Quelle année, commentent mes petites collègues, quelle année, que de morts : Mickael Jackson, Patrick Swayze, Farah Fawcett et maintenant, nom d’un chien, Philippe des 2B3, quelle année, que de morts. Drôle d’année et de siècle en effet où même le deuil est une projection, n’irez-vous pas me dire que vous en avez sérieusement quelque chose à foutre de la mort de ces gens, que la pertinence et la modernité de la musique de Philippe des 2B3 a transformé votre vision de la composition (remarquez si, la mienne si, en sens inverse), que le jeu de Farah Fawcett vous a touché au plus profond. Allez-y de vos versets de comptoir de PMU : une overdose à 35 ans, ce n’est vraiment pas drôle sans oublier que le cancer est une vraie saloperie, allez-y donc de vos pensées les plus diverses, déversez votre petite philosophie extirpée au tire-bouchon de vos neurones et abîmez-vous dans ce gouffre qui s’ouvre noir devant vos deux pieds. Bordel, nous sommes mortels, n’aurait-on pas pu nous le dire plus tôt, quel est donc le vrai sens de la vie si Patrick, même Patrick qui dansait si bien, meurt lui aussi comme un triste con? Pleurez l’époque que ces morts évoquent, pleurez votre petite mort, pleurez-vous donc un peu. Fût-elle pourrie, vous ne vous en souvenez plus mais vous n’y êtes pas et subitement, dans un foudroyant éclair de lucidité, vous comprenez que vous n’y serez jamais plus. Oh mon dieu. Epoque de miroirs, tout est désormais miroir et c’est ainsi que fonctionne le système célébrités : elles vivent et meurent pour nous.
Des fins d’époque, de mon côté, j’en redemande. Et ici, pour de multiples raisons qui ne sont certainement pas vos oignons, la mort advient également. Je ne me souviens pas de la date précise à laquelle cet endroit fut ouvert. Je pourrais la retrouver facilement mais me donner cette peine pour le futile plaisir de ma propre commémoration, nécessairement révisionniste de surcroît, me semble … rédhibitoire. Je ne me souviens pas non plus du but de la démarche, de son propos, si ce n’est que parfois elle m’a attiré des ennuis, des noises, parce que j’avais écrit un tel truc sur quelqu’un qui se reconnaissait, parfois à tort. Un brin surréaliste tout ça mais, à bien y réfléchir, n’ai-je pas réclamé des comptes aussi, du haut de mon ego blessé, à cause de phrases lues ailleurs ? Toujours les miroirs. Ce blog au fond, était, veuillez avoir l’obligeance d’excuser le raccourci, un blog, soit, un endroit à la publication rapide et directe avec tous les travers que celle-ci peut entraîner. Demeurent cependant certains textes que je relis volontiers, du travail dont je suis satisfaite alors même que je n’ai jamais pu me départir d’un certain regard sévère. P. disait : nous avons dit que c’était bien et cool, alors c’est bien et cool. Bien et cool en effet, mais fini. Passons maintenant la sixième.
Des fins d’époque, de mon côté, j’en redemande. Et ici, pour de multiples raisons qui ne sont certainement pas vos oignons, la mort advient également. Je ne me souviens pas de la date précise à laquelle cet endroit fut ouvert. Je pourrais la retrouver facilement mais me donner cette peine pour le futile plaisir de ma propre commémoration, nécessairement révisionniste de surcroît, me semble … rédhibitoire. Je ne me souviens pas non plus du but de la démarche, de son propos, si ce n’est que parfois elle m’a attiré des ennuis, des noises, parce que j’avais écrit un tel truc sur quelqu’un qui se reconnaissait, parfois à tort. Un brin surréaliste tout ça mais, à bien y réfléchir, n’ai-je pas réclamé des comptes aussi, du haut de mon ego blessé, à cause de phrases lues ailleurs ? Toujours les miroirs. Ce blog au fond, était, veuillez avoir l’obligeance d’excuser le raccourci, un blog, soit, un endroit à la publication rapide et directe avec tous les travers que celle-ci peut entraîner. Demeurent cependant certains textes que je relis volontiers, du travail dont je suis satisfaite alors même que je n’ai jamais pu me départir d’un certain regard sévère. P. disait : nous avons dit que c’était bien et cool, alors c’est bien et cool. Bien et cool en effet, mais fini. Passons maintenant la sixième.