impuissance face aux amis. Car mon impuissance face au monde n’est plus colère mais cynisme. Dieu merci. Ainsi, que puis-je faire pour&lt;a href="http://tuer-catherine.blogspot.com/index.html"&gt; elle &lt;/a&gt;à qui je tiens, sans mon tampon officiel ? Lui dire justement de se tamponner des certificats paperasses diplômes et passeports, pas besoin de pièce d’identité pour vivre, je le sais, car quand je la lis, elle est pourtant là qui existe. Un lecteur, ne suffit-il pas de rendre un seul lecteur heureux pour justifier tous les jours du monde devant un clavier ? Toute une vie ? Elle m’a rendue heureuse mais je suis impuissante, il est vrai, notre besoin de consolation est insatiable, nous sommes trop humains et impuissante j’étais face à lui, à qui je tiens tellement, ne pas pouvoir parler me rassurer sur un lendemain que je trouvais soudainement incertain. Surtout ne pas le perdre, or il semblait loin, surtout ne pas le perdre mais mes yeux disaient exactement le contraire. Quelqu’un que j'ai perdu, disparu depuis longtemps, à qui je pense pourtant à peu près tous les jours en passant rue Olivier Métra, écrivait: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Elle avait peu d’amis, telle était son exigence vis à vis de tous ceux qui ne savaient pas s’engager. Tout manquement à ce rêve devenait en elle origine de colère. L’accès à son corps se voilait d’un rejet. Que de fois je l’ai vue fermée au monde, assise avec sa colère, la colère qui était son arme et son jugement. La colère est-elle une sorte de courage, ou bien une réaction de lâcheté, signifie-t-elle un affrontement avec l’adversité ou au contraire une impuissance à mener la pensée jusqu’à l’acte ? Mon expérience de la colère se limite à ce qu’elle devient une muraille circulaire pour celui qui essaie de la contourner. Cette image de la muraille renferme aussi l’idée d’une contention : il suffit de voir la facilité avec laquelle elle éclate sur un mot pour comprendre combien retenue est la violence avant la cristallisation. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-5884146072221044446?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/5884146072221044446/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=5884146072221044446' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5884146072221044446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/5884146072221044446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/crve-coeur.html' title='Crève-coeur'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8063218160435904051</id><published>2008-01-04T00:26:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T00:31:48.995+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>Etranges poissons</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Des poissons qui se tournent autour, un aquarium, parfois des bouches sèches qui veulent de l’eau, de l’eau, des douches qui crachent qui inondent, qui font tomber leur eau sur nous. Elle –l’eau- emporte nos inconstances dans les tuyaux, nos élans de folie, substances toxiques ingérées au cours d’une nuit, promesses sans lendemain et il le faut. Il faut trouver une famille là-dedans, une famille qui comprenne les inconstances de frères et de sœurs qui se débattent parmi des familles de sang, de patrie, inconsistantes, elles, inconscientes, dangereuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis inconstante, maniaco-dépressive, une catastrophe qui déambule les bronches affaiblies. J’ai fait copine avec un banc de poissons qui ne court pas plus vite que moi, se cache derrière un bout de corail irradié, se vautre dans le fond du marais, mon banc de poissons est un peu sulfureux, tourbillonnant, vomissant dans l’aile du requin sans même s’en apercevoir, disant oui, disant non, consistant dans la force de ses sentiments contradictoires et effrayants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contradictoire et effrayant banc de poissons qui persiste, signe, à poursuivre à se laisser vivre sans mal faire, ni à dieu, ni à personne, dans une mer polluée par tant d’injonctions perverses, aime le capitaine sanglant, bande pour Carla Bruni, pleure tes morts et jure sur le Capital. A nos sécheresses vaginales et nos éternels questionnements je ne trouve décidément rien de surprenant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8063218160435904051?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8063218160435904051/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8063218160435904051' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8063218160435904051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8063218160435904051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2008/01/etranges-poissons.html' title='Etranges poissons'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-345477923543071850</id><published>2007-12-31T00:25:00.000+01:00</published><updated>2008-12-10T20:20:13.883+01:00</updated><title type='text'>Amor eterno</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R3gsuU_utYI/AAAAAAAAACE/iMrAGAcml4s/s1600-h/Photo+3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R3gsuU_utYI/AAAAAAAAACE/iMrAGAcml4s/s200/Photo+3.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149915348319778178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R3gsmk_utXI/AAAAAAAAAB8/Am3PnUQDvVI/s1600-h/MyPicture.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R3gsmk_utXI/AAAAAAAAAB8/Am3PnUQDvVI/s200/MyPicture.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149915215175791986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Me mettre au travail, oui, sans doute, peu à peu, comme un petit poucet je m'efforce de suivre un caillou puis un autre pour retrouver mon chemin, mais les mots me pèsent et à essayer d'écrire une petite notice sur un pays d'Amérique Centrale j'ai passé la journée, la bouche ouverte et le regard perdu, abstrait le regard qui ne voyait pas l'écran blanc, se noyait dans cet objet destiné à "m'inspirer", puisqu'il vient de ce fameux pays, le plus beau, oui, sans aucun doute le plus beau cadeau Noël qu'on m'ait jamais fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Bonne année bande de gnous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-345477923543071850?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/345477923543071850/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=345477923543071850' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/345477923543071850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/345477923543071850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2007/12/amor-eterno.html' title='Amor eterno'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_YP1XUPPi_04/R3gsuU_utYI/AAAAAAAAACE/iMrAGAcml4s/s72-c/Photo+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19384306.post-8779257300405288211</id><published>2007-12-27T17:24:00.000+01:00</published><updated>2007-12-27T17:26:36.956+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='christianisme moderne'/><title type='text'>L’insupportable poids de la judéo-crétinerie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Vive Noël : volontairement je me suis faite dépiécer par un loup affamé qui n’a pas hésité une seconde à me mettre en lambeaux, m’arracher le cœur, me déchirer les cuisses, si bien que je ne pouvais plus marcher et je saignais de partout et surtout de l’âme, faut le dire, de ma drôle d’idée de ne pas avoir pensé à contenir ma plaie, laisser se répandre l’odeur du sang, quelle drôle d’idée en cette fin d’année, avoir envie de se faire mal, mais pourquoi donc, pourquoi donc s’infliger des peines pareilles ? Pourquoi donc se la jouer Benazir Bhutto au pays des psychopathes pervers? (Pour animer le dîner de Noël sûrement)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volontairement je me suis faite déchiqueter par un animal qui se tenait prêt à me sauter dessus depuis longtemps. L’homme est un loup pour l’homme, sans doute, mais je suis un loup sans mémoire et sans rancune, je pardonne tout, séquelles de judéo-chrétienté qui reviennent en force en cette période, que sais-je ? Je me suis tout de même faite massacrer par un loup complètement débile, mais avec une grosse bite, c’est dire l’étendue de ma perte d’âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dire que je vais devoir aller la retrouver, mon âme, dans des contrées lointaines, plutôt du côté de chez vous, chers loups domestiques et sans haine, car je ne peux m’empêcher de tenter le coup, le triple saut sans filet sans parachute, en oubliant que je suis, je vous le disais, en ouate en cellulose, je m’effrite peu mais je m’aplatis, en oubliant et en ne sachant pas faire autrement, cette année, en son milieu, je ne sentais guère et j’en étais déboussolée, écaillée par la sécheresse du désert, bref, à vous je m’en remets ainsi qu’à mon lapin magique et à ma vieille raquette, rapatriée dans un A-320 piloté par le commandant Cambon avec grande dextérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand je dis vous, ne croyez surtout pas que je vais vous faire porter une lourde responsabilité. Que nenni, c’est moi qui donnerai, textes, fêtes, victuailles, plaisirs du corps et de l’esprit, ce que je pourrai, pas beaucoup pour l’instant, vous voyez, je ne parle encore que de moi, mais un peu plus tard tout sera permis. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19384306-8779257300405288211?l=gnoufgnouf.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/feeds/8779257300405288211/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19384306&amp;postID=8779257300405288211' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8779257300405288211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19384306/posts/default/8779257300405288211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gnoufgnouf.blogspot.com/2007/12/linsupportable-poids-de-la-judo.html' title='L’insupportable poids de la judéo-crétinerie'/><author><name>gc</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry></feed>
