Cela fait une dizaine de jours que je ne vis pas seule, mais à trois, et déjà les premières appréhensions sont tombées, je me mets à table en face d'eux pour le petit déjeuner, me balade en kimono rouge, les cheveux en pétard -en réalité je suis plutôt à mon aise et dans l’ensemble ça me fait du bien : je constate avec soulagement que le monde ne s’est pas écroulé, qu'on me cause toujours, que je ne fais pas trop peur encore alors que je me suis montrée sous tous mes jours. (La question n’est pas tellement celle de savoir si je suis facile à vivre mais de vivre simplement avec les autres, de se montrer précisément en kimono ou en pyjama, au petit matin, les yeux pleins de caca ; lorsqu’on pisse la porte ouverte depuis deux ans la question n’est pas tant de savoir si l’on sait fermer une porte mais celle d’accepter que les autres sachent que vous êtes humain, que vous mangez, que vous chiez, que vous avez parfois une sale gueule.) L’inverse est aussi vrai ; j’apprends à accepter l’humanité des autres. D’ailleurs ce n’est pas une question d’acceptation –car bien sûr j’accepte. J’apprends à conserver, à ne pas voir modifiée l’image de l’autre à cause de son côté organique. Ce n’est pas une mince affaire : depuis deux ans, je vis dans ma tête dont le cadre est aussi étroit que le couloir qui relie ma nouvelle chambre à la salle de bains, je m’y cogne facilement tant les parois sont proches les unes des autres, mais j’y suis bien, à l’abri, au frais, dans le noir. Et même si je sors souvent, même si des hommes dorment parfois dans mon lit, le degré d’ouverture dont je fais preuve demeure un choix, il n’est jamais bousculé ; il est simple de faire illusion pendant quelques heures, j’en étais à craindre qu’un rhume et son nez rouge subséquent puissent mettre en cause l’amour des autres pour moi. J’en étais à tomber malade pour un kilo de trop. Alors je me dis que ce n’est pas plus mal qu’on force certaines portes, qu’on m’oblige à être là.
Tuesday, July 15, 2008
Tuesday, July 08, 2008
Père Lacaisse
Cela fait une heure que je regarde mon écran blanc, incapable d’écrire, de lire, de réfléchir : certaines descentes interviennent par à coups aux pires moments, lorsqu’il est nécessaire de donner un peu de soi, mais aucune autre idée que celle de quitter la planète Terre en défiant les lois de la gravité n’occupe mon esprit. Je voudrais léviter, que mon corps traverse les nuages gris en s’élevant et puis le ciel pour arriver dans le noir sidéral et me mettre en orbite éternellement. Tourner doucement, comme dans une valse muette.
Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce samedi du mois de mai. Ainsi, dimanche dernier, lorsque je regardais les feuilles dorées des arbres s’agiter derrière la fenêtre, dimanche après la fête, je me souvenais et je me souviens. Je n’aurais jamais cru que le poids de ce souvenir puisse être un élément dont je devais tenir compte, il me plombe, il m’empoisonne, comment défier alors cette garce de gravité ?
Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce tapissier qui ne voulait pas de moi et qui n’existe que dans ma mémoire –il me prenait pour une étoffe légère alors que je ne suis qu’un matelas de vieille laine- et j’en deviens métallique et froissée, comme une épave de voiture qu’on ramasse à la pelle et qu’on laisse s’écraser sur une montagne d’autres épaves avec fracas.
Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce samedi du mois de mai. Ainsi, dimanche dernier, lorsque je regardais les feuilles dorées des arbres s’agiter derrière la fenêtre, dimanche après la fête, je me souvenais et je me souviens. Je n’aurais jamais cru que le poids de ce souvenir puisse être un élément dont je devais tenir compte, il me plombe, il m’empoisonne, comment défier alors cette garce de gravité ?
Du côté de Gambetta, je ne cesse de penser à ce tapissier qui ne voulait pas de moi et qui n’existe que dans ma mémoire –il me prenait pour une étoffe légère alors que je ne suis qu’un matelas de vieille laine- et j’en deviens métallique et froissée, comme une épave de voiture qu’on ramasse à la pelle et qu’on laisse s’écraser sur une montagne d’autres épaves avec fracas.
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Thursday, July 03, 2008
Tear down the walls
A bien y réfléchir, la solution d’urgence ne me paraissait pas complètement débile, ou folle, ou suicidaire, ni même à l’excès altruiste ou généreuse. Dans les terrasses de café, des filets de sueur dégoulinaient sur les mollets de ceux qui croisaient leurs jambes tant le soleil grillait l’air devenu irrespirable, avec détermination. On était incapable de mener une pensée jusqu’au bout alors autant se comporter avec désinvolture. Ce que je comptais bien faire. Une certaine appréhension m’envahissait de temps à autre, bien entendu. Je me représentais la situation dans tous les sens, lorsque la chaleur me laissait un morceau de crâne en jachère et, aussi loin que je pusse voir, il n’y avait aucune raison valable à ce que j’arrêtasse ma course vers ce qui, en somme, j’étais curieuse d’explorer.
Je ne me lançais pas dans une vie en communauté dans le Larzac, personne ne m’obligeait à traire des chèvres avec des gants en laine. Je ne partais pas à pétaouchnoc, à peine à deux minutes à pied de mon appartement, ni même pour un temps indéterminé. Je me portais volontaire pour habiter transitoirement avec un couple d’amis et je cédais mes lieux de vie à la mère de l’un deux, le temps qu’elle trouvât un endroit convenable à son âge et sa maladie avancés. Alors, fallait peut-être pas chercher midi à quatorze heures, fallait peut-être enfin qu’on se décidât à ne plus venir m’emmerder avec ma gentillesse sans bornes. Ma gentillesse était certes réelle : malgré mes efforts pour me durcir, je devais être poussée par un féroce rhinocéros contre une paroi en béton armé pour que je sorte mes griffes, la plupart du temps. La plupart du temps j’étais certes bonne, sans rancune, sans arrière-pensées, mais je ne le regrettais pas, trop occupée à mener la guerre à mes imperfections, mes contradictions et mes faiblesses qui étaient nombreuses –j’avais davantage l’âme d’un moine shaolin que celle d’un samouraï combatif et vengeur -, je n’avais ni l’envie ni l’énergie de faire des simagrées et de défendre un territoire qui ressemblait bien plus à un champ de ruines que de blé.
A bien y réfléchir, l’attitude de ceux qui m’entouraient me surprenait. On vivait cloisonné, dans des espaces non interchangeables, individuellement insupportables mais collectivement impensables. L’ère où on appréciait le soleil –et donc la vie-, à sa juste valeur, était loin, le souvenir de l’ère où on se posait dans n’importe quel endroit du monde sans difficultés et où on pouvait aspirer à un sommeil bienfaiteur et profond était pâle, troublé, presque inatteignable par une mémoire fatiguée. Affaire classée, toute décision, aussi petite fusse-t-elle prenait des proportions inimaginables par les temps secs qui couraient. Pourtant, à peine si j’allais mettre un baluchon dans un bureau et poursuivre mon train-train quotidien de salariée urbaine. En réalité cela devenait nécessaire, la question se posait sérieusement à mes yeux : étais-je réellement capable de vivre avec d’autres êtres humains ? Avec des êtres humains que j’appréciais, je veux dire, que j’appréciais même au-delà d’un certain degré. Je me sentais bien avec eux à qui j’avais eu recours, pendant l’année qui venait de s’écouler, lorsque je me retrouvais dans les états de détresse affective qui m’assaillaient de manière injustifiée et incontrôlable. Bourrée et droguée jusqu’au blanc des yeux, j’en étais certaine, j’étais bien capable de me fourrer dans leur pieu. Mais j’avais confiance en moi au-delà de ce que je voulais bien avouer en général, et je me savais capable de ne pas ruiner pour une fois ce qui m’était cher en prenant le plus grand plaisir à abattre certaines défenses devenues cloisons autour d’un bon verre de blanc.
Je ne me lançais pas dans une vie en communauté dans le Larzac, personne ne m’obligeait à traire des chèvres avec des gants en laine. Je ne partais pas à pétaouchnoc, à peine à deux minutes à pied de mon appartement, ni même pour un temps indéterminé. Je me portais volontaire pour habiter transitoirement avec un couple d’amis et je cédais mes lieux de vie à la mère de l’un deux, le temps qu’elle trouvât un endroit convenable à son âge et sa maladie avancés. Alors, fallait peut-être pas chercher midi à quatorze heures, fallait peut-être enfin qu’on se décidât à ne plus venir m’emmerder avec ma gentillesse sans bornes. Ma gentillesse était certes réelle : malgré mes efforts pour me durcir, je devais être poussée par un féroce rhinocéros contre une paroi en béton armé pour que je sorte mes griffes, la plupart du temps. La plupart du temps j’étais certes bonne, sans rancune, sans arrière-pensées, mais je ne le regrettais pas, trop occupée à mener la guerre à mes imperfections, mes contradictions et mes faiblesses qui étaient nombreuses –j’avais davantage l’âme d’un moine shaolin que celle d’un samouraï combatif et vengeur -, je n’avais ni l’envie ni l’énergie de faire des simagrées et de défendre un territoire qui ressemblait bien plus à un champ de ruines que de blé.
A bien y réfléchir, l’attitude de ceux qui m’entouraient me surprenait. On vivait cloisonné, dans des espaces non interchangeables, individuellement insupportables mais collectivement impensables. L’ère où on appréciait le soleil –et donc la vie-, à sa juste valeur, était loin, le souvenir de l’ère où on se posait dans n’importe quel endroit du monde sans difficultés et où on pouvait aspirer à un sommeil bienfaiteur et profond était pâle, troublé, presque inatteignable par une mémoire fatiguée. Affaire classée, toute décision, aussi petite fusse-t-elle prenait des proportions inimaginables par les temps secs qui couraient. Pourtant, à peine si j’allais mettre un baluchon dans un bureau et poursuivre mon train-train quotidien de salariée urbaine. En réalité cela devenait nécessaire, la question se posait sérieusement à mes yeux : étais-je réellement capable de vivre avec d’autres êtres humains ? Avec des êtres humains que j’appréciais, je veux dire, que j’appréciais même au-delà d’un certain degré. Je me sentais bien avec eux à qui j’avais eu recours, pendant l’année qui venait de s’écouler, lorsque je me retrouvais dans les états de détresse affective qui m’assaillaient de manière injustifiée et incontrôlable. Bourrée et droguée jusqu’au blanc des yeux, j’en étais certaine, j’étais bien capable de me fourrer dans leur pieu. Mais j’avais confiance en moi au-delà de ce que je voulais bien avouer en général, et je me savais capable de ne pas ruiner pour une fois ce qui m’était cher en prenant le plus grand plaisir à abattre certaines défenses devenues cloisons autour d’un bon verre de blanc.
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Monday, June 30, 2008
Il est partout
Une émotion intense, comme un coup de chaud, l’impression que cet écrivain était d’une façon ou d’une autre connecté à mon cerveau ou alors tout simplement qu’il lisait mes quelques lignes ici reportées et qu’il les exploitait bien mieux que je ne savais le faire, ou encore que, décidément, ce pétard me faisait le plus grand effet : « il souscrivait à une existence dont les échecs se succédaient comme les perles d’un interminable collier », écrit noir sur blanc, fraîchement imprimé en quelques milliers d’exemplaires, dont j’en tenais un entre mes mains, or cette image, oh mon dieu, cette image que j’avais employée le 3 mars, cette si proche phrase je l’avais écrite au moment même où les quelques lignes que je lisais s’écrivaient. Alors quoi ? Fallait-il que je me résigne à conclure prosaïquement que tous deux nous contentions d’utiliser une pauvre image d’Epinal incrustée dans mon inconscient à force de l’entendre sans en avoir l’observation ? Sans doute, mais il était déjà trop tard, hors de question de renoncer au bonheur de croire en la magie, celle-là même qui vous touche lorsque vous découvrez que l’être aimé déraisonne -et qu'il vous aime aussi. Et merde, pensais-je et merde, chez lui, il a déjà été question de panneaux de particules, de vermouth, de Brautigan et de Zion, il faut déjà le faire pour titiller d’aussi près mes obsessions, et maintenant je devrais tourner la page sans y voir de signe, de clin d’œil, en ignorant, soit dit en passant, la concordance des temps ? Je devrais maintenant poursuivre mon chemin en neutralisant mon radar à bizarreries, en faisant mine de ne rien voir de surprenant dans l'association de ces trois mots ? Que les gens décents et rationnels aillent se faire foutre, pensais-je, ce type obsédé par les catastrophes, les fins du monde, les verrières qui s’écroulent et les hivers aux soleils blancs, est moi, mais en mieux.
Il était déjà trop tard pour faire marche arrière, quoi qu’il en fût, le magique m’avait déjà transformée, croire aux miracles vous donne un rayonnement tout particulier- et la seule route que je poursuivais ce soir-là était celle de la nuit au cours de laquelle un jeune homme de dix ans mon cadet que je venais de recontrer, prostré à mes genoux tel Bernadette Soubiroux devant une apparition de la Sainte Vierge, me fit la plus démesurée et chaste déclaration d’amour qu’il m’ait jamais été donné d’entendre. Aussi, cette magie, ne me mouvait-elle pas essentiellement, n’était pas-t-elle ce que je recherchais dans toute chose, ces moments inespérés et cette chaleur qui vous inonde les joues valaient bien le plus puissant des orgasmes –or ils ne pouvaient malheureusement pas se commander.
Thursday, June 26, 2008
L'aliénation me fait du bien
Après la bataille, je rentrai impatiente dans mon impasse dévastée, grimpant les escaliers de deux en deux pour retrouver mon lit au plus vite, mon lit, j’étais fatiguée et un peu saoule. J’étais tellement fatiguée. Vidé mon cerveau de la peur blanche de cet hiver, vite le combler d’absurdes objectifs pour mettre en route l’engrenage moteur qui m’empêcherait de tomber comme une mouche après quatre tristes verres de mauvais blanc et une assommante conversation sur la mixité sociale du XXe. Il n’y a pas encore très longtemps, je me souviens, je m’intéressais à tout. Désormais, plus rien, des sensations vaporeuses à saisir sur mon clavier, des lignes discontinues devant mes yeux, des muscles endoloris, des prières incessantes et l’air un peu rêveur de celle qui plutôt que de vivre l’histoire, se la raconte mentalement. Je regarde avec étonnement ceux qui sont capables d’énoncer un raisonnement. Il y a longtemps, je me souviens, j’étais rompue à l’exercice et en société je discourais à l’aise, il y a longtemps, j’étais sûrement une autre personne, mais des années à entendre des inepties dans les bureaux - qu’on refuse de combattre dans un souci de gain d’énergie - m’ont changée et à vrai dire, désormais, la logique extrême m’énerve, les arguments empilés les uns derrière les autres me font suffoquer et l’exhibition injustifiée de culture me semble indécente et tout à fait ridicule. L'esprit plutôt que l'exercice, s'il vous plaît.
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Monday, June 23, 2008
Terrain battu
A T., dont je n’ai lu son texte énervé qu’hier matin, où il m’y traite de stupide, je voudrais dire que je l'aime ; car je l'aime ce gars-là. Qu'il vente, qu'il neige ou qu’on grille sous le soleil, qu'il soit fana de foot, de golf ou d'auto-tamponneuses, rien n'y changera. Il peut donc m’appeler cruche finie ou m’empêcher de faire ma crise anti-foot de tous les deux ans, ça ne m'arrêtera pas. Il pourra même un jour estimer qu'en effet, je suis vraiment une idiote et ne plus rien vouloir savoir de moi – je resterai fidèle à cet amour qui n'est pas fou : j'aime T. pour un tas de raisons dont cette capacité à me traiter de stupide. Comprenez par là qu'il n'est jamais complaisant et que même si parfois je préférerais ne pas m’entendre dire que je ne suis pas irrésistible, la reine du monde, que je ne plais pas à tout le monde, même si parfois dans ma faiblesse je préférerais au contraire qu’il se montre (au moins un peu) surpris d’apprendre que tous les mecs de la terre ne sont pas à mes pieds, par exemple, je sais qu’il n’en fera rien ; je peux compter sur sa sincérité et sur son intelligence. T. a pris une place invraisemblable dans mon petit cœur petit cerveau depuis deux ans. Une quinzaine de jours sans le voir et il me manque terriblement. Il le sait mais je le dis quand même publiquement. Histoire de.
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sportivement votre
Tuesday, June 17, 2008
Ne m'appelez plus Marie-Chantal
Décidément, mon gnon (qui n’est pas métaphorique) sur le front me rend nerveuse. Pas déprimée, non : nerveuse. Par exemple, j’ai aujourd’hui envie d’écrire un post (et je dis post) fleuve et ultra cryptique sur mes trépidantes aventures quotidiennes (oh mon capitaine, froides sont mes jambes lorsque je me balade dans le rayon des surgelés, puissent mes petits pas sautillants t’émouvoir et du soleil de tes rayons, les rayons de cette église de la consommation réchauffer). Rien que pour vous emmerder en ce jour où (enfin) la France se fera éliminer de cette compétition de demeurés en culotte courte. Car, mine de rien, je me tiens au courant de l’actualité, soit, de l’Euro Coupe et de ses couleurs. En France, bleu, en Hollande, orange. Et en Italie, Berlusconi. Car (bis), ce n’est pas moi qui nierai à quel point se faire enculer peut être bon. Mais tout de même mes chers et très jolis cochonnets d’amour, les compets ce n’est pas du jeu mais du nationalisme de supermarché en barre (et par le cul, si vous suivez le fil de ma pensée). Or (je prends mes pincettes), l’identité nationale française n’est plus à défendre, nous sommes une nation plus que reconnaissable, je peux vous le garantir, en nous des signes extrêmement identifiables depuis l’œil extérieur (incapacité totale à l’adaptation en milieu hostile, grande passion pour les titres honorifiques, rétention d’eau et constipation chronique, apprentissage difficile des langues étrangères). (A tout hasard et pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit.) Alors que la Hollande, pardon, les Pays-Bas, ce tout petit pays dont seuls quelques représentants de l’élite intellectuelle internationale connaissent le nom du premier ministre, elle (la Hollande, vous ne suivez pas), a besoin de s’habiller en orange pour se défendre de ces hordes de touristes qui viennent fumer des joints dans leurs quelques kilomètres carrés. Moi je dis : une finale Espagne Pays-Bas, histoire de revenir au XVIIe siècle un bon coup. Car, voyez-vous, il me manque le XVIIe, l’Espagne à l’époque était une grande puissance et les gens s’habillaient bien. Il me manquait hier tout autant qu’aujourd’hui alors j’ai regardé (de mon âme de franco-espagnole échouée et avec un cataplasme de glaçons sur le front) un film passionnant dont le synopsis est : un poisson géant, très laid et très méchant, envahit Manhattan. Un film très subtil, car, attention, à la fin, on ne sait pas si les héros (qui s’aiment) (bien sûr) meurent ou pas. Mystère. Je vous laisse deviner le titre et ne me remerciez pas, ça vous occupera pendant la mi-temps.
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